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occitan-touareg

Niger / vers l'ouverture d'un procés suite à l'assassinat du gé­né­ral Baré Mai­nas­sa­ra

31 Octobre 2010 , Rédigé par Papadoc Publié dans #En direct de KOUTOU KALE

 

Baré Mainassara L’adop­tion, ce di­manche 31 oc­tobre, de la nou­velle Consti­tu­tion, ou­vri­ra la voie à une série de plaintes que la fa­mille de l’ex-​pré­sident ni­gé­rien, Ibra­him Baré Mai­nas­sa­ra, as­sas­si­né en avril 1999 lors d’un putsch, dé­po­se­ra de­vant les ju­ri­dic­tions na­tio­nales et in­ter­na­tio­nales, pour élu­ci­der les cir­cons­tances de cette mort, dont les pré­su­més cou­pables bé­né­fi­cient de­puis une di­zaine d’an­nées d’une am­nis­tie consti­tu­tion­nelle, sup­pri­mée dans l’ac­tuel pro­jet de consti­tu­tion. 

 

Abat­tu froi­de­ment sur le tar­mac de l’aé­ro­port de Nia­mey par une es­couade de mi­li­taires membres de la garde pré­si­den­tielle, le gé­né­ral Baré Mai­nas­sa­ra, se­rait of­fi­ciel­le­ment vic­time d’un « ac­ci­dent mal­heu­reux », selon les termes énon­cés par son Pre­mier mi­nistre, Ibra­him Has­sane Maya­ki, ac­tuel se­cré­taire exé­cu­tif du NEPAD.

De­puis cette dé­cla­ra­tion la fa­mille de Baré, sa veuve et, à un mo­ment donné, son parti, le RDP, avaient mul­ti­plié les plai­doyers en fa­veur d’une jus­tice et dé­po­sé plu­sieurs plaintes au­près d’ins­tances na­tio­nales et in­ter­na­tio­nales.

Toutes ces ac­tions étaient res­tées vaines, au re­gard de l’am­nis­tie qui cou­vrait les « au­teurs, co­au­teurs et com­plices » des coups d’Etat de 1996 et 1999. Cette am­nis­tie cou­vrait éga­le­ment le dé­funt pré­sident, lui-​même ar­ri­vé à la tête du pays par un coup d’Etat mi­li­taire, le 27 jan­vier 1996.

Le pro­jet de consti­tu­tion sou­mis à re­fe­ren­dum le 31 oc­tobre pro­chain est dé­sor­mais dé­bar­ras­sé de cette am­nis­tie , ac­cor­dée seule­ment aux au­teurs du Coup d’Etat du 18 fé­vrier der­nier.

Ra­gaillar­die par cette nou­velles dis­po­si­tion, la fa­mille de l’ex-​pré­sident, a dé­po­sé le 25 oc­tobre der­nier, une plainte de­vant le pro­cu­reur du tri­bu­nal de grande ins­tance de Nia­mey, pour le « ré­ta­blis­se­ment de la vé­ri­té » dans les cir­cons­tances de sa mort .

Né en 1949 à Nia­mey, Ibra­him Baré Mai­nas­sa­ra, est ar­ri­vé à la tête du Niger, en évin­çant El­hadj Ma­ha­mane Ous­mane, pre­mier pré­sident dé­mo­cra­ti­que­ment élu en 1993 au Niger, au len­de­main de la Confé­rence na­tio­nale.

Apres une courte tran­si­tion mi­li­taire, cet of­fi­cier mi­li­taire, de­ve­nu gé­né­ral, a tro­qué sa va­reuse au bou­bou tra­di­tion­nel en créant le RDP, un parti po­li­tique, au titre du­quel il se pré­sente à des élec­tions pré­si­den­tielles en 1997, pour les­quelles il s’est dé­cla­ré vain­queur dans la contro­verse.

Cette élec­tion qua­li­fiée de « hold-​up » s’est exa­cer­bée avec une série de frondes so­ciales et po­li­tiques, qui ont fini par plon­ger le Niger dans une si­tua­tion de crise pro­lon­gé, iso­lant de plus en plus le gé­né­ral-​pré­sident.

Le ven­dre­di 9 avril 1999, alors qu’il s’ap­prê­tait à prendre un avion, le gé­né­ral Baré a été abat­tu par sa propre garde, di­ri­gée par le Com­man­dant Daou­da Malam Wanké, qui prend aus­si­tôt les rênes du pou­voir sous la hou­lette d’un Conseil de ré­con­ci­lia­tions na­tio­nale.

Le gé­né­ral Baré a été tué avec cer­tains com­pa­gnons, son chauf­feur, ainsi que son aide de camp.

Au terme d’une tran­si­tion de 9 mois, le Com­man­dant Wanké a cédé le pou­voir en dé­cembre 1999, après avoir ré­di­gé une nou­velle Consti­tu­tion et or­ga­ni­sé des élec­tions pré­si­den­tielles dont Ma­ma­dou Tand­ja est sorti vain­queur.

APA-​Nia­mey(Niger) sur Afrique Avenir

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