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occitan-touareg

Mali - l'épine Touarègue

20 Janvier 2012 , Rédigé par Pellet Jean-Marc Publié dans #AZAWAD

 

L'épine Touarègue fait trembler de nombreux États artificiels issus des découpages de l'époque coloniale. Si un calme relatif règne au Nord-Niger, il n'en est pas de même au Mali. La presse officielle annonce 47 morts suite aux premiers accrochages dans les trois villes de Ménaka-Aguelhoc-Tessalit, info ou intox ? L'avenir nous le dira peut être. Je constate amèrement que les intérêts "politiques privés", les intérêts "économiques privés" continuent à orienter les choix, certes difficiles, qui permettraient de mettre fin à tous ces morts inutiles. Oui, le Peuple Touareg et la Nation Touarègue accéderont un jour à l'indépendance que cela plaise ou non aux colonisateurs et à leurs barbouzes collaborateurs touareg. Je ne partage pas les idées de mon très cher ami Dialla KONATE dont je vous fais partager son analyse ci-dessous. Je demande simplement à tous les Hommes honnêtes de l'Etat Malien de bien réfléchir car ce n'est pas en écrasant un peuple et sa jeunesse en particulier que la démocratie avancera. Je demande au président (au futur) de la "République" du Mali de mettre en oeuvre un programme qui vise à donner le plus rapidement possible la possibilité aux habitants de l'AZAWAD de s'exprimer quant à une éventuelle autonomie ou indépendance. PELLET Jean-Marc

 

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Le Nord du Mali – et les évènements du 18 janvier 2012

Chers tous,

Au-delà de l’émotion, notre communauté a pour obligation de contribuer à l’analyse d’une situation afin de la rendre intelligible et de proposer des solutions rationnelles, si possibles.

 Les évènements – les faits :

Il est donc certain que les forces publiques maliennes ont été attaquées dans leurs bases, sur  le territoire malien par des individus armés se réclamant publiquement en conflit armé contre l’ordre étatique de la République du Mali et ses institutions. Ces attaques ont eu lieu à Menaka, Tessalit et Aguel-Hoc. Il semble que ces attaques aient causé des blessés et, sans doute, des morts. 

 Ces faits étaient-ils prévisibles ?

Oui, ils l’étaient. Pourquoi ? Ces évènements mettent en jeu des individus et des groupes d’individus connus depuis longtemps, suivis, mis sous écoute, par les différents services secrets (y compris maliens) opérant dans la zone. Oui, les autorités maliennes savaient, depuis quelques semaines, ce qui allait se passer et où cela allait se passer.

 Que faut-il mettre en cause ?

Il faut indiscutablement mettre en cause les méthodes et techniques des autorités maliennes. Ces méthodes ont consisté à ignorer les « fondamentaux » des sciences politiques, de la sécurité publique, de la défense tactique et stratégique d’un pays. On a remplacé ces « fondamentaux » qui sont l’accumulation de tout  ce que les spécialistes ont appris de l’histoire de la violence. Au Mali, le gouvernement, naïvement, pense qu’on peut régler les problèmes, y compris les plus graves, en distribuant de l’argent aux plus remuants pour qu’ils deviennent « gentils ». Puis on se contente de laisser pourrir la situation en disant que « les choses vont aller bien, d’elles-mêmes ». La stratégie est la même par rapport aux problèmes de l’école, de la corruption, de la justice, de l’insécurité alimentaire, etc…

 S’agit-il de la même rébellion que par le passé ?

Non. Et c’est en cela que la situation est grave. En 2012, les rebelles disposent de beaucoup d’argent et de matériels logistiques provenant du gouvernement malien lui-même ; soit directement, soit indirectement. Ils ont les moyens de prélever des ressources localement. Il y a 20 ans les rebelles disposaient de peu de relais directs à l’étranger. Aujourd’hui la situation est différente.

 Que faut-il faire ?

La première chose à faire est de rétablir la souveraineté du Mali sur l’ensemble du territoire malien par les moyens de la force armée. Ensuite, le problème doit être considéré dans son entièreté. C’est-à-dire que les partis qui prétendent diriger le Mali disent au peuple ce qu’ils envisagent de faire une fois au pouvoir afin d’obtenir le mandat du peuple. Actuellement il n’existe pas de ligne politique. Le gouvernement actuel fait ce qu’une personne ou un groupe de personnes estiment « bien ».

Il est vrai que les spécificités culturelles de chaque groupe humain constituant notre pays doit être pris en compte. Il est vrai que l’éducation est un droit pour tous les enfants maliens. Ceux qui, au nord, au sud, à l’Est, à l’Ouest, au centre, du Mali, réclament des mesures traduisant ces droits en faits ont une place dans le débat politique ordinaire. Il appartient aux partis et associations de les attirer et de prendre en compte leurs points de vue. Le nord du Mali doit cesser d’être une particularité.

Il faut éviter que la connexion se fasse entre la rébellion domestique, les combattants internationaux et le trafic international.

 La question urgente, à mon avis, ce jour est la suivante : le gouvernement malien donnera-t-il les moyens à l’armée malienne pour qu’elle rétablisse, dans les meilleurs délais, l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de notre pays ?

 Nous devons soutenir l’armée et mettre le gouvernement en face de ses responsabilités dont une des premières est de garantir, par la force armée si nécessaire, la vie et les biens des maliens sur le sol du Mali.

Dialla Konaté

Blacksburg, 19 janvier 2012 

 

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