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Vous êtes sur le blog d’une assos humanitaire OCCITANE qui «travaille » au Nord Niger avec les TOUAREG, entre AGADEZ et ARLIT.
Nous apportons une aide à quatres écoles de brousse, en zone nomade : SIKERAT / AZAR / ANOU N’AGAROF / IN JITANE/.
Vous pouvez participer à ce blog en posant des questions, j’y répondrais dans la mesure de mes connaissances.

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                                                                 07700 St Remèze


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Dimanche 4 mai 2008
Le 7 mai, à l'assemblée nationale, va se dérouler un débat sur "les langues et cultures régionales".
À ce propos voici la résolution du PNO :
  • MOTION N°1 : Recommandation au sujet de la situation des langues nationales minoritaires et des minorités nationales dans la République française et en Europe

Reconnaissant les demandes démocratiques des citoyens de la République française pour la renaissance culturelle et démocratique de la langue d’Oc par l’intermédiaire de mesures qui pourraient donner la possibilité à la France d’être le fer de lance dans la défense des minorités en Europe ;
Soulignant l'importance de la reconnaissance des droits des minorités, et spécialement de la minorité occitane, droits qui sont largement reconnus et dont jouissent tous les pays démocratiques ;
Suivant les constats du rapport présenté le 3 mars 2008 en Assemblée Générale du Conseil des Droits de l’Homme à l’ONU sur les questions relatives aux minorités en France concernant la Promotion et protection de tous les droits de l’homme, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le droit au développement ;

les recommandations suivante sont faites :

Envers l'état français :

1. Nous constatons et soulignons que la France n'accomplit pas ses devoirs concernant la protection des droits de l'homme, car la France n’a pas accepté l'article 27 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui est la norme légale internationale commune la plus importante concernant la protection des minorités ethniques, religieuses et linguistiques. Cette réserve est en contradiction avec deux conventions de l'UNESCO traitant de propositions spécifiques sur les minorités - la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (Paris, 20 octobre 2005) et la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (Sofia, 18-22 février 2008)- signées et ratifiées par la France. Nous pensons que beaucoup de contradictions peuvent être trouvées dans les différents engagements de la France dans les domaines de la politique de minorité, culturelle et linguistique. Ainsi nous recommandons et demandons à l'Etat français de résoudre ses contradictions et reconnaître les droits des minorités nationales et linguistiques en France.

2. Considérant la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales, comme cadre juridique international le plus important pour la protection des Droits de l'homme, soulignant l'importance primordiale de l'article 14 concernant « l’Interdiction de discrimination », nous demandons que la France signe et ratifie le Protocole additionnel n°12 de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales, soumis à signature par le Conseil de l'Europe le 4 novembre 1950 à Rome.

3. Nous demandons la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires soumise à la signature par le Comité des ministres du Conseil de l'Europe à Strasbourg le 5 novembre1992, 10 ans après sa signature par la France.

4. Nous demandons à la France de signer et ratifier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales adoptées sous l'égide du Conseil de l'Europe à Strasbourg le 1er février 1995. Nous soulignons le fait que jusqu'à aujourd'hui la France est le seul état à ne pas avoir avancé sur ce sujet avec les deux petits pays d’Andorre et de Monaco.

5. Vu l'interprétation du Conseil Constitutionnel à l'égard de l’actuelle Constitution française, concernant particulièrement l'article 2 de la constitution, nous demandons à la France d'adapter sa constitution à la législation européenne et internationale.

Envers les institutions européennes :

6. Si le Traité constitutionnel pour l'Union européenne est à nouveau négocié, nous soulignons que conformément à la résolution du Parlement européen adoptée le 14 janvier 2003, il serait nécessaire de modifier l'article 151 du Traité sur les Communautés européennes (article III 280 du Traité établissant une constitution européenne) au sujet du respect de la diversité culturelle et linguistique de l'Europe et il serait nécessaire d'inclure les langues nationales minoritaires.

7. Nous soutenons les Communications et le plan d'action de la Commission européenne concernant la diversité linguistique. Nous accueillons chaleureusement la proposition de création d'un Commissaire européen chargé de la diversité linguistique et lui demandons de prendre en charge les minorités et les langues régionales partout en Europe et en particulier en France.

8. Fondé sur la décision du Conseil européen de Copenhague de juin 1993 pour devenir membre de l’Union européenne, un Etat doit remplir quatre critères. Ces quatre critères sont : le principe de la démocratie, le respect de la loi et de l’échelon législatif, la protection des Droits de l'homme, et la protection des minorités nationales. Ce sont toujours les conditions d’acceptation d’un nouveau membre aujourd’hui.

En 1996 lors du Traité d'Amsterdam, le quatrième critère -la protection des minorités nationales-, n'était toujours pas accepté parmi les états membres fondateurs, dont la France.

Nous exigeons que comme les nouveaux états membres de l’Union européenne, tous les Etats fondateurs de l'Union respectent eux-mêmes ce critère politique de protection des minorités nationales.

Enfin, nous exigeons l'établissement d'une institution européenne veillant à son respect dans la pratique.

Motions et communiqué de presse
Comité National du Parti de la Nation Occitane

Nice 22, 23 et 24 mars 2008



 


par Papadoc publié dans : peuples(bretons-catalans-basques-etc) communauté : Occitania
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Dimanche 4 mai 2008
Kadhafi joue aux échecs :

Le Roi Tandja, les Cavaliers du MNJ, la  Reine Berbère, les Pions Arabes, jusqu’où ira-t-il ?

Le Niger et la Libye ont affirmé vouloir imprégner une nouvelle dynamique à leurs relations, assombries ces derniers mois par un présumé soutien libyen à la rébellion touareg très active dans le nord nigérien.
"La relation avec le Niger connaîtra un +boom+, nous allons la révolutionner", a déclaré le Premier ministre libyen, Baghdadi Ali Muhamudi, à l'issue d'un entretien vendredi soir avec le président nigérien Mamadou Tandja. M. Muhamudi, qui a présidé la Commission mixte de coopération bilatérale, a indiqué avoir remis à M. Tandja un message du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, "relatif au raffermissement de la coopération" avec le Niger, un des pays les plus pauvres de la planète.
"Très prochainement, la Libye va renforcer ses investissements au Niger" dans l'agriculture, le pétrole, le tourisme et la santé", a assuré M. Muhamudi.
La Libye a ainsi promis de financer la construction d'un tronçon routier Toumo-Bilma-Agadez (nord), et de renforcer sa collaboration douanière pour "faciliter la circulation des personnes et des biens".
Le Premier ministre nigérien Seini Oumarou s'est félicité de cette "volonté de donner une impulsion nouvelle" à la coopération et d'instaurer "un dialogue permanent et de concertation régulière".
Les relations entre les deux pays voisins avaient commencé à se dégrader en 2007, après plusieurs manifestations, appuyées par Niamey, contre un présumé soutien de Kadhafi à la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) dont les chefs sont qualifiés de "bandits armés" par le président Tandja.
Pour Niamey, ce présumé soutien vise à empêcher la prospection et l'exploitation des importants gisements de pétrole et d'uranium dans la zone, proche de la Libye.
La crise a atteint son paroxysme, en août 2007 avec l'expulsion d'un diplomate libyen à Agadez (nord) pour ingérence dans les affaires intérieures du Niger.
M. Kadhafi avait rejeté ces accusations et engagé des poursuites contre des journaux privés nigériens pour avoir évoqué des financements libyens présumés au MNJ.
Pourtant, la libération en mars de 25 otages détenus par le MNJ obtenue grâce à la médiation de la Fondation Kadhafi a renforcé les soupçons.
Autre sujet de friction: M. Tandja, dont les voyages sont devenus rares en Libye, avait accusé en août dernier le colonel Kadhafi de vouloir s'accaparer une zone de 30.000 km2 du Manguéni, une zone de plateaux dans l'extrême nord nigérien où d'importantes réserves de pétrole ont été découvertes.
Sans citer nommément la Libye, il a récemment évoqué une "manipulation" du MNJ de l'étranger et s'est "interrogé" sur leurs sources d'approvisionnement logistique et de subsistance.
Le colonel Kadhafi a adressé en mars dernier une lettre au ministère nigérien des Affaires étrangères pour revendiquer ce territoire, précise Sanoussi Jackou, président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale.
Ce différend frontalier, que Niamey veut maintenant porter devant la Cour internationale de justice de La Haye, avait déjà empoisonné les relations entre le colonel Kadhafi et le régime militaire de Seïni Kountché (1974-1987).
Les relations bilatérales sont pour le moins difficiles mais ont toutefois survécu à d'autres crises, notamment le saccage en 2000 de l'ambassade du Niger à Tripoli par des manifestants et les multiples expulsions de nigériens dans des conditions dramatiques.
Le nord du Niger, essentiel pour l'économie nationale en raison de l'uranium (le Niger est 3e producteur mondial), est fortement affectée par le conflit actuel entre les rebelles touareg et l'armée.

 © 2008 AFP(sur TV5.org)


par Papadoc publié dans : En direct de KOUTOU KALE communauté : vive le peuple Amazigh !
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