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occitan-touareg

Barman, une COP21 s'il vous plait !

10 Décembre 2015 , Rédigé par Pellet Jean-Marc Publié dans #climat, #COP21

Que faire de ces angoisses et terreurs mortifères ?

J'ai un ami suédophone de Finlande qui de part son métier est un peu spécialisé dans l'évolution de l'Homme et son corollaire, l'évolution climatique au fil des millénaires passés.

Il a passé son enfance en bordure de la mer Baltique où ses parents possédaient une petite cabane en bois, avec comme limite et horizon la mer.

Ses parents avaient eu la chance d'acheter à l'époque ce terrain don l'acte notarié stipulait que la limite était le bord de mer.

Depuis les actes notariés ont changé et les terrains sont enregistrés avec une surface précisée en m2...

Donc le petit cabanon se trouvait à quelques dizaines de mètre du rivage et les parents du petit Eirick le surveillaient par la fenêtre batifolant les pieds dans l'eau.

C'était il y a plus de 60 ans.

Aujourd'hui c'est une forêt qui sépare le petit cabanon de la mer, et pour patauger il faut faire plus de 200 mètres.

Mais non, ce n'est pas la mer qui s'est évaporée, c'est simplement le sol qui se relève progressivement avec la fonte de l'ancien glacier qui recouvrait la région il y a plusieurs millénaires.

Grâce au "réchauffement climatique" sa petite propriété de campagne en bord de mer se transforme en parc naturel...

Alors, un pacte mondial pour empêcher des désastres climatiques ?

Petits rappels de mon ami Eirick

Une nouvelle Petite Ère glaciaire est probable.

        La conférence de Paris sur le climat va bien réussir à bloquer le réchauffement de la terre avec 1,5 à 2 dégrés d'ici la fin du siècle. Il est même probable que la réussite va être encore meilleure et que le climat va même se refroidir un peu.  Ceci va être le fait sans importance que seront les décisions prises maintenant à Paris.

        L'actuelle période de réchauffement, que nous avons eu le bonheur de vivre, se termine. Le maximum du réchauffement avait lieu en 1930 et depuis nous avons eu quelques courtes périodes de refroidissements et réchauffements. Le tout est normal.

        Une nouvelle petite ère glaciaire est probablement ce qui nous attend. Durant la dernière petite ère glaciaire qui c'est terminé il y a 150 ans on tenait les marchés sur les glaces de la Tamise à Londres. Au treizième siècle les paysans en France allaient chercher le vin à la hache, les tonneaux étaient éclatés par le gel. A cause des terribles sécheresses entrecoupées par des inondations dans les tropiques du fait des moussons irrégulières plusieurs empires disparaissaient  tel que l'empire Khmer et l'empire Maya.

        La grande ère glaciaire n'est pas non plus à exclure. En 1970 on faisait une énorme propagande de ce sujet qu'on prétendait prouver venant par des scientifiques. Les américains en faisaient même des films sur le sujet. Si on osait dire le contraire on se faisait descendre! 

        L'activité solaire a maintenant baissé et les pôles magnétiques se déplacent avec l'énorme vitesse de 50 km par an, ce qui veut dire 500 km en dix ans. Ceci provoque des changements dans les courants marins comme durant la petite ère glaciaire. Les moussons montrent déjà des irrégularités comme El Nino avec les terribles sécheresses dans le sud de l'Afrique, Australie et Amérique du sud coupé par des inondations comme dans l'Asie équatoriale.

        Nous pouvons combattre des pollutions mais nous ne pouvons pas changer les cycles climatiques de la terre. Et le CO2 dans tout cela ? Oui, le CO2 compose 2% des gaz à effet de serre et le reste est principalement composé de vapeur d'eau. Sans effet de serre nous serions cuit dans la journée et congelé pendant la nuit. 

        Le CO2 est le gaz de la vie. Les plantes consomment le CO2 et ne pourraient pas exister sans ce gaz. Les plantes produisent et rejettent à leur tour l'oxygène. Sans Oxygène, pas d'animaux et pas d'humains ! Amen...

Eirik Granqvist  

Retour de pêche en Finlande avec mon ami Granqvist.

Retour de pêche en Finlande avec mon ami Granqvist.

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Françoise Branger 10/12/2015 18:58

Adishatz,

On peut toujours rêver.
La réalité des faits, en voici quelques exemples:
En Pays de Buch (Sud Gironde, à l'Ouest de l'Occitanie) le déficit pluviométrique est grave depuis 1974, dramatique depuis 1994.
A cette saison (décembre) où normalement les crastes (fossés de drainage) devraient déborder, elles sont vides d'eau. Globalement les cours d'eau permanents et abondants il y a 50 ans sont au mieux temporaires, au pire disparus.
Le Lac de Cazaux, qui alimente en grande partie la population en eau potable, est très bas.
Les nappes sont fréquemment déficitaires; plusieurs se salinisent.
Les zones humides disparaissent.
Depuis la succession de canicules du début des années 2000, la faune s'est effondrée dans les forêts.
Les animaux morts se sont ramassés par centaines.
Il est saisissant d'aller au cœur des bois en été ou en automne, qui naguère gazouillaient de vie en toute saison, et tendre l'oreille en n'entendant plus rien, pas même un insecte.
Les bouleaux d'abord, les chênes ensuite, sont morts en grand nombre, en raison du déficit hydrique.
Les semis de pins dépérissent en raison des sécheresses qui durent des mois et des mois.
En revanche, quand il pleut, c'est très densément sur une période courte, et tout est ennoyé.
L'élévation du niveau de la mer la porte jusqu'en haut des digues; les lotissements "les pieds dans l'eau" le sont, concrètement.
Les bancs de sable et les îles se submergent et on n'y peut rien.
Alors, le bouleversement climatique que vous avez eu "le bonheur de vivre" est ici et partout une catastrophe qui dure depuis des décennies, et s'aggrave à une incroyable vitesse.

Ne rien faire et compter sur une hypothétique glaciation est, au bas mot, peu éclairé...