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occitan-touareg

/Niger/9 avril 1999, le président Ibrahim Baré Maïnassara est assassiné...

9 Avril 2009 , Rédigé par Papadoc Publié dans #En direct de KOUTOU KALE

Le président Ibrahim Baré Maïnassara a été tué en avril par des membres de sa garde présidentielle.
Il s’agissait du second coup d’État militaire en l’espace de trois ans, période au cours de laquelle la situation des droits humains dans le pays s’est dégradée. Des atteintes à la liberté d’association et d’expression ont été signalées. La culture de l’impunité qui a caractérisé le Niger tout au long des années 90 s’est trouvée renforcée par l’adoption en juillet d’une nouvelle Constitution garantissant l’impunité aux responsables de la mort du président Baré et d’autres homicides.
Contexte politique
Les nouveaux dirigeants ont promis de rendre le pouvoir à des autorités civiles légalement élues à l’issue d’une période de transition de neuf mois, et d’interdire aux militaires de se présenter à des élections. Mamadou Tandja, dirigeant du mouvement national pour la société de développement, a été élu président en novembre.
Impunité
Les nouvelles autorités militaires ont présenté la mort du président Baré comme un « malheureux accident », bien que de nombreux témoins oculaires aient affirmé qu’il avait été tué par des membres de la garde présidentielle en présence du major Daouda Mallam Wanké, lequel lui a succédé à la tête de l’État. Les appels se faisant de plus en plus pressants, sur le plan tant national qu’international, en faveur de l’ouverture d’une information indépendante sur les causes de la mort du président Baré, les autorités ont été obligées de demander à la gendarmerie nationale de procéder à une enquête.
Mais, en juillet, la nouvelle Constitution a accordé l’amnistie à toutes les personnes impliquées dans les coups d’État de 1996 et de 1999, avant même que les conclusions de l’enquête ne soient connues, laissant clairement à penser que les autorités ne souhaitaient nullement traduire en justice les meurtriers du président.
En septembre, Amnesty International a publié un témoignage capital concernant le meurtre du président Baré. Réagissant à cette publication, le major Mallam Wanké a déclaré que les militaires avaient eu l’intention, non de tuer, mais d’arrêter le président Baré, qui avait été touché par plusieurs balles alors qu’il tentait de fuir.
Harcèlement des opposants
Les nouvelles autorités militaires ont recouru à des méthodes d’intimidation contre ceux qui exigeaient qu’une enquête soit ouverte sur la mort du président Baré. En mai, plusieurs partisans de ce dernier, qui étaient hostiles à la mesure d’amnistie, ont été placés en résidence surveillée ou se sont vu interdire de quitter Niamey, la capitale.


Niger: les partisans de l'ex-président Maïnassara exigent une enquête sur sa mort

NIAMEY (AFP) - 09/04/2009 18h17 sur TV5MONDE

Les partisans de l'ancien président nigérien Ibrahim Baré Maïnassara ont réclamé jeudi à Niamey une enquête indépendante sur son assassinat il y a dix ans, le 9 avril 1999, et une nouvelle constitution pour pouvoir poursuivre les auteurs.
L'article 141 de la constitution, qui accorde un amnistie totale, n'est susceptible d'aucune modification ou annulation.
Le Parti nigérien pour la démocratie et le progrès (RDP) du défunt chef de l'Etat a jusque là vainement tenté de le faire annuler. "Comme la constitution ne peut pas être modifiée, nous demandons l'adoption d'une nouvelle, débarrassée de cet article scélérat. Nous en avons déjà une à proposer", a affirmé à la presse Sani Abdourahamane, secrétaire général du RDP.
Il regrette pour l'instant être "pratiquement seuls à mener le combat". "J'éprouve un réel sentiment de révolte face à l'indifférence des autorités pour nous rendre justice", a affirmé la veuve Clémence Aïssa Baré à la radio privée Ténéré.
Pour justifier son refus d'ouvrir une information sur la mort du président Maïnassara, la justice nigérienne a estimé "que le crime était amnistié par la Constitution", selon un communiqué des proches de l'ex-président reçu à l'AFP.
Il est précisé dans ce texte qu'une plainte a été aussi rejetée par le parquet de Paris au motif que le président décédé "n'était pas français" tandis qu'un recours à la Cour européenne des droits de l'Homme est "resté sans suite".
Clémence Aïssa Baré jouit également de la nationalité française.
Par ailleurs, le communiqué déplore que l'amnistie des auteurs de l'assassinat "n'est toujours pas levée dix ans après les faits et (cinq ans) après la mort du commandant Daouda Mallam Wanké, principal auteur présumé".
L'ex-président a été assassiné le 9 avril 1999, sur une base militaire près de Niamey, par des éléments de sa garde dirigée par le commandant Wanké décédé en 2004 de maladie. La junte militaire qu'il a dirigée a toutefois fait voter une constitution accordant l'amnistie totale aux personnes impliquées dans les évènements du 9 avril 1999.
 © 2009 AFP

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malonga 20/02/2014 17:09

C'est vraiment dommage pour un état souverain de laisser des criminels dans la nature
Au Niger seul les pauvre li peuvent aller en prison