Mercredi 14 mai 2008
Une loi pour les langues régionales.
C'est la 85ème tentative depuis 1958 pour faire reconnaître la diversité linguistique dans l'Etat français ! Le gouvernement a enfin décidé d'organiser le 7 mai dernier un débat à l'Assemblée Nationale sur le sort des langues régionales. Quatre heures de débat. Du jamais vu ! Cela fait suite à l'engagement du Président de la République lors de la campagne présidentielle de proposer une loi pour les langues régionales. C'était le 9 mars 2007 dans un discours électoral prononcé à Caen. C'est cette solution qui est choisie par le Gouvernement. Un geste minimum ; le gouvernement entend ainsi persister dans le refus de ratifier la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires et de modifier l'article 2 de la Constitution selon lequel : « La langue de la République est le français », prétexte pour exclure tout autre langue. C'est au nom de cet article que la République Française a refusé de ratifier la Charte alors qu'elle l'avait signée. Le risque demeurera donc que toute éventuelle avancée législative soit censurée par le Conseil Constitutionnel
La montagne va-t-elle accoucher d'une souris ? C'est fort probable tant le sujet reste tabou dans les hautes sphères politiques parisiennes. Nos langues sont dites « régionales ». Comme toute langue dans le monde elles sont en fait « nationales ». Elles ne seront reconnues et enseignées que si l'État et les collectivités territoriales concernées les prennent en charge en tant que telles. Une loi peut permettre d'avancer dans ce sens.
Mais sachons que les langues des peuples de France ne retrouveront la normalité que si ces derniers obtiennent une large autonomie comme c'est le cas en Catalogne ou au Pays de Galles.
Les langues ne se séparent pas du sort des peuples qui les parlent.
Parti de la Nation Occitane
B.P 44 F - 30201 Bagnols sur Cèze
Tél. 04 66 82 71 94
C'est la 85ème tentative depuis 1958 pour faire reconnaître la diversité linguistique dans l'Etat français ! Le gouvernement a enfin décidé d'organiser le 7 mai dernier un débat à l'Assemblée Nationale sur le sort des langues régionales. Quatre heures de débat. Du jamais vu ! Cela fait suite à l'engagement du Président de la République lors de la campagne présidentielle de proposer une loi pour les langues régionales. C'était le 9 mars 2007 dans un discours électoral prononcé à Caen. C'est cette solution qui est choisie par le Gouvernement. Un geste minimum ; le gouvernement entend ainsi persister dans le refus de ratifier la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires et de modifier l'article 2 de la Constitution selon lequel : « La langue de la République est le français », prétexte pour exclure tout autre langue. C'est au nom de cet article que la République Française a refusé de ratifier la Charte alors qu'elle l'avait signée. Le risque demeurera donc que toute éventuelle avancée législative soit censurée par le Conseil Constitutionnel
La montagne va-t-elle accoucher d'une souris ? C'est fort probable tant le sujet reste tabou dans les hautes sphères politiques parisiennes. Nos langues sont dites « régionales ». Comme toute langue dans le monde elles sont en fait « nationales ». Elles ne seront reconnues et enseignées que si l'État et les collectivités territoriales concernées les prennent en charge en tant que telles. Une loi peut permettre d'avancer dans ce sens.
Mais sachons que les langues des peuples de France ne retrouveront la normalité que si ces derniers obtiennent une large autonomie comme c'est le cas en Catalogne ou au Pays de Galles.
Les langues ne se séparent pas du sort des peuples qui les parlent.
Parti de la Nation Occitane
B.P 44 F - 30201 Bagnols sur Cèze
Tél. 04 66 82 71 94
A law for regional languages
It is the 85th attempt since 1958 to have linguistic diversity recognized in the French State!
At last the government decided on May 7th to organise a debate in the National Assembly on the fate of regional languages. It lasted 4 hours, which is unheard of! It is the result of the pledge taken by the President of the Republic during the presidential campaign to propose a bill for regional languages. This he did during an election speech in Caen on March 9, 2007.
It is the solution chosen by the government, a minimal gesture; the government thus intends to persist in its refusal to ratify the European Charter of Regional and Minority languages and to modify article 2 of the Constitution: “the language of the Republic shall be French”, an excuse to exclude any other language. In the name of that article the French Republic refused to ratify the Charter although it had signed it.
Therefore the risk remains that any potential legislative breakthrough might be censored by the Constitutional Council.
Will it be much ado about nothing? It’s highly likely as the topic is still taboo in Parisian high places. Our languages are called “regional” whereas in fact like any language in the world they are “national”
They won’t be recognized and taught unless the State and local authorities take care of them as such. A law could be a step in this direction.
But make no mistake about it: the languages of France’s peoples will revert to normalcy only if the latter are granted home rule like in Catalonia or Wales.
The fate of languages cannot be separated from the fate of their speakers.
Occitan Nation Party
B.P 44
F30201 Bagnols sur Cèze
Tel. +33 4 66 82 71 94
president@p-n-o.org
It is the 85th attempt since 1958 to have linguistic diversity recognized in the French State!
At last the government decided on May 7th to organise a debate in the National Assembly on the fate of regional languages. It lasted 4 hours, which is unheard of! It is the result of the pledge taken by the President of the Republic during the presidential campaign to propose a bill for regional languages. This he did during an election speech in Caen on March 9, 2007.
It is the solution chosen by the government, a minimal gesture; the government thus intends to persist in its refusal to ratify the European Charter of Regional and Minority languages and to modify article 2 of the Constitution: “the language of the Republic shall be French”, an excuse to exclude any other language. In the name of that article the French Republic refused to ratify the Charter although it had signed it.
Therefore the risk remains that any potential legislative breakthrough might be censored by the Constitutional Council.
Will it be much ado about nothing? It’s highly likely as the topic is still taboo in Parisian high places. Our languages are called “regional” whereas in fact like any language in the world they are “national”
They won’t be recognized and taught unless the State and local authorities take care of them as such. A law could be a step in this direction.
But make no mistake about it: the languages of France’s peoples will revert to normalcy only if the latter are granted home rule like in Catalonia or Wales.
The fate of languages cannot be separated from the fate of their speakers.
Occitan Nation Party
B.P 44
F30201 Bagnols sur Cèze
Tel. +33 4 66 82 71 94
president@p-n-o.org
Una lei per las lengas regionalas
Es lo 85° ensaig per far reconèisse la diversitat lenguistica de l’Estat francès ! Finfinala lo govern ven d’organisar una discussion a l’ »Assemblada Nacionala sus l’avenidor de las lengas regionalas. Quatre oras de discussion. Aquò s’era jamai vist. Aquò ven en seguida de l’engajament del President de la Republica francesa au moment de sa campanha electorala de prespausar una lei per las lengas regionalas. Era lo 9 de Maqrs 2007 dins una charradissa a Caen. Es aquela solucion qu’es causida per lo govern. Una avançada minima : lo govern atal perseguís dins la decision de ratificar pas la Carta Europenca de las Lengas Regionalas o minoritaris e de modoficar pas l’article 2 de la constitucion que ditz : « La lenga de la Republica es lo francès » pretexte per forabandir tota autra lenga.
Es al nom d’aquel article que la Republica Francesa a refusat de ratificar la Carta qu’aviá pasmens signada. Lo risca demòra que tota avançada legislativa siá censurada per lo Conselh Constitucional.
Una òssa per plorar pas. Probable tant lo sujet demòra tabó dins las nautas esferas de la politica parisenca. Dison que nòstras lengas son « regionalas ». En fach tota lenga es « nacionala » . Seràn reconegudas e ensenhadas soncament se l’Estat e las colectivitats territorialas concernidas la prenon en carga coma talas. Pasmens una lei permetrà una avançada dins aquel sens.
Mai sabem que las lengas dels poples de França retrobaràn la normalitat son que s’aqueles poples vendràn autonòmes coma en Catalonha o edn Euskadi.
Las lengas se desseparan pas dels poples que las parlan.
Partit de la Nacion Occitana
BP 44- 30201 Banhòus de Ceze
par Papadoc
publié dans :
peuples(bretons-catalans-basques-etc)
communauté :
Occitania
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