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occitan-touareg

Conflit israélo-palestinien, ou conflit Arabes/Hébreux

20 Juillet 2014 , Rédigé par Pellet Jean-Marc Publié dans #peuples(bretons-catalans-basques-etc)

Préliminaire :

Je déteste la guerre où qu'elle soit. Je préfère le dialogue à la violence.

Tous les peuples ont le droit indéfectible à se constituer en Etat indépendant.

Parler ou écrire sur le conflit qui perdure au Moyen-Orient entre Arabes-Palestiniens et Hébreux ne peut pas s'entendre sans aborder à minima l'historique du conflit.

Je vous propose de lire ci dessous un texte de François Fontan issu du Lugar n°13 d'octobre 1980.

Si vous avez le temps et le courage je vous conseille aussi de lire les deux tomes de l'Histoire des Juifs de Salomon Grayzel.

Il faut arrêter de clamer que d'un côté il y a les bons et de l'autre les méchants. Ce qui est sûr pour moi c'est que jamais je ne participerai à une manifestation de soutien au Hamas, mouvement Islamiste radical, mouvement qui prône la Charia comme idéal et qui affirme haut et fort que l'endroit où doivent se retrouver les Hébreux (Juifs) c'est au fond de la mer. Tant que le Hamas gérera Gaza aucun dialogue ne sera possible.

Bonne lecture, JM P

LA NATION HÉBREUE

LUGAR NUMERO 13 (OCTOBRE 1980)

LA NATION HÉBREUE (OU ISRAEL) - HISTORIQUE

La famille ethnolinguistique sémitique est composée de six langues, six nations : les Araméens, qui peuplaient jadis l'Irak, la Syrie et le Liban ; les Arabes, qui jusqu'au VIIème siècle peuplaient uniquement l'actuelle Arabie Saoudite ; les Himyarites, qui se trouvaient dans tout le sud de la péninsule arabique ; les Amharas et les Tigréens, dans l'Ethiopie et l'Erythrée actuelles; et enfin les Hébreux. Deux autres ethnies sémitiques disparurent au cours des siècles : les Assyro-Chaldéens et les Phéniciens.

Les Hébreux se différencièrent des autres tribus sémites vers le XIIIe siècle avant Jésus-Christ, c'est-à-dire quand Moïse leur donna la religion juive, les organisa et les installa dans le pays alors appelé Canaan et connu depuis lors comme "Eretz Israël". Peu de nations ont eu une histoire aussi mouvementée, aussi tragique. Ils réussirent d'abord à éliminer l'invasion d'un peuple grec venu par mer, les Philistins (d'où vient le mot "Palestine", que les Grecs ont diffusé tant en Occident que dans les pays arabes). Ils subirent les invasions militaires des Egyptiens , des Assyro-Chaldéens, des Grecs et des Romains. Leurs soulèvements contre l'empire romain furent écrasés en 70 et en 135 après J.C., et, à partir de cette époque, une grande partie du peuple émigra, se dispersa d'une part dans les pays méditerranéens (ceux-ci sont appelés Séfardis), d'autre part en Europe centrale et orientale (ceux-là sont appelés Ashkenazis).

A partir de l'invasion arabe au VIIème siècle, commença une immigration de colons arabes qui se continua jusqu'à notre époque, et surtout après les massacres réalisés par les Croisés aux XIe et XIIe siècles, les Arabes devinrent majoritaires. Une minorité autochtone hébreu demeura sans interruption dans les villes de Jérusalem, Hébron, Safed, Tibériade, Gaza, maintenue jusqu'en 1918 sous la domination des sultans turcs.

Jusqu'au XIXe siècle, les Hébreux furent presque partout et presque toujours soumis aux humiliations, aux persécutions et aux massacres périodiques, tout autant dans les pays chrétiens que dans les pays musulmans. A partir du XIXe siècle, les discriminations contre les Hébreux disparurent en Europe occidentale, et, dans ces pays, le principal danger devint celui de leur absorption, de leur assimilation en douceur, c'est-à-dire de leur disparition en tant qu'ethnie (le même sort qui menace les Occitans et les autres nations colonisées d'Occident).

Au cours des millénaires de dispersion, les Hébreux surent garder leur conscience ethnique, leur religion, leur langue (non comme langue habituelle mais comme langue culturelle et comme langue de relation entre communautés de divers pays), et leur foi invincible dans le retour dans la patrie : "L'an prochain a Jérusalem !". A la fin du XIXe siècle Theodore Herzl créa le mouvement national hébreu, le sionisme, qui est un Front National rassemblant des partis très divers (depuis le Herouth, assez semblable au gaullisme français, jusqu'au Mapam, de tendance trotskiste), et dont le but est le retour des Hébreux dans leur patrie et la création d'un état indépendant hébreu. En 1921, la Société des Nations confie Eretz Israël à l'Angleterre avec le mandat d'y créer un Foyer national hébreu. L'Angleterre viola de toutes les manières le mandat qui lui avait été donné : d'abord en détachant les 2/3 du territoire pour en faire un royaume arabe fantoche, la Jordanie ; ensuite, en interdisant le retour au pays des dizaines de milliers d'Hébreux qui fuyaient l'Allemagne nazie ; enfin en tentant de conserver sa domination sur le pays. Après la Seconde Guerre mondiale et les massacres hitlériens, la Résistance hébreu (l'Irgoun, dirigée par Begin) mena une lutte armée contre la domination britannique, et finalement l'O.N.U. vota le partage de ce qui restait du pays en deux états
 : Israël et la "Palestine" arabe. Dès le jour de son indépendance, l'état d'Israël fut envahi par les armées de sept états arabes, qui furent battues, malgré leur énorme supériorité en nombre et en matériel
. Depuis cette époque, tous les états arabes proclament leur volonté de détruire l'état d'Israël, organisent le blocus contre lui et financent une organisation, l'O.L.P. dont les activités terroristes se manifestent uniquement contre la population civile israélienne. Depuis 1977, un premier état arabe l'Egypte, négocie la paix avec Israël.

NATION HÉBREUE ET NATION ARABE


POSITIONS ANTI -IMPÉRIALISTES :

  1. Quelle que soit la définition que l'on donne de la Nation, il est incontestable que les Hébreux sont une nation véritable, une ethnie.
Tout anti-impérialiste, tout ethniste, tout progressiste doit soutenir inconditionnellement le droit de la nation hébreue à l'indépendance dans des frontières justes (comme pour toute nation du monde).
  2. Ce droit ne peut en aucun cas dépendre du jugement que l'on porte sur la politique du gouvernement israélien, sur tel ou tel aspect du régime ou de la société israéliene. Donnons seulement quelques indications à ce sujet : l'économie est mixte, moitié nationalisée, moitié privée ; plus de 50 % de l'industrie appartient à la centrale syndicale; la terre est totalement nationalisée et elle est cultivée en partie par des coopératives, en partie par des "kibboutz" (seules collectivités dans le monde dont le fonctionnement interne est totalement communiste) ; moins de 40% de la population est religieuse et seulement 18 % vote pour les partis religieux mais la laïcité est peu satisfaisante ; il existe encore une assez grande inégalité sociale entre Ashkenazis et Séfardis, en raison de l'analphabétisme massif de ceux-ci lors de leur retour ; les libertés démocratiques sont totales (à peu prés comme en Suède) y compris pour les partis anti-israéliens. Les Arabes vivant en Israël ont un niveau de vie, un niveau d'instruction et un niveau sanitaire supérieurs à celui de tous les pays arabes excepté le Koweit.
  3. Il nous paraît fondamentalement juste qu'une nation qui n'a plus de territoire récupère son territoire historique , mais dans ce cas on doit tenir compte du nombre des populations, de la densité des deux nationalités en présence. La nation hébreue n'a pas encore libéré la totalité de son territoire historique : le pays de Gilad à l'est du Jourdain, reste encore annexe par la Jordanie. Il reste encore environ douze millions d'Hébreux dispersés (surtout en Amérique, en U.R.S.S. et en Europe occidentale), et il est probable qu'une partie de ceux-ci voudront rentrer dans leur patrie, qui se révélera alors trop étroite. Il paraît donc juste de reconnaître à Israël la presqu'Ile du Sinaï, qui est et a toujours été inhabitée (sauf sa partie nord-ouest qui a un faible peuplement arabe et qu'Israël a déjà rendue à l'Egypte). Soulignons que les Arabes, qui sont environ dix fois plus nombreux que tous les Hébreux réunis, possèdent des territoires cent fois plus étendus.
  4. Une petite nation dans le monde actuel ne peut souvent se sauver d'un impérialisme tout proche que par l'aide d'un impérialisme lointain. De la même manière que la Yougoslavie fut sauvée de la menace russe par l'aide américaine et Cuba sauvée de la menace américaine par l'aide russe. L'alliance avec Israël est une catastrophe pour les intérêts américains, tant au point de vue économique que diplomatique mais elle est imposée à tout gouvernement américain par les nombreux électeurs hébreux ainsi que par l'immense majorité de l'opinion publique américaine.
  5. Il n'y a pas plus de nation "palestinienne" que de nation syrienne, irakienne, saoudienne ou libyenne. Il n'y a qu'une seule et même nation arabe qui n'a pas encore réalisé son unité, et les Arabes d'Israël, appelés "palestiniens" n'en sont qu'une petite fraction la totalité des mouvements palestiniens se proclament eux-mêmes l'avant-garde du nationalisme arabe. Les "Palestiniens" sont historiquement des colons, immigrés peu a peu depuis le VIIe siècle jusqu'en 1948. On ne doit jamais oublier que toute décolonisation est aussi dans tous les pays une décolonisation démographique : la grande majorité des colons doit partir et rentrer dans son pays. Cette solution, certes pénible pour les intéressés, est cependant la seule juste et la seule possible à longue échéance. C'est ce qui s'est passé pour les deux millions d'Européens d'Afrique du Nord et c'est ce qui se passera un jour pour les trois millions d'Européens d'Afrique du Sud. La moitié des Arabes "palestiniens" se sont enfuis dans les pays arabes voisins ; dans certains de ceux-ci (Syrie, Koweït), ils se sont parfaitement intégrés a la population locale dont rien ne les distingue ; dans d'autres (surtout Liban), ils vivent misérablement dans des camps qui sont, bien entendu, les bases du terrorisme anti-israéliens. Tôt ou tard, tous les Arabes d'Eretz Israël devront être rapatriés dans les pays arabes sous-peuplés. Le nombre des "Palestiniens" émigrés d'Israël vers les pays arabes est d'ailleurs identique a celui des Hébreux émigrés des pays arabes en Eretz Israël.
  6. L'antisionisme est la principale forme actuelle de l'antisémitisme puisque le sionisme est le mouvement national hébreu. Ce n'est pas un hasard si le principal inspirateur des mouvements "palestiniens" a été Amin al Husseini speaker de Radio-Berlin pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce n'est pas un hasard si le principal de ces mouvements, Al Fatah, est officiellement financé par l'état saoudien, qui est à la fois le dernier état esclavagiste et le plus gros trust pétrolier du monde. Personne ne peut ignorer que l'O.L.P. (qui rassemble tous les mouvements "palestiniens") a pour objectif officiel la destruction de l'Etat d'Israël et qu'elle propose aux Hébreux de devenir des Arabes (sans discrimination religieuse), c'est-à-dire exactement la même chose que l'O.A.S. (l'organisation fasciste des colons français d'Algérie) proposait aux Algériens : abandonner leur nationalité, devenir des "Français a part entière". Enfin ce n'est pas un hasard si les seuls états d'Europe qui ont refusé de reconnaître Israël ont été l'Espagne franquiste et le Vatican.

Chacun peut critiquer largement le régime israélien, comme le régime cambodgien, comme la politique de tout autre état. Mais aucun progressiste, aucun internationaliste, ne peut refuser son soutien inconditionnel à la nation hébreue et à la nation cambodgienne contre les impérialismes arabe et vietnamien.
 Nous, nationalistes occitans, et internationalistes conséquents, en plein accord avec la Roumanie communiste et nationaliste, avec le Président Allende du Chili et Jean-Paul Sartre sur ce point, nous déclarons entièrement solidaires de la lutte de la nation hébreue pour sa survie comme nation indépendante. Nous reconnaissons au mouvement national hébreu, au sionisme, une valeur exemplaire pour toutes les nations colonisées et assimilées. Rendre sa conscience nationale et sa dignité à un peuple martyrisé depuis deux mille ans, particulièrement tenté par la résignation, l'assimilation et les facilités de la société de consommation, ramener trois millions de gens dans leur patrie rendue désertique par les féodaux arabes et turcs, et faire de cette terre le pays le plus prospère du Proche-Orient, faire de l'hébreu, langue presque morte, la seule langue officielle, scolaire, usitée par tous, d'une société moderne, est une œuvre qui fait honneur à l'humanité entière, un modèle pour toutes les nations colonisées.
Nous disons clairement aux groupes "de gauche" qui se veulent antisionistes qu'ils font ainsi la preuve soit de leur ignorance totale ce dont ils parlent, soit de leur volonté d'utiliser malhonnêtement les questions nationales pour des objectifs tous autres, totalement contraires à la décolonisation et à l'anti-impérialisme.

François FONTAN (avril 1979)

 

La position actuelle du P.N.O sur Israël (6 mai 2013) par Jean-Pierre Hilaire, coprésident du P.N.O

La position du Parti de la Nation Occitane sur Israël et plus spécialement sur le conflit israélo-palestinien que nous préférons définir comme conflit entre les Hébreux et les Arabes de Palestine, lui a été souvent vivement reprochée au nom du très politiquement correct soutien à la lutte de soi-disant libération nationale du « peuple » palestinien. Les deux textes de référence sur le sujet sont :

La nation hébreue (ou Israël) (1979) de François Fontan et Israël en l'an 2000 (1993) de Jean-Louis Veyrac qui sont consultables sur http://ethnisme.ben-vautier.com/

L’analyse de Jean-Louis Veyrac est la plus récente publiée dans le Lugarn. Elle tranche par rapport à celle de François Fontan en 1979 puisque elle prône un compromis territorial entre Hébreux et Arabes qui aura forcément lieu un jour ou l’autre. Il n’est plus question que les Hébreux récupèrent l’intégralité de leur territoire historique. Mais il est aussi peu probable qu’un Etat palestinien soit créé sur la base des frontières de 1967. La grande nation arabe est morcelée et la création d’un état arabe palestinien la morcellerait encore davantage. Nous n’y sommes pas favorables mais pouvons-nous nous y opposer si la paix entre Arabes et Hébreux est à ce prix ? Il est pour l’instant utopique de prôner l’unité de la nation arabe si divisée sur le plan tribal et même religieux (Sunnites, Chiites et Chrétiens)

Une précision d’importance : on nous reproche d’être pro-sionistes. Nous assumons cette position car pour nous le sionisme est le mouvement national hébreu. Pour nous ethnistes, être sioniste, c’est tout simplement être pour l’existence de l’Etat d’Israël sur les territoires historiques des Hébreux, dans la mesure du possible, avec des frontières sûres et internationalement reconnues, même si c’est au prix d’un compromis territorial pour assurer la paix entre les Hébreux et les Arabes. Ce n’est pas un renoncement. La paix est préférable à cet éternel conflit et, vu le développement de l’état hébreu, elle serait synonyme de prospérité pour tout le proche et moyen Orient. Autre précision, nous ne soutenons pas un gouvernement israélien particulier ou une tendance politique israélienne particulière. Nous soutenons le droit à l’existence d’Israël. Ceci précise le critère 3 « Le nationalisme du P.N.O se définit comme la lutte pour l’indépendance et l’intégrité territoriale de toutes les nations du monde, sans aucune exclusive ni restriction. Par exemple, à côté de la grande nation arabe qui va de l’Iraq au Maroc, le P.N.O reconnaît et défend la nation israélienne dans son droit à vivre sur les territoires historiquement hébreux. Ceci étant, il appartient à tous les peuples et à eux seuls de définir leurs relations de voisinage. » Parmi les 8 critères d’adhésion au P.N.O qui sont rappelés dans chaque numéro du Lugarn. Notre position est réaliste, pas dogmatique ni manichéenne comme la caricaturent ceux qui ne savent pas ou sont de mauvaise foi.

Conflit israélo-palestinien, ou conflit Arabes/Hébreux

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