Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Présentation

VOUS ETES LE :

     
 
       
    
MERCI DE VOTRE VISITE

UNE VUE D'EN HAUT

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Images Aléatoires

Texte Libre

Vous êtes sur le blog d’une assos humanitaire OCCITANE qui «travaille » au Nord Niger avec les TOUAREG, entre AGADEZ et ARLIT.
Nous apportons une aide à quatres écoles de brousse, en zone nomade : SIKERAT / AZAR / ANOU N’AGAROF / IN JITANE/.
Vous pouvez participer à ce blog en posant des questions, j’y répondrais dans la mesure de mes connaissances.

Vous pouvez aussi nous aider en adhérant à E.O.T, l'adhésion est fixée à 20€ pour l'année. Chèque à l'ordre  de "EOT"  à :  "Entraide Occitano Touarègue"
                                                                          La Coste
                                                                 07700 St Remèze


Accueil
                          
Mercredi 2 juillet 2008
Diffamons, diffamons, il en restera toujours quelque chose !
Dodo dresse un tableau surréaliste de la pensée de François Fontan fondateur du Parti Nationaliste Occitan qui est devenu en 2004 Parti de la Nation Occitane.
Il n’a probablement pas lu les travaux de Fontan et s’en tient à quelques propos diffamatoires de ses détracteurs.

Le royalisme de Fontan est une erreur de jeunesse. Fontan a abandonné le Mouvement Socialiste Monarchiste à l’âge de 18 à 19 ans et il n’en avait aucune nostalgie lorsqu’il a créé le P.N.O. en 1959 à l’âge de trente ans.

Les thèses de la Nouvelle Droite française énoncées par Alain de Benoit ne doivent rien à Fontan. De Benoit ne s’en réfère nulle part.
La pensée de Fontan est issue d’une analyse du phénomène de la décolonisation qui s’est produite largement en fonction des différences linguistiques entre peuples colonisés et peuples colonisateurs.
Dès la création du P.N.O., Fontan s’est engagé en faveur de l’indépendance de l’Algérie ce qui lui a valu de connaître la prison française.
Il a énoncé en même temps le droit à l’indépendance de la nation berbère (amazigh) dont fait partie le peuple touareg.
Il s’est opposé à la domination d’un peuple sur un autre partout dans le monde, ce qui est au fondement de la doctrine qu’il a nommé « Ethnisme ».
On est donc très loin avec Fontan de la  pensée de la Nouvelle Droite.
L’amalgame que tente de faire Dodo ferait sourire s’il la paix entre les peuples du Niger n’était pas en jeu.

Ahmed Elhadji Abacalan et Dodo feraient bien de lire avec un peu d’attention les écrits de Fontan qui se trouvent sur le site du P.N.O. www.p-n-o.org <http://www.p-n-o.org/> .
Quand aux liens entre le P.N.O. et le M.N.J., s’il est vrai que le P.N.O. lui a apporté un soutien critique, le M.N.J. n’a pas eu besoin du P.N.O. pour exister. La misère dans laquelle se trouve le peuple touareg suffit à le justifier.  Il y a peut-être mieux à faire pour en arriver à la paix dans le Nord Niger que de prêter au MNJ des origines idéologiques étrangères qu’il n’a pas.
Jacques RESSAIRE

Ceci est une réponse aux attaques
sur le forum de Tam-Tam-Info


par Papadoc publié dans : occitanie communauté : Occitania
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 21 mai 2008


Engagements et inquiétudes pour le Félibrige en congrès à Gréoux les Bains.


Ainsi ont été évoqué successivement :

- la volonté de poursuivre les actions de revendication en faveur de la langue d’Oc, en particulier de participer à une nouvelle manifestation de rue à l’automne 2009, dans une grande ville du Pays d’Oc, comme cela s’est fait en mars 2007.
- la décision d’adresser à l’UNESCO, une délibération prise par les félibres pour demander que la langue d’Oc soit inscrite au patrimoine mondial de l’humanité.
- la décision de protester officiellement contre la commission nationale de toponymie qui veut désigner les habitants de la Provence par le terme blessant de "pacaïens" !
- le récent débat à l’Assemblée Nationale qui a beaucoup déçu les félibres, en effet la ministre de la culture, Madame Albanel, et le gouvernement en général, semblent ne vouloir tenir aucun compte des suggestions faites par un grand nombre de députés, à savoir : modifier l’article 2 de la Constitution et ratifier de la Charte européenne des langues minoritaires.
- De plus les félibres, se sont montrés inquiets de la suppression d’un grand nombre de postes d’enseignants de langue d’Oc, de l’éventuel désengagement de l’état concernant FR 3 France Bleu, ce qui met en danger l’existence d’émissions en langues régionales.

Pour plus d'infos, le compte rendu complet par :

Jean marc Courbet, Baile dóu Felibrige.

par Papadoc publié dans : occitanie communauté : Occitania
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 28 mars 2008


Vers li touareg
L’assouciacioun E.O.T (Entrajudo Óucitano-Touareg) brando la campano d’alarmo. Nous aviso qu’à l’uba dóu Niger, li touareg soun tourna-mai en rebelioun contre lou poudé centrau de Niamey.
Lou gouvèr de Niamey baio de councessioun minièro à de païs fourestié que vènon cava li sablo dóu desèrt nigerian pèr i’esplecha li minarés d’uranion ; la Franço subretout, la Chino peréu e d’autre encaro.
Soucamen li territòri baia en councessioun, de deseno de Km2 de cop que i’a, soun li rode ounte vivon li touareg, qu’éli tènon aquésti terro desempièi toujour, mai … sènso titre de prouprieta ! Dóu jour à l’endeman soun coucha de si territòri tradiciounau ounte paisson si bèsti, cabro, camèu ... sènso reçaupre ges de pagamen, nimai de revengu de l’esplecho di riquesso escoundudo dins lou trefouns de soun païs. Adounc li touareg an repres lis armo contre Niamey, e li sóudard de l’armado dóu Niger tiron un pau sus tout ço que boulego, meme li femo e lis enfant, qu’en quàuqui mes 25 civil soun esta tuia sènso ges de resoun.
Li respounsable dóu pople touareg, soun bèn counsciènt qu’en delai de si terro tradiciounalo, aparon peréu uno lengo, lou tamachek, uno escrituro ouriginalo, lou tifinar, uno culturo e la civilisacioun di gènt dóu desèrt.
Pèr n’en saupre mai, anas sus internet : http://occitan-touareg.over-blog.com

Résumé en français :
 Chez les touaregs : Au nord du Niger le gouvernement de Niamey a accordé des autorisations d’exploitation de richesses minières (uranium) à de nombreux pays. De ce fait les touaregs se trouvent dépossédés de leurs terres traditionnelles sans aucune contrepartie. L’armée nigérienne n’hésite pas à tirer sur les civils lors de confrontations avec les touaregs qui ont repris les armes. Voir : http://occitan-touareg.over-blog.com


sur Li NOVO Félibrige 245
par Papadoc publié dans : occitanie communauté : Occitania
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 24 février 2008
Pour info, sur l'Ostal d'Occitània


Convergéncia Occitana
a réuni les têtes de liste des municipales à Toulouse.

LES CANDIDATS ONT PRÉSENTÉ LEUR POLITIQUE
POUR L'OCCITAN À TOULOUSE

C'est devant une salle du Sénéchal comble, vendredi 15 février, que les candidats aux élections municipales ont rendu publiques leurs positions pour le développement de la langue et de la culture occitanes à Toulouse.
La rencontre organisée par Convergéncia Occitana, fédération de cinquante trois associations culturelles, a réuni les têtes de liste Pierre Cohen (Toulouse à Gauche), Jean-Luc Forget (Toulouse Autrement), François Simon (L'Autre Liste) et Jean Vilotte (Toulouse Capitale); le maire sortant Jean-Luc Moudenc était absent : sa liste (Toulouse pour tous) était représentée par Marie Déqué qui a assisté à une partie de la rencontre et par René Bouscatel

Dans son introduction, le président de Convergéncia, Jean François Laffont, a rappelé les engagements de la France en matière de pluralité linguistique et culturelle ainsi que les apports de la culture occitane à l'ensemble de la société d'aujourd'hui. Les candidats se sont ensuite exprimés sur les propositions faites par les associations dans un document de travail contenant 4 mesures fondamentales et 13 actions pour une politique linguistique et culturelle occitane à Toulouse (1). Les candidats présents ont souligné l'aspect constructif de cette démarche associative et le caractère démocratique d'une telle rencontre publique.

Les quatre mesures fondamentales présentées, une délégation à la langue et à la culture occitanes confiée à un adjoint, l’ouverture d’un poste de chargé de mission, l’élaboration dès 2008 un plan pluriannuel d'action municipale pour l'occitan, partie intégrante du développement culturel de la ville, et un budget spécifique pour ce plan, ont reçu un net assentiment des candidats Pierre Cohen, Jean-Luc Forget et François Simon.
Dans le domaine de l'éducation, l'ensemble des candidats s'est déclaré favorable à la signature d'une convention entre la Ville et l’Éducation nationale pour structurer et développer la sensibilisation à l'occitan et la création de nouveaux sites d'enseignement bilingue occitan-français dans les écoles de Toulouse, ainsi que le soutien aux écoles associatives Calandreta.

Une meilleure socialisation de l'occitan grâce à la poursuite du bilinguisme dans les rues ou dans le métro par exemple, une meilleure offre dans les médias, un soutien à la création contemporaine et à l'action culturelle en occitan ou encore la formation des personnels sont des thèmes qui ont également été abordés.
Enfin, tous les candidats ont pris acte de l'intérêt de l'Ostal d'Occitània, centre culturel et maison des associations, réalisé en partenariat entre la Ville, le Département et la Région ; ils ont souligné la nécessité de lui donner les moyens de consolider son action de diffusion de la culture occitane auprès de l'ensemble des toulousains. La représentante de Jean Luc Moudenc a insisté sur l'importance de l'Ostal d'Occitània dans le bilan de l'équipe sortante et a indiqué que la Région Midi-Pyrénées devra compléter l'aide municipale future. Après le départ de Marie Déqué, et à l'occasion des questions posées par les associations, René Bouscatel a finalement précisé qu'un plan de développement devenait d'actualité.
Jean Vilotte a pour sa part développé dans ses interventions l'idée d'un pays culturellement pluriel.

Convergéncia occitana constate qu'un consensus se dessine pour faire vivre la langue et la culture occitanes au service de tous à Toulouse, avec pour la plupart des listes, des orientations résolument tournées vers l'avenir.
Convergéncia occitana remercie l'ensemble des participants à la rencontre. Elle est prête à contribuer dès à présent à la réalisation des orientations esquissées ce 15 février. Convergéncia Occitana a bon espoir que cette rencontre sera le point de départ d'une nouvelle étape, celle dont ont besoin la langue et la culture occitanes, outils de connaissance, de création et de lien social pour le vivre ensemble à Toulouse.


Convergéncia Occitana – Toulouse, 19 février 2008

1« Une politique volontariste pour faire vivre la langue et la culture occitanes à Toulouse- propositions en 17 points »
http://www.ostaldoccitania.net/file/Propositions_culture_occitane_Toulouse.pdf

par Papadoc publié dans : occitanie communauté : Occitania
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 6 février 2008
Pour info :

Communiqué de presse :
 
Les Occitans ne sont pas les ennemis des Français
 
Mme. Mireille De Badereau, conseillère régionale F.N. d’Aquitaine, lors de la séance plénière du 28 janvier 2008, à l’occasion des Orientations 2008-2010 de la politique publique concertée en faveur de la langue occitane, accuse publiquement le Gouvernement Provisoire Occitan d’être l’héritier du  Parti de la nation occitane, un parti qui veut, prétend t-elle, chasser les Français d’Occitanie.
Le Parti de la Nation Occitane, qui a apporté lors de sa création un soutien critique au Gouvernement Provisoire Occitan, n’a jamais depuis 1959, date de sa fondation, écrit sur les murs ou adopté comme slogan : « Les Français dehors ». L'élue F.N. prête au P.N.O. une attitude xénophobe qui lui est totalement étrangère alors qu'elle est constante dans son propre parti ; c'est un mensonge, une diffamation.
Le P.N.O. est bien, par des moyens exclusivement démocratiques, pour l'indépendance d'une Occitanie réunifiée, dans le cadre d'une République fédérale décentralisée. Cette dernière donnera aux citoyens "français" et aux étrangers qui le désirent la citoyenneté occitane. Il n'est donc pas question pour un parti ethniste et inter-nationaliste comme le nôtre de mettre dehors qui que ce soit en raison de ses origines.
Bien sûr, nous attendrons de tous les habitants sous juridiction de la République Occitane, si comme nous l’espérons elle voit le jour, qu’ils se conforment à ses lois.
Parti de la Nation Occitane
B.P 44
F30201 Bagnols sur Cèze
Tél. 04 66 82 71 94
president@p-n-o.org

version en Occitan


 


par Papadoc publié dans : occitanie communauté : Occitania
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 26 novembre 2007

La Région soutient le développement des calandretas


La Commission permanente de la Région Midi-Pyrénées du 15 novembre, réunie sous la présidence de Martin MALVY, a adopté un ensemble de subventions d’un montant total de 185 000 euros pour le fonctionnement des calandretas.
La Région soutient la fédération Midi-Pyrénées des calandretas dont l’objectif est la diffusion de l’apprentissage de l’occitan en région.
Cette fédération contribue à l’ouverture de classes d’occitan dans les établissements et à l’animation pédagogique et culturelle.
Depuis 1998, le budget régional consacré à la culture occitane a augmenté de 50 %, pour atteindre aujourd'hui un million d'euros, hors investissements. Les efforts se sont notamment portés sur la valorisation et la transmission de la richesse patrimoniale occitane, plus particulièrement en direction des jeunes, et sur le soutien des actions innovantes dans le domaine de la pédagogie et de la création artistique.
Source: Région Midi-Pyrénées

par Papadoc publié dans : occitanie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 18 mai 2007
Au « peuple vigneron »

Voici le texte de la déclaration:

«Peuple vigneron, cela fait cent ans que tu luttes pour ta survie et que rien ne change, que tu dors sur des cailloux pendant que d'autres font gonfler leur mate­las à ton détriment, contrôlés par la mafia commerciale du négo­ce et de la grande distribution dont la seule règle est de saigner à blanc la viticulture. Cela suffit. Les présidents des organisa­tions professionnelles se gavent sur le dos de leurs adhérents et ne servent que leurs intérêts professionnels ( ... ).Prenez garde, tous tes acteurs de la filière seront visés! Pour cela nous appelons le peuple vigneron à radicaliser l’action. Car toutes les autres formes de revendication ont montré leur inefficacité. Nous demandons à Monsieur le président de la République de tenir ses promesses électorales car si par hasard Monsieur Sarko­zy n'allait pas dans le sens des intérêts viticoles, il porterait I'en­tière responsabilité de ce qui se passera. Vignerons, nous vous appelons à vous révolter. Nous sommes au point de non retour. Soyez les dignes descendants des révoltés de 1907 où des gens sont morts pour permettre aux générations futures de vivre de leur labeur (. .. ). L'ultimatum: si dans un mois rien n'a changé, que les prix du vin ne sont pas repartis à la hausse, les vignerons sortiront du maquis et passeront à l'action: Volem viuvre de nostre mestier».
"CRAV"
par papadoc publié dans : occitanie
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 18 mai 2007

Des viticulteurs du "Crav" lancent un "ultimatum" à Nicolas Sarkozy

Vue prise le 31 mars 2005 des dégâts provoqués par un attentat du Comité régional d'action viticole (CRAV) contre la direction régionale de l'Agriculture à Montpellier

Dominique Faget AFP ¦ Des viticulteurs du CRAV (Comité régional d'action viticole) ont lancé un "ultimatum d'un mois" à Nicolas Sarkozy et appelé les vignerons à "passer à l'action" si le président de la République "ne va pas dans le sens de l'intérêt viticole", lors d'une conférence de presse clandestine tenue par des hommes cagoulés, diffusée jeudi sur France 3 Sud.

 

Des viticulteurs du CRAV (Comité régional d'action viticole) ont lancé un "ultimatum d'un mois" à Nicolas Sarkozy et appelé les vignerons à "passer à l'action" si le président de la République "ne va pas dans le sens de l'intérêt viticole", lors d'une conférence de presse clandestine tenue par des hommes cagoulés, diffusée jeudi sur France 3 Sud.

"Nous demandons à M. le président de la République de tenir ses promesses électorales, car si par hasard M. Sarkozy ne va pas dans le sens de l'intérêt viticole, il portera l'entière responsabilité de ce qui se passera", a déclaré un homme se réclamant du CRAV lors d'une conférence de presse clandestine tenue mercredi soir dans la région de Montpellier.

"Si dans un mois rien n'a changé, que les prix du vin ne sont pas repartis à la hausse, les vignerons sortiront du maquis et passeront à l'action", a-t-il menacé.

S'en prenant à "la mafia commerciale du négoce et la grande distribution dont la seule règle est de saigner à blanc la viticulture", le CRAV a prévenu: "Prenez garde, tous les acteurs de la filière seront visés. Pour cela, nous appelons tout le peuple vigneron à radicaliser l'action dans toutes leurs formes de revendication".

La conférence de presse a été enregistrée par une équipe de France 3 Sud emmenée sur place, dans un endroit tenu secret, "dans l'arrière-pays audois ou héraultais", selon un journaliste de la chaîne régionale. "Six à sept hommes cagoulés" se réclamant du CRAV participaient à cette conférence de presse, selon ce journaliste de France 3, seul média présent.

"Vignerons, nous vous appelons à vous révolter. Nous sommes au point de non retour. Soyez les dignes représentants des révoltes de 1907 où déjà certains sont morts pour permettre aux générations futurs de pouvoir vivre de leur labeur. Faisons en sorte que nos enfants puissent connaître la viticulture", a encore déclaré le CRAV.

Le CRAV, qui dénonce la crise de la viticulture de la région Languedoc-Roussillon, a déjà revendiqué de nombreuses actions violentes, notamment en avril 2005 des attentats à l'explosif contre des bâtiments de la direction de l'agriculture à Montpellier. En avril dernier, des engins incendiaires ont été lancés sur des grandes surfaces de la région de Béziers tandis que des inscriptions "CRAV" étaient retrouvées sur d'autres supermarchés de la région.

En février 2006, plusieurs agences bancaires et un bâtiment du Trésor public de l'Hérault avaient été endommagés à la suite d'actions revendiquées par le CRAV, sous la forme de messages inscrits sur les murs tels que "Année blanche, vite, CRAV".

Confrontés à d'importantes difficultés de trésorerie liées à la crise qui frappe le secteur viticole, les viticulteurs réclamaient en 2006 une "année blanche" consistant à reporter leurs dettes.

Des aides à la trésorerie ont été allouées aux exploitations viables mais touchées par la crise, dans le cadre des mesures "conjoncturelles" prévues dans le cadre du plan Bussereau de soutien à la viticulture, annoncé en mars 2006 par Dominique Bussereau, alors ministre de l'Agriculture. Des mesures d'accompagnement de l'arrachage du vignoble ont également été prises.

© 2007 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 17/05/2007 - 19h49

dernière mise à jour : 17/05/2007 - 21h32

par papadoc publié dans : occitanie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 26 mars 2007
Les Occitans sont-ils dangereux ? (coup de gueule !)




« Toulouse Mag » est-il le magazine du communautarisme jacobin ?



Je viens de prendre connaissance du dossier de « Toulouse-Mag » intitulé : « Occitans : qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Sont-ils dangereux ? » 
Citoyen européen de l’Etat français et surtout titulaire d’une carte d’identité de citoyen du Monde, je tiens à témoigner ici de ma nationalité occitane.
L’occitan est en effet la première langue que j’ai entendue dans mon entourage familial dès ma naissance. Mes grands-parents ne communiquaient qu’en occitan entre eux, ce qui ne les empêchait pas –bien au contraire !- de parler et d’écrire un français très correct (sans fautes d’orthographe et avec une connaissance remarquable des « passé simple » comme des « imparfait du subjonctif » !)… tant il est vrai , comme l’écrivait Jean Jaurès en 1911 qu’il faut apprendre aux enfants la facilité des passages d’une langue à l’autre  (occitan/français) et que le bilinguisme est un problème de la plus haute importance pour l’expansion économique comme pour l’agrandissement intellectuel de l’Occitanie.
 
Or je suis particulièrement choqué de la légèreté, des préjugés et des sous-entendus malsains de l’ « enquête » menée par Philippe Hugon, qui manifestement ne connaît pas le sujet dont il parle, ni sur le plan géographique, ni sur le plan historique, ni sur le plan politique. Je me permets donc de vous livrer quelques-unes de mes réflexions.
 
Le Val d’Aran n’est pas situé en Italie… mais il est le prolongement du Comminges, à quelques lieues au sud de Toulouse, au cœur des Pyrénées, là-même où la Garonne prend sa source ! Et les enfants du Val d’Aran sont en capacité, eux, de parler quatre langues : l’occitan (langue co-officielle), le catalan (Le Val d’Aran fait partie de la generalitat de Catalunha), le castillan (Le Val d’Aran est sur le territoire de l’Etat espagnol !) et le français frontalier… Alors que, non loin de là, à Toulouse nos enfants, monolingues aujourd’hui, sont de malheureux handicapés linguistiques auxquels on impose quelques balbutiements d'anglais informatisé, tout en faisant croire aux parents qu'on fait du bilinguisme !
 
Contrairement à ce que croient certains, l’Occitanie ne se réduit pas à Midi-Pyrénées –région administrative artificielle-, mais, comme son nom l’indique, elle est le domaine de la langue occitane, qui fut la première langue romane constituée en Europe dès les 9e – 10e siècles, « la langue même de la poésie », comme l’écrivait Dante, et qui s’est répandue grosso modo de l’Atlantique aux vallées alpines d’Italie, et de la Loire aux Pyrénées. 
Faut-il rappeler à ce sujet que cet espace géographique et linguistique correspond au diocèse civil de Viennoise –dit des sept provinces- dans la Préfecture romaine d’Arles à partir du 4e siècle, face au diocèse des Gaules qui s’étendait, lui, de la Loire à l’embouchure du Rhin ? Faut-il rappeler aussi que, dans ce même espace, Toulouse fut dès le 5e siècle la capitale d’un royaume aquitain dont les Wisigoths firent la première puissance de l’Europe occidentale ?
L’occitan, comme toutes les langues du Monde, y compris le français, est constitué de dialectes (… et non pas de patois) : du gascon au provençal et du limousin ou de l’auvergnat au languedocien… qui correspondent aux divers peuplements historiques de ces régions occitanes.
 
Il est surprenant de voir un journaliste regretter que les Occitans ne se contentent pas de collectionner « les images pieuses du passé et le folklore », s’étonner qu’ils « interviennent dans les luttes pour l’emploi, contre le nucléaire …», s’offusquer de voir un jour « l’Occitanie jouer un rôle dans l’Europe communautaire » et découvrir que les Pyrénées ne sont pas une frontière !…, ce qui n’empêche pas ce même « journaliste » de considérer les Occitans comme de « dangereux activistes d’un nouveau communautarisme, de militants opportunistes, de minorité agissante et de lobbies qui manient particulièrement bien la conjoncture et les réseaux »… On croirait lire la prose de certains éditorialistes contre les Juifs à une certaine époque !!!
 
Alors plus sérieusement, qu’est-ce donc qu’un Occitan, sinon tout habitant de l’Occitanie, qu’il soit de souche historique occitane ou un immigré même d’origine parisienne… à condition qu’il ne se comporte pas en franco-gaulois donneur de leçon sur un territoire à coloniser, comme l’ont fait malheureusement au 19e siècle les nationalistes jacobins, tel Jules Michelet –un des pères, avec Lavisse, de l’Histoire dite de France- qui, à propos de la guerre contre les Albigeois, dénigrait les Occitans en ces termes : « Les mangeurs d’ail, d’huile et de figues rappelaient aux croisés (de l’Ile de France) l’impureté du sang mauresque et juif… et le Languedoc leur semblait une autre Judée ».
 
Alors je dis : oui je suis occitan dans toutes mes tripes.
Oui l’uniformité m’ennuie et la diversité me réjouit !
Oui je préfère un vrai cassoulet à la bouffe insipide du Mac-Do.
Oui j’aime les tuiles « canal » sur ma maison toulousaine et je respecte les ardoises des toitures pyrénéennes… ou parisiennes.
Oui j’aime la langue française mais j’apprécie l’expression de toutes les langues de France.
Oui j’ai conscience de défendre le français et la démocratie face à l’impérialisme de l’anglo-saxon en préconisant le développement du bi- et multilinguisme dans tous ses aspects.
Oui les centralistes ont volontairement « génocidé » les langues de France et ils ne se rendent même pas compte que cette même logique entraînera inéluctablement la disparition du français au profit de l’anglais américanisé…
Oui l’Etat jacobin style 19e siècle c’est périmé et il ne peut pas être question de créer un Etat jacobin occitan !…
Oui l’autonomie des régions, c’est-à-dire la gestion directe de nos affaires est une exigence démocratique… et républicaine pour mieux maîtriser nos ressources humaines, sociales, énergétiques, environnementales, … en s’appuyant sur les réalités culturelles, dans le cadre de la Communauté Européenne.
Oui la redéfinition des compétences de chaque structure politique et administrative depuis l’Europe jusqu’à la commune en passant par l’Etat et la région est d’une impérieuse nécessité.
Oui, comme pour les langues territoriales, la diversité des énergies renouvelables est préférable au tout-nucléaire jacobin.
Oui le nationalisme jacobin est des plus dangereux : responsable depuis deux siècles de millions de morts dans des guerres de conquêtes impériales en Europe, de colonisations et décolonisations en Asie et en Afrique, de deux guerres mondiales (Voir les intransigeances du nationalisme français dans le Traité de Versailles vis-à-vis de la république de Weimar)… 
Oui le communautarisme jacobin totalitaire qui facilite « la mondialisation libérale » est à combattre pour plus de démocratie et de solidarité.
 
Oui il existe encore une vie en dehors des sphères parisiennes, et les indigènes de « province » ne sont ni dégénérés ni folkloristes !
 
A Toulouse, le 12 février 2007
 
Jòrdi LABOUYSSE
Instituteur retraité
Auteur (“Les Wisigoths – Peuple nomade, Peuple souverain“ – Ed. Loubatières)
 
Descendant d’immigrés Aquitains et Grecs, Ibères et Ligures,
Volsques et Romains, Wisigoths et Berbères…
Et aussi d’ « hérétiques » brûlés en 1310 par les Inquisiteurs au service des colons capétiens précurseurs des Jacobins
Et encore de Huguenots pourchassés en 1685 par l’Etat totalitaire de Louis XIV
 
par papadoc publié dans : occitanie
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 22 mars 2007
Enorme succès de la manifestation de Béziers en faveur de la langue d’Oc


A l’appel des six grandes organisations de défense de la langue d’Oc : Calandreta, écoles occitanes associatives laïques - Conselh de la Joventut d'Oc, conseil de la jeunesse d'Oc  -  F.E.L.C.O. Fédération des Enseignants de Langue et Culture d'Oc,   -  Felibrige, mouvement de défense de la Langue d'Oc fondé en 1854 par Frédéric Mistral  -  Institut d'Estudis Occitans, organisme culturel reconnu d'utilité publique  -  Oc-Bi, association de parents d'élèves pour l'enseignement bilingue public
Une trés grande manifestation s’est déroulée à Béziers samedi 17 mars qui a rassemblé au moins 20 000 personnes venues de tous les pays de langue d’Oc : d’Auvergne et de Gascogne, du pays niçois et du Périgord, de Provence et du Limousin, du Languedoc et du Béarn.


         

Dans cette manifestation on a remarqué plusieurs milliers de félibres venus de tous les pays d’oc, et surtout la presque totalité des félibres provençaux et leurs sympathisants, qui n’avaient pas hésité à l’appel du Capoulié (Président) du Félibrige à venir manifester aux côtés de leurs frères des autres pays d’Oc, à montrer que le Rhône n’est pas du tout une frontière !
On a remarqué aussi la présence d’une centaine d’élus ceints de leur écharpe tricolore qui se sont déclarés prêts à demander, aux noms des manifestants, des moyens à l‘Etat pour que la langue d’oc continue de vivre au 21ème siècle.
Dans une ambiance festive un immense cortège de plus de 3 Km de long trés coloré avec ses centaines de drapeaux portant soit la croix occitane, soit les bandes rouges et jaunes de Provence, a parcouru les avenues de Béziers, devenant pour une journée capitale des pays d’Oc.
Un immense cortège qui a surpris tous les observateurs par le nombre trés important de jeunes gens trés motivés, trés décidés, qui du haut de l’estrade ont rappelé (en langue d’oc) qu’en octobre 2005, l’UNESCO, avec le soutien de la France, avait adopté une “Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles” , convention qui s’appuie sur la déclaration des droits de l’homme.
A la suite de ces jeunes gens, les responsables des six associations organisatrices prenaient le relais pour rappeler d’une part les raisons de cette manifestation, et surtout pour interpeller les candidats aux élections présidentielles et législatives pour qu’ils décident enfin de donner des moyens légaux d’existence à la langue d’oc et aux autres langues régionales de France. Pendant cette prise de parole, c’est sans doute le Capoulié du Félibrige, Jacques Mouttet, qui a obtenu le plus beau “score à l’applaudimètre”, littéralement ovationné par la foule lorsqu’il a déclaré, en provençal bien sûr; mais que nous traduisons ici pour la commodité des lecteurs :

« Ce qui nous a amenés ici ? Nous avons une chose en commun : l’attachement à une langue, la langue d’oc. Certains parmi nous la parlent bien, d’autres la parlent un peu moins bien, d’autres encore aimeraient la parler mieux, ou la parler, tout court. Certains savent la lire mais n’osent pas la parler, d’autres la parlent et n’osent pas la lire, encore moins l’écrire. Certains d’entre nous l’ont toujours parl&e