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occitan-touareg

Mouammar Kadhafi et les biensfaits de la colonisation

12 Octobre 2010 , Rédigé par Papadoc Publié dans #peuples(bretons-catalans-basques-etc)

Touareg et autres peuples opprimés, vous pouvez compter sur le Guide !

 

"Nous n'aurons plus ainsi le pouvoir de préserver le principe du respect des frontières héritées de la colonisation, que les Africains ont consigné dans leur convention, puisque la carte de l'Afrique aurait été bafouée", a expliqué Mouammar Kadhafi.

Le Guide Mouammar Kadhafi a mis en garde Africains et Arabes contre les tentatives de sécession du Sud- Soudan et la proclamation de son indépendance vis-à-vis du Nord, le qualifiant de « maladie gravement contagieuse pour l'Afrique et le monde arabe ».

Dans son allocution, à l'ouverture du 2ème sommet afro-arabe tenu à Syrte (centre de Libye), il a indiqué que ce qui se déroule au Soudan pourrait induire des changements radicaux sur la carte conventionnelle héritée de la colonisation, qui figure jusqu'ici dans les programmes africains de l'enseignement.

"Si on demandait à nos élèves de dessiner une carte du Soudan ou de l'Afrique ou d'un pays africain, ils vont certainement reproduire la carte actuelle, avec ses frontières et à laquelle nous sommes habitués", a fait remarquer le guide Kadhafi qui en conclut que ces élèves auraient raté leurs examens, au cas où le Sud Soudan devenait un État, entraînant du coup la modification de la carte du reste du Soudan.

Qualifiant cette situation de "nuisible" pour le programme d'enseignement africain que les futures générations auront hérité, le guide Kadhafi estime qu'au-delà du droit des habitants du Sud Soudan à l'autodétermination et à la sécession, cette dernière constituerait une fissure dont la carte de l'Afrique ne saurait être épargnée, et il ne serait pas étrange désormais que n'importe quel pays africain soit exposé au danger de la division. Le leader libyen fonde son argumentation sur l'évidence selon laquelle cette nouvelle situation du Sud Soudan servirait de prétexte susceptible d'encourager la sécession dans d'autres pays africains qui entraîneraient dans leur sillage toute l'Afrique dans une nouvelle phase de modification de sa carte. "Nous n'aurons plus ainsi le pouvoir de préserver le principe du respect des frontières héritées de la colonisation, que les Africains ont consigné dans leur convention, puisque la carte de l'Afrique aurait été bafouée", a expliqué Mouammar Kadhafi.

Il a à ce propos fait observer que le continent africain était constitué d'une mosaïque de tribus, d'ethnies, de communautés linguistiques et de religions célestes ou païenne, anciennes ou modernes, dont la fièvre des sécessions aura gangrené le tissu, dès lors que, dans le cas d'extrême gravité, ces ethnies et ces communautés linguistiques auront revendiqué leur indépendance.

Cependant, le guide Kadhafi a affirmé que le dernier mot, à ce propos, revient aux habitants du Sud Soudan, car "nous n'avons pas la capacité de décider de l'unification du Sud Soudan avec le reste du pays, une éventualité que le monde entier espère voir se produire, alors que le danger dépend des résultats du référendum". Convaincu que la sécession du Sud Soudan ne serait pas la fin, mais plutôt le début d'une partition de l'Afrique, le guide libyen a invité les Arabes et les Africains à la vigilance, au regard de l'éventualité que la carte de l'Afrique, après tant d'années, soit soumise à ces modifications. Aussi, a-t-il exprimé son espoir que cette sécession ne se réalise pas, bien que toutes les données indiquent le contraire.

Évoquant les différents facteurs qui seraient à l'origine de la modification de la carte de l'Afrique et de la division des populations retournées les unes contre les autres, le guide libyen a cité, à titre d'exemple, les élections kényanes qui ont fait 1.000 morts, alors qu'elles devraient être démocratiques, sincères et transparentes. Il s'est demandé comment de telles élections pouvaient causer 1.000 morts, surtout que les élections signifient non recours à la violence et à la force, respect du verdict des urnes et libre expression du choix individuel. "Le Kenya a beau respecter les règles dictées par ladite démocratie occidentale que nous avons importée, le résultat a été un massacre", a-t-il constaté, se demandant combien d'élections, organisées dans les pays africains se sont soldées par la perte de vies humaines. "Où allons-nous ?

La théorie occidentale, le multipartisme et les immixtions étrangères vont-ils nous secourir ? Sommes-nous en face de réalités partisanes ou tribales ou encore unionistes ou de la division", s'est-il encore interrogé, indiquant que même si l'Afrique, composée de 53 États éclatait en 1.000 États, cela ne signifierait rien, si le continent demeurait dans le cadre de l'Union africaine ou dans celui des États-Unis d'Afrique. Il a cité l'exemple des États-Unis d'Amérique, formés d'une cinquantaine d'Etats, en supposant que s'ils se divisaient en 100 États ou fusionnaient en 30 États, ils garderaient les mêmes forces, seront circonscrits au sein des mêmes frontières, aussi longtemps qu'ils demeureront dans le cadre géographique des États-Unis d'Amérique.

Revenant sur l'impact que la situation du Soudan pourrait avoir sur le monde arabe, du fait que le Soudan est un pays arabe, divisé en deux entités, Mouammar Kadhafi doute de ce qui pourrait empêcher des communautés d'autres pays arabes de revendiquer leur autodétermination sur des bases ethniques, religieuses ou géographiques. Il a, à cet effet, accusé les puissances étrangères d'oeuvrer à la division des pays africains et arabes et précisé que le sionisme et l'impérialisme y sont impliqués et l'encouragent, se fondant sur la révélation selon laquelle les Israéliens seraient derrière ce qui se passe au Soudan, et par conséquent, seraient également derrière ce qui se passerait dans les autres pays. Aussi, a-t-il appelé les dirigeants arabes et africains à s'atteler à l'unité, à être fermes, à procéder à des analyses approfondies, à agir avec sagesse et à faire face aux défis de la sécession et de la division, des qualités exigées des Africains et des Arabes dans les rencontres entre les deux régions arabe et africaine. A cet égard, le guide Kadhafi a assuré qu'il compte se servir de sa qualité de président du sommet afro-arabe, pour  oeuvrer, avec sincérité, et déployer ses efforts, avec le concours de ses pairs, en faveur de la création d'un espace afro-arabe, voire une union afro-arabe, au cas où le tiers des Arabes à l'extérieur de l'Afrique rejoindrait les deux tiers à l'intérieur du continent, "afin qu'on puisse justifier notre existence sous le soleil et sur la terre". "Si les Arabes et les Africains regardent bien la carte, ils réaliseront que nous formons un seul espace, une seule démographie, une seule zone et que nous sommes si proches les uns des autres que rien ne nous sépare", a fait remarquer Mouammar Kadhafi qui en conclut que "nous pouvons donc former une union et un seul espace dans l'intérêt de nos futures générations, afin qu'elles puissent être aussi fortes que leurs homologues européenne, américaine, chinoise et japonaise".

sur africamanager

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