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occitan-touareg

Albi, capitale de l'occitanie !

3 Août 2010 , Rédigé par Papadoc Publié dans #occitanie

Albi n'a que ce qu'elle mérite…

Sainte-Cécile d'AlbiAvant de faire partie du patrimoine mondial de l'Humanité, établi par les instances de l'Unesco, ce dimanche au Brésil, la cité épiscopale d'Albi a fait partie du patrimoine et du territoire occitans, de sa mémoire aussi, puisque c'est sous le nom de guerre des Albigeois que « l'Épopée cathare » est entrée dans l'Histoire.

Ce n'est pas que la vue de la cathédrale « cette Impérieuse qui ne sourit jamais » n'ensanglante encore aujourd'hui nos cœurs. N'est-elle pas le symbole d'une répression ?

Si elle en impose, c 'est que ses concepteurs à la suite de Bertrand de Clairvaux venu prêcher dans les parages pour ramener les âmes égarées au sein de l'Église catholique, oui, c'est que ces initiateurs l'ont voulu ainsi. Les siècles ont passé. L'Histoire une fois pour toutes a tranché. Le Languedoc des Albigeois n'a pas basculé « tras los montes » du côté de l'Aragon.

Sainte-Cécile d'Albi qui a mis un siècle à sortir de terre reste la résurgence d'un Moyen âge qui se faisait de la spiritualité une idée intransigeante. La lumière du Midi qui joue sur les briques rouges constitue l'essentiel de la parure extérieure de ce monument majeur du gothique méridional. Sans doute sommes-nous trop familiers de cette harmonie et de cette sévère beauté pour en percevoir pleinement la singularité.

Ainsi donc la reconnaissance internationale pour une ville à laquelle son musée Toulouse-Lautrec vaut déjà une notoriété mondiale va-t-elle élargir considérablement son audience, et redonner aux Occitans eux-mêmes un œil neuf.

Le Palais de la Berbie, l'église Saint-Salvi et son cloître, le Pont vieux et les berges du Tarn font partie du panorama « adoubé » c'est-à-dire consacré. Que ce paysage donne aux passants des regrets du passé, qu'il fasse le bonheur des peintres du dimanche, et bien sûr des autres, qu'il soit le gagne-pain des créateurs et des marchands de cartes postales, cela ne fait aucun doute. Ce qui n'ôte rien du prestige d'une ville où un tribun d'un autre siècle et d'un autre genre fit dans le lycée où il avait été professeur son plus fameux « Discours à la Jeunesse ».

Jaurès, puisque c'est de lui qu'il s'agit, aimait Albi qu'il comparait à « une ville italienne faite surtout pour le culte de l'art et une sereine philosophie. » Oui, Albi n'a que ce qu'elle mérite.

Marie-LouiseRoubaud dans  ladepeche.fr


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