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occitan-touareg

/Occitanie/ Provence, terre d'Occitanie

27 Septembre 2009 , Rédigé par Papadoc Publié dans #occitanie

C'est devenu une banalité que de dire et d'écrire que la Provence fait partie de l'Occitanie.
Il reste encore quelques passéistes d'extrême droite ou de gauche jacobine pour isoler notre Provence par un discours anti-occitan. Que ne feraient ils pas pour recevoir quelques subventions de la capitale !
Je vous fais passer deux textes de mon ami Jacques Ressaire, un sur "sa Provence" et un autre sur la création du deuxième gouvernement provisoire occitan ( GPO ).
Bonne lecture.
JMP


PROVENCE,  O !  MON  PAYS

 RessairePourquoi suis-je à ce point fasciné par la Provence ? J’habite un petit village du Gard Rhodanien  en Languedoc-Roussillon. J’aurais aimé que ma famille habite de l’autre côté du Rhône. Mes parents ont essayé d’émigrer en Camargue, mais la mort de mon père a fait que ma pauvre mère est retournée vivre avec ses deux enfants à Bagnols sur Cèze. J’avais alors quatre ans. La Camargue a probablement laissé en moi un complexe d’insularité.  J’ai toujours imaginé la Camargue comme une île au milieu de la Méditerranée, sauvage, rude, et indépendante. J’ai depuis élargi mon horizon à la grande Occitanie. J’ai parcouru l’Occitanie dans tous les sens, mais plus que toutes les régions occitanes, c’est la Provence qui m’attire. O ! Provence qui t’a vu et qui te voit.

            Plus que tout j’aime Avignon, ses papes occitans, ses hauts lieux mistraliens. Je rêve de la Marseille de Cazaulx. Elle aurait pu devenir une autre Venise si le grand traître de la Gascogne, je veux parler d’Henri IV, n’avait fait assassiner le libérateur de la cité phocéenne. Dès qu’il fut à la tête de Marseille Cazaulx, fit venir d’Avignon la première imprimerie. Le premier livre qui en sortit fut l’œuvre de Bellaud de la Bellaudière en provençal. Je rêve de la Nice d’avant 1860 avant qu’elle ne soit occupée par l’armée de Napoléon III. Je rêve de la Provence intérieure avant qu’elle ne subisse la domination des Anjou. J’aime l’histoire de la Provence parce qu’on y a parlé plus longtemps ma langue maternelle qu’on y a parlé français. « Anen ; Oc, per la lengo ouccitano ! »  A Carcassonne, puis à Béziers, et encore à Carcassonne, j’aurai préféré cette fois-ci qu’on aille à Marseille. Les provençaux sont délaissés. Que peuvent-ils faire ? Se laisser encore et encore assimiler par le rouleau compresseur parisien. Je crois que la francisation de la Provence a atteint ses limites. On ne peut aller plus loin. On ne peut que s’attendre au retour du balancier. L’avenir de la Provence n’est pas à Paris, il est tout simplement provençal.

            Je sais que je ne suis pas seul à être fou de Provence. Je connais même quelques provençaux prêts à prendre les armes pour libérer ce qu’ils appellent leur nation.  Bien sûr, je ne vous dirai pas qui. Je leur suis farouchement opposé, mais je les comprends. Je les aime trop pour les voir finir leurs jours dans les geôles françaises. La Provence n’est pas la Corse.

            Je lis sur le net les sites et blogs sur la Provence. On y accuse  le voisin languedocien d’être sources de tous les maux dont souffre la région. Le ridicule ne tue pas. On se prend le plus souvent pour le dernier des Mohicans. On se passionne pour le folklore, pour les traditions. Plus rien n’existe que la chanson, les courses libres de taureaux, les défilés de Carretos Ramados, les concours de pétanque. On boit le pastis. Du Ricard, bien sûr, parce qu’on sait dans les milieux cultivés que Paul Ricard était nationaliste et qu’il a fondé avec ses amis Jordi Reboul et Carles Camproux un parti provençal aussitôt interdit par le justice française. Il faut dire qu’en 1935 on sentait déjà que  la guerre  avec l’Allemagne allait recommencer. On assiste aujourd’hui massivement aux messes en Provençal surtout si on ne croit à rien. O ! hérésie ! la majorité des foyers provençaux font la crèche, pour les enfants, bien sûr. Ailleurs on se conforme à l’image qu’ont les parisiens des provençaux  jusqu’à en vomir. On s’en sort par la dérision. Mais au fond on est tous malades de la Provence.

            Non, on peut en rester là, la Provence au fond d’elle-même attend son Moïse. Un sage ou mieux une sage qui accepte le jeu démocratique le seul possible à ce jour. La puissance de la France impériale décline depuis la décolonisation. On croit de moins en moins  aux partis français et c’est heureux. Paris devra de gré ou de force déléguer ses pouvoirs  aux régions. Au bout du compte l’indépendance de la Provence ne sera bientôt plus une utopie. L’Europe peut y aider ainsi que les exemples catalan, flamand ou écossais. Il  se peut que la plus aliénée des régions occitanes se libère avant les autres. Je ne peux le dire assurément, mais je le souhaite de tout cœur.                     


 J. Ressaire. Le 22 septembre 2009


********************

 

Date historique, le 26 septembre 2009 le deuxième Gouvernement Provisoire Occitan est créé à Nice sous la présidence de Cristòu Dauroure.


        À qui s'adresse le Gouvernement Provisoire Occitan ?  
Il s'adresse en premier lieu aux 15 millions d'occitans d'origine ou de destin et qui vivent au pays ou dans l'émigration. Il leur fait savoir qu'il y a parmi eux une jeunesse qui reconnaît l'existence d'un nation occitane colonisée par l'Espagne, l'Italie et surtout la France. Il appelle par son auto-nomination plus que symbolique à la construction d'un véritable État moderne doté de son propre gouvernement .    
Le G.P.O. en appelle à tous les États du monde représentés ou non à l'ONU  et aux dirigeants européens pour que ceux-ci reconnaissent les droits nationaux d'une nation fière de sa langue, de son économie et de son sens de la liberté.
 
Concrètement le GPO en appelle aux  7 régions occitanes:
Provence, Languedoc, Midi-Pyrénées, Aquitain, Limousin, Auvegne, ainsi qu'à la Région Drôme -Ardècche qui est à créer,  pour que leurs dirigeants obtiennent des transferts de pouvoirs sans cesse croissants de l'Etat impérial français  vers ses régions.
Le G.P.O. cessera d'être provisoire lorsque les régions confédérées du Midi  seront autonomes vis à vis de Paris de Rome ou de Madrid.  
  
 Il annonce des modifications de la carte d'Europe où apparaîtront à côté de l'
État Occitan les États Flamands, Ecossais, Sardes, Catalans et Basques ... Des États amis qui devront s'engager à coopérer amicalement  avec tous les États du monde. 
   
J. Ressaire.

 

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