Nous suivons avec attention et préoccupation l’évolution de la situation au Niger.
Nous avons pris note de la décision du Président Tandja de recourir à l’article 53 de la constitution nigérienne afin de « combler le vide juridique et
institutionnel consécutif à la dissolution de l’Assemblée nationale » à laquelle il a lui-même procédé le 26 mai dernier.
Nous prenons note aussi que dans son message à la Nation, le Président Tandja a encadré dans le temps et limité à un certain nombre de questions précises,
l’utilisation qu’il comptait faire des prérogatives constitutionnelles de l’article 53.
Toutefois, l’éventualité d’un recours à ces prérogatives pour relancer le projet de révision constitutionnelle par référendum a ensuite été évoquée par d’autres
sources officielles nigériennes. Cette éventualité constituerait à l’évidence une manœuvre visant à contourner l’arrêt explicite de la Cour Constitutionnelle à ce sujet, et ne serait pas
conforme aux engagements pris.
La France rappelle l’importance qu’elle attache au cadre constitutionnel du Niger, à la préservation de l’acquis démocratique de ce pays et à sa stabilité.