Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
occitan-touareg

Azawad - Le MNLA accepte et reconnaît les frontières de l'État Malien

13 Février 2013 , Rédigé par Pellet Jean-Marc Publié dans #AZAWAD

Azawad - Le MNLA accepte et reconnaît les frontières de l'État Malien

Dans son dernier communiqué numéro 52, en date du 11 février le MNLA écrit :

- déclare ne pas remettre en cause les frontières internationalement reconnues du Mali tout en rappelant clairement l’existence de l’Azawad en tant qu’entité

Nous pouvons donc logiquement en conclure que l'indépendance n'est plus à l'ordre du jour mais plutôt à la mise en place d'une autonomie ou d'une structure fédérale.

Ce serait une grande avancée si l'État Malien devenait fédéral, si l'Azawad devenait une région autonome, mais la "question nationale" ne sera pas pour autant réglée.

Les Touareg si ils arrivent un jour à s'unir et à surmonter leurs divisions pourront accéder à la naissance de leur propre État (en réunissant à minima le nord-Niger, le sud Algérien et la grande région de Kidal) et il serait tout autant souhaitable que le grand peuple Songhaï pense lui aussi à prendre son chemin vers la liberté (Songhaï du Mali et Djerma du Niger).

La Paix sur le continent africain ne passera que par une remise en cause totale des frontières artificielles héritées de la colonisation, et en chassant du pouvoir toutes les classes corrompues qui profitent de ce système "colonial" (toutes ethnies confondues). Ce combat pour la liberté de tous les peuples n'est pas une spécialité africaine mais bien une lutte globale au niveau planétaire.

Pellet Jean-Marc

                                      Communiqué numéro 52 du MNLA

Le MNLA

1.      Rappelle qu’il a été dès le départ un mouvement pacifique qui a œuvré pour le règlement politique de la question de l’Azawad par le dialogue, notamment à travers la correspondance adressée aux autorités maliennes en date du 05 Octobre 2011.

2.      Demande l’ouverture immédiate de négociations avec l’Etat malien visant à fixer les conditions d’exercice de l’autorité, de l’administration et du développement de l’Azawad.

3.      Demande à cet effet la désignation d’un négociateur neutre, internationalement reconnu, agréé par les deux parties.

4.      déclare ne pas remettre en cause les frontières internationalement reconnues du Mali tout en rappelant clairement l’existence de l’Azawad en tant qu’entité ;

5.      rappelle qu’à la veille de l’indépendance de la République Soudanaise, devenue République du Mali, c’est volontairement que les populations de l’Azawad ont adhéré à l’indépendance du Mali mais dans le respect de leur culture et de leur dignité.

6.      Compte-tenu de leur engagement pour la paix, le MNLA demande la participation de la France, des Etats Unis d’Amérique (USA), des Nations-Unies, de l’Union européenne, de l’Union africaine et de l’Organisation de la Conférence Islamique comme observateurs aux négociations avec le Mali.

7.      Réaffirme son attachement à la déclaration internationale des droits de l’Homme, à la Charte des Nations-Unies et au respect des libertés fondamentales.

8.      Considérant la pauvreté, l’abandon et le mépris dans lesquels les populations de l’Azawad ont été toujours maintenues au sein du Mali, le MNLA demande :

a.      La mise en place et le fonctionnement des services de santé (dispensaires et hôpitaux),

b.     L’accès à l’eau potable et à l’électricité,

c.      La satisfaction des besoins urgents de la population en matière d’alimentation,

d.     La réouverture, le fonctionnement des établissements scolaires sur toute l’étendue du territoire de l’Azawad et la prise en charge des Etudiants en situation d’arrêt d’études,

e.     Le MNLA dénonce les conditions de vie dégradantes des populations réfugiées et déplacées et demande la mise en place des conditions permettant leur retour rapide sur leurs sites respectifs.

9.      Pour la mise en place de ces services de base dans l’Azawad, le MNLA demande la désignation d’un coordonnateur agréé par les deux parties, ainsi que l’établissement de procédures efficaces permettant d’assurer la transparence dans la gestion des fonds et d’éviter la corruption et le népotisme.

10.   Le MNLA maintient son engagement à lutter contre le terrorisme et assume dès maintenant sa part de responsabilité dans ce combat en fonction de ses moyens.

11.   Pour ne pas compromettre le processus de recherche de solution à la crise actuelle, le MNLA n’accepte aucune présence militaire malienne dans les zones sous son contrôle avant la fin des négociations. Le MNLA privilégie une solution politique à la question de l’Azawad.

12.   Le MNLA attire l’attention de la communauté internationale sur les multiples exactions commises dans les zones  occupées par l’armée malienne et appuie la demande de Human Rights Watch de mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante. Le MNLA demande aussi l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur tous les crimes commis par l’armée malienne de 1963 à nos jours sur les populations de l’Azawad.

13.   Le MNLA nie toute responsabilité dans les évènements malheureux d’Aguelhoc en janvier 2012 et accepte la mise en place d’une commission d’enquête internationale destinée à établir les faits. Le MNLA est disposé à apporter sa contribution à la manifestation de la vérité.

Fait à Kidal le 11 Février 2013

Le Secrétaire Général,

Président du Conseil Transitoire de l’Etat de l’Azawad (CTEA)

Bilal AG ACHERIF

  


Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article