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Vous êtes sur le blog d’une assos humanitaire OCCITANE qui «travaille » au Nord Niger avec les TOUAREG, entre AGADEZ et ARLIT.
Nous apportons une aide à quatres écoles de brousse, en zone nomade : SIKERAT / AZAR / ANOU N’AGAROF /
Vous pouvez aussi nous aider en adhérant à E.O.T, l'adhésion est fixée à 20€ pour l'année. Chèque à l'ordre  de "EOT"  à :  "Entraide Occitano Touarègue" La Cosste"  07700 St Remèze

peuples(bretons-catalans-basques-etc)


Lundi 23 novembre 2009
BEN Pour ceux et celles qui ont oublié un droit reconnu internationalement, le droit à l'autodétermination pour un peuple, je vous redonne quelques articles de la "Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones".
Ce texte est naturellement valable pour nos amis Touareg du Niger et du Mali.
Il est aussi valable pour l'ensemble des peuples dominés politiquement, exploités économiquement, assimilés culturellement.
Des Karen de Birmanie et de Thaïlande  aux Aïnous du Japon, des Sioux ou des Irokwas des USA, des Amérindiens Gés, Panos, Karibs aux Basques, Gallois, Écossais et autres Occitan, nous avons tous le droit d'exister et
de nous constituer en Nation.
Pour lire le texte de la déclaration voici le lien :
http://www.un.org/esa/socdev/unpfii/fr/drip.html

Déclaration des Nations Unies
sur les droits des peuples autochtones


Article 3
Les peuples autochtones ont le droit à l’autodétermination. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel.

Article 4
Les peuples autochtones, dans l’exercice de leur droit à l’autodétermination, ont le droit d’être autonomes et de s’administrer eux-mêmes pour tout ce qui touche à leurs affaires intérieures et locales, ainsi que de disposer des moyens de financer leurs activités autonomes.

Article 5
Les peuples autochtones ont le droit de maintenir et de renforcer leurs institutions politiques, juridiques, économiques, sociales et culturelles distinctes, tout en conservant le droit, si tel est leur choix, de participer pleinement à la vie politique, économique, sociale et culturelle de l’État.

Article 6
Tout autochtone a droit à une nationalité.



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Samedi 21 novembre 2009
Quand les mots « peuple touareg » font peur...

drapeau touareg Je serais encore et toujours surpris par ces soit disant défenseurs des « peuples » opprimés et exploités.
Comment à ce jour, après 3 ans de rébellion, des morts, des mutilés, des emprisonnés, des expulsés, comment ce peut il faire que des organisations de gauche, écologiste et tiers mondiste tel que : Attac, NPA, les Verts, des ONG associations et collectifs Targuinca, Tchinaghen, puissent faire l’impasse sur le mot TOUAREG !
Je viens de trouver un texte appelant à une journée d’information et de mobilisation à Evreux le samedi 28 novembre, et le mot Touareg n’est pas prononcé ou écrit une seule fois.
Je vais remettre les points sur les « İ » à certains (français ou « touareg »).
Que se passe-t-il au Niger, dans l’Etat du Niger, car faut il le rappeler il n’existe pas de nation nigérienne que cela vous plaise ou non. Il existe un Etat artificiel entre les mains d’une majorité Haoussa, et cette majorité Haoussa est entrain de faire disparaître un peuple (le peuple touareg), culturellement, socialement, économiquement, politiquement et physiquement.
Comme par hasard les différentes rebellions, dans l’Etat créé artificiellement par les Français, sont le fait des populations du NORD, et ces populations sont différentes de celles du SUD.
Ce sont les Touareg qui se rebellent car le peuple Touareg est exclu majoritairement du pouvoir (sauf quelques collabos, mais cela se trouve dans tous les peuples).
Tandja et sa clique ont profité de cette dernière rébellion ( à savoir si ce n’est pas Tandja qui tire les ficelles) pour envoyer sa troupe, ces militaires un peu encombrants, au nord du pays pour mater les bandits armés. Pendant ce temps il mettait en place son coup d’état avec la complicité de la France, de la Chine, et l’absolution d’un certains nombre de Touareg qui avaient envie de manger eux aussi leur part de gâteau.
Le Peuple Touareg mérite d’être respecté en tant que Peuple, les Touareg ne sont ni Djerma, ni Haoussa, ni Toubou, ni Arabe... Alors braves gens qui profitez de la misère de ce peuple pour en faire votre fond de commerce politique ou économique, ça suffit ! Osez appeler les peuples par leur nom.
-Les « populations locales du Nord Niger » s’appellent Touareg ou Quel Tamasheq
-Un « peuple sacrifié », il se nomme Touareg
-Ces « populations nigériennes qui ne récoltent que désordres et désolation de ce véritable pillage des ressources de leur sous-sol » ce sont les Touareg.
Et comble de l’idiotie d’un certain nombre de « bobo-gôcho-parisiens » vous osez écrire que les compagnies minières une fois l’uranium épuisé, « quitteront cette région dévastée, désormais impropre au tourisme » !
Que cela vous choque ou non, les Touareg du « nord-niger » ont vécu pendant 3 ans sans le tourisme cette soit disant richesse et ce n’est sûrement pas le tourisme et les touristes qui vont développer le nord-niger !
Pour finir, si les Touareg ne « bénéficient pas des richesses émanant de cette industrie stratégique et très lucrative(uranium)», d’autres peuples du Niger en profitent.
Mais pour vous, étant donné qu’il n’existe qu’une seule lutte « la lutte des classes » vous ne pouvez pas comprendre que la solution à tous ces problèmes passent à minima par une autonomie du peuple touareg, seul habilité à gérer son sous sol, son économie, sa culture, son devenir.
Pellet Jean-Marc

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Lundi 9 novembre 2009
Merci à Tamazgha pour cet interview de M. Boudhan.
Il est à noter que les "turpitudes" de l'Etat Marocain sont du même style que l'Etat Français !
Si la "question berbère" doit rester dans le cadre "culturel", il en est de même en "France" où les Occitans, Bretons et autres doivent eux aussi rester dans le "culturel" et doivent laisser le "politique" aux partis parisiens.
JMP

drapeau amazigh

L’IRCAM représente la plus grande supercherie du vingt et unième siècle

Entretien avec Moha Boudhan

L’association "Identité amazighe" a rendu public le 4 octobre 2008 un document qui apporte du nouveau dans le paysage politique amazigh. Intitulé "Pour un Etat qui tire son identité de la terre amazighe au Maroc", le document déplace, pour la première fois dans l’histoire du mouvement amazigh contemporain, la question de l’identité au niveau de la notion de l’Etat et du pouvoir politique en prônant une "réamazighation" de l’Etat.


Nous avons entretenu, à ce sujet, à Selouan au Nord de Tamazgha occidentale, Moha Boudhan, l’un des membres de cette association et directeur du mensuel amazigh Tawiza.



Entretien.

Tamazgha.fr : Où en est le combat amazigh à Tamazgha occidentale ?

M. Boudhan : On peut dire, sans crainte d’erreur, qu’avec la création de l’IRCAM (Institut royal de la culture amazighe), le 17 octobre 2001, le combat amazigh, si l’on veut continuer à l’appeler ainsi, a été "intégré" avec succès à la nouvelle "politique berbère" inaugurée par le dit institut, ce qui lui a fait, bien sûr, perdre beaucoup de sa combativité.
En effet, le pouvoir a magnifiquement réussi à apprivoiser le Mouvement amazigh et à le vider de son contenu politique qui dérangeait énormément le pouvoir arabiste du Maroc, en lui donnant, grâce à l’IRCAM, une orientation "culturaliste" où les revendications amazighes portent sur la culture, la langue, la poésie, les contes, la chanson, le folklore… et non sur le pouvoir politique, qui continue à être arabe sur une terre amazighe sans être contesté par le Mouvement amazigh, avec pour corollaire l’exclusion politique permanente de l’amazighité sur sa propre terre. Ce qui constitue l’essence de la nouvelle "politique berbère" de la "nouvelle ère" au Maroc : vous, Imazighen, "faites" la culture mais ne faites pas la politique réservée aux seuls Arabes.
L’IRCAM, représentant la nouvelle "politique berbère" du pouvoir, a réussi donc l’apprivoisement et la "culturalisation" la de la cause amazighe, c’est-à-dire sa dépolitisation, en agissant selon les éléments suivant :
- "Décapiter" les "têtes" du Mouvement amazigh en les nommant comme "élite royale" à l’Institut royal de la culture amazighe, avec tous les privilèges matériels et symboliques que procure l’appartenance à une telle "élite royale".
- Le renouvellement de cette "élite royale" tous les quatre ans, incite une grande partie de militants amazighs à être "sages" en renonçant à toute revendication politique et on se contentant des revendications "culturalistes" autorisées par la nouvelle "politique berbère", et ce dans le but de ne pas "salir" le dossier du "militant" qui aspire à être recruté un jour comme membre de l’"élite royale" amazighe.
- Une grande partie des associations amazighes agissent de la même façon et avec la même "prudence" : paraître "sage" et "modérée" dans le but d’établir des "partenariats" juteux avec l’IRCAM qui n’accepte comme "partenaires", parmi les associations amazighes, que celles qui ont fait preuve de leur conformité à la nouvelle "politique berbère" que supervise l’IRCAM.
- En outre, cet IRCAM joue le rôle de "courtier" qui marchande les militants et associations amazighs pour les rallier à la nouvelle "politique berbère" en les soudoyant sous couvert d’argent alloué aux "activités" culturelles amazighes et à la "recherche" et en leur miroitant des postes de travail à l’IRCAM et des "partenariats" très lucratifs.
Tout le danger de l’IRCAM réside dans cette politique "incitative" qui encourage, usant de l’argent, les associations et militants amazighs à adhérer à la nouvelle "politique berbère". C’est-à-dire "militer" pour tamazight comme le veut le pouvoir arabe et conformément à ses intérêts et non à ceux de tamazight. C’est pourquoi cet institut (IRCAM) représente la plus grande supercherie du vingt et unième siècle visant tamazight, après l’autre grande supercherie du vingtième siècle qui est le mythe dit "Dahir berbère". Malheureusement cette supercherie (Celle du 21ème siècle) n’aurait jamais réussi sans la bénédiction et la collaboration de certains "grands" militants amazighs.
Un re-décollage du combat amazigh exige donc, comme condition sine qua non, la rupture totale et définitive avec la nouvelle "politique berbère" qui a neutralisé le combat amazigh en le dépolitisant. Il faut revenir à l’essence politique du problème amazigh en posant la question de l’identité, non pas des individus ou des groupes ethniques, mais de l’identité de l’Etat. C’est ce qu’a fait l’association "Identité Amazighe" en publiant le document "Pour un État qui tire son identité de la terre amazighe au Maroc".


Comment expliquez-vous cette facilité de la monarchie à corrompre ceux qui sont censés être l’élite amazighe ?

Avec la même facilité par laquelle la Monarchie avait réussi à "corrompre" ses irréductibles adversaires des années 70 – 80, appartenant aux partis d’opposition de cette époque, dont certains ont été même condamnés à mort, comme l’ex-premier ministre Abderrahman Youssoufi devenu, depuis sa nomination premier ministre par Hassan II, plus défenseur du Makhzen que le Makhzen lui-même. En effet, ce dernier a pu domestiquer et "makhzéniser" ses anciens ennemis qui remplissaient jadis les prisons, comme Benzekri, Herzni, Salah Elouadi, Serfati… etc. Les moyens de cette domestication facile, c’est, bien sûr, l’argent que ces nouveaux serviteurs de la monarchie, qu’ils combattaient hier, reçoivent à flots en les nommant dans des postes à des millions par mois. C’est là la capacité extraordinaire du makhzen à s’adapter aux situations hostiles et en tirer profit.
En ce qui concerne l’"élite amazighe", en plus de l’argent qui coule avec abondance à l’IRCAM, et qui est employé pour corrompre cette élite, il faut reconnaître que la nature "culturaliste" des revendications amazighes depuis "la charte d’Agadir", explique, en partie, cet apprivoisement facile de cette "élite" amazighe. Celle-ci revendiquait l’enseignement de tamazight, son introduction dans les média… C’est ce qu’a fait la monarchie. Donc, pour cette "élite" amazighe, le pouvoir ne les a pas domestiqués, il a, au contraire, répondu à leurs revendications. Voilà le contenu pratique de la politique berbère. Cette politique est un autre moyen qui a fait preuve de son efficacité pour apprivoiser les "militants" amazighs.


Le document intitulé "Pour un Etat qui tire son identité de la terre amazighe au Maroc" semble très critique et propose une nouvelle stratégie de "survie". Est ce que vous pouvez nous éclairer sur ce point ?

Avant de vous répondre, j’aimerais faire une petite rectification concernant le mot "survie". Le but du document n’est pas la "survie" de tamazight. Pourquoi ? Parce que la "survie", selon le dictionnaire, c’est le "fait de se maintenir en vie dans un environnement naturel mortifère". Dans ce cas le "survivant" ne cherche qu’à rester en vie, même marginalisé, humilié, privé de ses droits et sans aucune dignité… La "survie" est donc une "vie moindre", une "vie" qui manque de vie. C’est cette situation de "survie", ou de "vie moindre", que vit l’amazighité actuellement. Elle "survit" mais ne vit pas. Pour continuer à rester en vie, elle est humiliée, marginalisée, privée de ses droits et sa dignité. C’est une survie donc et non pas une vie. Cette situation de "survie" est créée et maintenue par la nouvelle politique berbère que mène l’IRCAM dont le but est justement de faire en sorte que tamazight "survive" tout en l’empêchant de "vivre" pleinement.
Le nouveau projet que propose notre document, c’est donc redonner la vraie vie à tamazight en la sortant le l’état de "survie" dans laquelle la maintient la nouvelle "politique berbère" du pouvoir arabiste au Maroc.
Comment faire passer tamazight de la "survie" à une vie vraie et pleine ? Tout simplement, en la faisant passer de la "politique berbère" à une vraie "politique amazighe". Comment réussir ce passage de la "politique berbère" à la "politique amazighe" ? En revenant au contenu politique, et non culturel, de la question amazighe. En quoi consiste ce contenu politique de la question amazighe ? Il consiste en des revendications, non pas culturelles, mais politiques aspirant à l’exercice du pouvoir par tamazight en tant qu’identité de l’Etat au Maroc.
La nouveauté du document est qu’il déplace, pour la première fois dans l’histoire du Mouvement amazigh, la question de l’identité du niveau des individus et des groupes ethniques, au niveau de l’Etat et du pouvoir politique. Ce qui fait de cette revendication de "réamazigher" l’Etat une revendication de référence, première et originelle qu’il suffit de satisfaire pour que toutes les autres revendications (comme l’enseignement et la constitutionnalisation de tamazight par exemple) soient toutes réalisées automatiquement parce qu’elles sont incluses dans la grande revendication de référence, la première et l’originelle qui concerne l’identité de l’Etat. Nous sommes partis du constat selon lequel l’identité, partout dans le monde, se définit essentiellement par le territoire et non pas par la race et l’appartenance ethnique. Ainsi, lorsque je dis que je suis d’identité amazighe, cela ne veut nullement dire que je porte des "gènes" amazighs, que personne d’ailleurs ne peut prouver. Cela veut dire simplement que j’appartiens à la terre amazighe du Maroc. Mon identité est donc amazighe, suivant l’identité de la terre, où je vis comme y ont vécu mes aïeuls, même si mes origines raciales ne sont pas vraiment amazighes. Cette identité territoriale est représentée dans chaque pays par l’identité de l’Etat de ce pays de qui tire cet Etat son identité. Ceci est valable pour tous les pays et les Etats du monde, sauf en cas de colonisation d’un pays par une puissance étrangère, où ce pays est gouverné par un Etat dont l’identité est différente de l’identité du pays qu’il colonise.
Ici au Maroc, le pays est amazigh. Il n’a jamais été un territoire arabe. Mais le problème c’est qu’il est gouverné par un Etat qui se réclame de l’identité arabe. Ce qui est une anomalie qu’il faut corriger en réinstaurant l’identité amazighe de l’Etat conformément à l’identité du pays qui est amazighe. Cette identité amazighe de l’Etat n’a jamais fait partie des revendications amazighes. On revendique toujours l’enseignement de tamazight, sa constitutionnalisation, une télévision amazighe, son emploi dans l’administration et les tribunaux, etc.… A supposer que toutes ces revendications sont exaucées, pourtant cela ne change rien à l’identité arabe de l’Etat au Maroc, ce qui signifie que l’exclusion politique – et non culturelle et linguistique – de tamazight se poursuit.
En plus, ces revendications, parce qu’elles sont culturelles, linguistique et ethniques, font paraître Imazighen comme une minorité ethnique qui revendique la reconnaissance des ses droits culturels et linguistiques en tant que groupe ethnique ayant des droits spécifiques. Voilà ce qui met à l’aise le pouvoir arabiste au Maroc : si Imazighen sont une minorité, c’est par rapport à une majorité "arabe" que cette minorité amazighe sollicite de reconnaître ses droits en tant que minorité ethnique. Donc, ce sont ces revendications culturelles, linguistiques et ethniques du Mouvement amazigh qui consolident l’identité arabe au Maroc en tant qu’identité de la "majorité" et affaiblit du même coup, Imazighen en en faisant une petite minorité.
Voilà pourquoi le pouvoir arabiste ne trouve pas d’inconvénient à répondre à ces revendications culturelles amazighes puisqu’elles ne constituent aucun danger sur le pouvoir politique qui reste exercée au nom de l’identité arabe. Ainsi est le contenu même de la nouvelle "politiques berbère" : Le pouvoir politique continue d’être accaparé par les arabistes et exercé au nom de l’appartenance arabe que représente l’Etat arabe du Maroc tout en feignant de reconnaître à la "minorité" amazighe ses droits ethniques et culturels. Voilà où mène ce type de revendications que le Mouvement amazigh arbore depuis les années soixante-dix du siècle dernier.
Il faut donc revenir à la question de l’identité de l’Etat qui doit être une identité amazighe. Voilà, en gros, le contenu du document. Le pouvoir politique doit redevenir amazigh, c’est-à-dire être exercé au nom de l’identité amazighe qui est l’identité de la terre amazighe où s’exerce ce pouvoir. Cela ne veut pas dire que les responsables politiques qui exercent le pouvoir doivent être racialement amazighs, non, cela veut dire simplement qu’ils doivent exercer leur pouvoir au nom de l’indenté amazighe représentée par l’Etat amazigh.
Lorsque l’Etat redevient amazigh, suivant la terre amazighe, l’amazighité recouvre sa "vie" et abandonne la "survie" dans laquelle l’ont mises les revendications qui font d’elle l’identité d’une "minorité" alors que la terre amazighe est toujours amazighe dans sa totalité.


Qu’est-ce qui distingue votre initiative de toutes les autres qu’a connu le mouvement amazigh (partis, CNC, Tada …)

La différence est de taille. Tous les autres projets et initiatives (Charte d’Agadir, Le manifeste amazigh, Partis, CNC, Tada, Autonomies régionales…) n’ont jamais revendiqué la "réamazighation" de l’Etat, de sorte qu’il redevienne un Etat amazigh, où le pouvoir est amazigh, c’est-à-dire exercé au nom de l’identité amazighe en conformité avec l’identité de la terre amazighe du Maroc. Cette revendication identitaire portant sur l’identité de l’Etat et du pouvoir politique, et non sur l’identité des individus et des groupes ethniques, est quelque chose de totalement nouveau dans l’histoire du MA qui n’a jamais demandé, dans ses communications et ses documents, à ce que l’Etat marocain soit un Etat amazigh. Voilà ce qui distingue notre initiative de toutes les autres.


Que pensez-vous de l’initiative du groupe de militants qui avaient rendu publique une déclaration dans laquelle ils font savoir qu’ils vont donner naissance à une structure politique ?

Je ne pense que du bien. Ce n’est pour le moment qu’un projet de rencontre pour débattre de la nature de cette structure. Nous, nous sommes déjà invités à participer à cette rencontre. Nous comptons défendre notre point de vue lié à la problématique de l’identité de l’Etat qui doit être un Etat amazigh parce qu’il gouverne un pays amazigh. Nous espérons que cette structure politique, quelque en soit la forme, aura des objectifs orientés vers le combat pour la reconstruction d’un Etat amazigh comme nous l’affirmons dans notre document.


Revenons au Mouvement amazigh, nous constatons qu’aucune de ses revendications n’avait été satisfaite après plusieurs décennies de combat. Devrons-nous, désormais, faire du combat pour la souveraineté l’un de nos buts stratégiques ?

Je ne partage pas l’idée selon laquelle "aucune des revendications du MCA n’avait été satisfaite après plusieurs décennies du combat". Le pouvoir arabiste a su, comme je l’ai expliqué auparavant, répondre à certaines revendications culturelles et linguistiques amazighes. Par exemple on ne peut pas nier la décision de l’Etat d’introduire tamazight à la télévision, d’enseigner tamazight avec son alphabet tifinagh, même si cet enseignement connaît beaucoup de problèmes. Ces accomplissements au profit de tamazight les revendiquaient le MA depuis la charte d’Agadir (1992) et ne se sont réalisées qu’à partir de la création de l’IRCAM.

Donc la question est de savoir si des revendications amazighes ont été satisfaites ou non. La question c’est dans quel sens le pouvoir a répondu à ces revendications. Dans le sens de la nouvelle "politique berbère" qui traite Imazighen comme une "minorité" revendiquant la reconnaissance de leurs doits spécifiques. Le paradoxe, c’est que cette situation de minorité est entérinée par les revendications amazighes qui corroborent cette situation qui ne menace en aucun cas le pouvoir arabiste puisque ces revendications ne contestent pas ce pouvoir et n’aspirent pas à le remplacer par un pouvoir amazigh, c’est-à-dire exercé au non de l’identité amazighe de la terre amazighe du Maroc. Quand le pouvoir sera exercé au nom de l’amazighité, cela signifie effectivement que celle-ci a recouvré sa pleine souveraineté, ce qui veut dire la fin de la "politique berbère" d’origine étrangère comme le mot "berbère", et le début de la "politique amazighe" qui est une politique nationale exercée par imazighen eux-mêmes, comme le mot "amazigh" qui est d’origine proprement amazighe et interne, contrairement au vocable "berbère" venu de l’extérieur.
Le recouvrement de la souveraineté amazighe est inséparable du recouvrement de l’identité amazighe de l’Etat. Voilà sur quoi doivent porter les revendications amazighes pour sortir de la "politique berbère" d’origine étrangère.


Quel accueil le Mouvement amazigh a réservé à votre document ?

Un accueil mitigé sans grand enthousiasme chez les associations amazighes. Cette attitude s’explique par plusieurs raisons :
- Premièrement, le document est encore nouveau. Or les idées nouvelles requièrent plus de temps pour qu’elles se répandent et soient comprises et assimilées.
- Certains militants et associations amazighs se cramponnent de façon tellement forte à leurs positions vis-à-vis de l’amazighité qu’ils ne peuvent y renoncer, les dépasser, les faire évoluer ou les remplacer par d’autres positions plus novatrices et plus utiles à l’amazighité. Parce qu’ils considèrent ces positions comme leur "capital" personnel qu’ils doivent protéger, préserver et "fructifier" en organisant des colloques et des activités autour de ce "capital", dont certains exemples sont : "la charte d’Agadir", "le manifeste amazigh", "les peuples autochtones", "l’autonomie des régions amazighes", "la laïcité", "le parti amazigh"… Ces questions qui portent sur des sujets partiels, sectoriels et secondaires constituent une vraie entrave à la position de la question générale, globale et fondamentale de l’exclusion politique de l’amazighité, qui est la question de l’identité de l’Etat au Maroc. En effet, le recouvrement de l’identité amazighe de l’Etat au Maroc entraîne et implique une solution immédiate à toutes ces petites questions "sectorielles" et partielles.
- Beaucoup de militants et associations amazighs surtout, ne veulent pas "salir leur dossier" vis-à-vis du temple IRCAM en adoptant une nouvelle conception de l’identité qui est l’opposé direct de la nouvelle "politique berbère" que dirige l’IRCAM. 
Ce qui explique que les militants indépendants ont accueilli favorablement le document duquel ils s’inspirent et auquel ils se réfèrent dans leurs écrits publiés dans des journaux ou sur Internet. Dans ces écrits, un nouveau débat sur l’identité commence à s’installer où l’élément "terre" est central dans ce débat et où le politique, lié à l’Etat et l’exercice du pouvoir ; prend la place du culturel et du linguistique.
Nous sommes optimistes et confiants dans l’avenir. Parce que nous croyons que le mensonge ne peut pas continuer à tromper toujours les gens, sinon il n’y aurait jamais de science et de vérités. À un moment ou un autre, la vérité finit toujours par éclater au grand jour. Il viendra donc un jour où le Mouvement amazigh fera de la "réamazighation" de l’Etat sa principale revendication parce qu’il aura pris conscience que c’est par la satisfaction de celle-ci que toutes les autres revendications seront automatiquement satisfaites.


Propos recueillis par :
Lhoussain Azergui.

sur Tamazgha

 

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Lundi 9 novembre 2009
L’Allemagne vingt ans après la chute du Mur de Berlin.
mur de berlinPour les générations nées après la deuxième guerre mondiale, la division de l’Allemagne devenue concrète en 1961 avec la construction du mur séparant à l’Ouest la République fédérale allemande avec une économie de type capitaliste et à l’Est, la bien mal nommée République démocratique allemande avec un régime de type socialiste soviétique, paraissait de voir durer peut-être un siècle pour reprendre la prédiction faite à l’époque par Mikhail Gorbachev, secrétaire général du Parti Communiste soviétique.
Cette division n’était qu’un exemple, ô combien symbolique, de la division du monde en deux blocs antagonistes, les Etats Unis et leurs alliés d’une part, l’Union Soviètique et ses satellites d’autre part.
C’était compter sans la volonté des peuples qui, après l’échec de la révolte ouvrière de 1953 à Berlin Est, a fini par venir à bout du Mur de Berlin, annonçant l’effondrement de la RDA, puis l’éclatement de l’Union soviétique en 1991, prévu longtemps avant par François Fontan.
Vingt ans après, l’Allemagne est réunifiée mais les disparités économiques et la méfiance réciproque demeurent entre les deux anciennes Allemagnes.
Le Parti de la Nation Occitane pour qui l’existence d’une langue autochtone est le signe de l’existence d’une nation, considère que la réunification de l’Allemagne a masqué le clivage Nord- Sud, plus précisément entre une Allemagne du Nord dont la culture et la langue d’origine, le Platt Deutsch, sont proches de la langue et de la culture néerlandaises et une Allemagne du Sud linguistiquement et culturellement proche de la Suisse alémanique et de l’Autriche.
L’Allemagne du Nord serait donc en fait le prolongement de la nation néerlandaise.
Ce clivage reste un tabou de la politique allemande d’autant que l’unification politique de l’Allemagne s’est faite par la Prusse qui justement n’est pas allemande à l’origine.
Cette division souterraine trouvera t-elle un jour une traduction politique ?
C’est aux peuples d’en décider.
Quoi qu’il en soit, la leçon à tirer de la chute du Mur est qu’on ne peut séparer par la force ceux qui veulent vivre ensemble.
Cela vaut pour la Corée qui sera réunifiée un jour et plus près de nous pour la Catalogne et le Pays Basque écartelés entre la France et l’Espagne.
Pour le Parti de la Nation Occitane, l’Occitanie elle-même, placée sous la juridiction de trois Etats, l’Espagne avec le Val d’Aran, l’Italie avec les vallées occitanes du Piémont italien et la France, sera, un jour ou l’autre, réunifiée de manière pacifique dans une République Confédérale.
L’anniversaire de la chute du mur de Berlin que nous célébrons est riche de cette promesse.
Le 6 novembre 2009
PNO

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Dimanche 8 novembre 2009
Le prix littéraire Louis Malassis 2009 a été décerné au SECRET DE LA RABASSIERE, un roman qui explore le monde de la truffe, ses secrets et les passions qu’elle déchaîne.
L’auteur Nicole FAUCON-PELLET née dans une ferme de la Drôme provençale est boulangère dans un petit village ardéchois, à Saint Remèze.
Le boulanger n'est autre que le président de l'association E.O.T, et responsable de ce blog...

Sur Louis Malassis :
Le Breton Louis Malassis (1918-2007), pionnier de l’économie rurale et agro-alimentaire a parcouru le monde à la rencontre des paysans.
Il a été le père fondateur d’Agropolis et d’Agropolis Museum à Montpellier. Auteur de nombreux ouvrages, il note dans sa trilogie paysanne que l’ « on ne nourrira pas la population mondiale avec des paysans soumis, pauvres et sans instruction ».
Le prix littéraire Louis Malassis est attribué conjointement par l'Association Paroles des Paysans du Monde (APPM) et l'Association des Ecrivains et Artistes Paysans (AEAP).

À noter que ce livre met en scène le destin d'une jeune berbère de l'Atlas Marocain de la région d'Imilchil. Mina, l'héroïne, va s'installer et vivre en occitanie provençale. L'histoire se termine dans le "tome 2", "la rabassière au pays des bergers", au nord-niger à Agadez.
À noter aussi que Nicole Faucon-Pellet vient de sortir son dernier roman intitulé "Le fournil de César", roman qui se situe dans le milieu de la "boulange".
La couverture est signée par un ami peintre : Cortedune.

Prix Louis MALASSIS

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