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Vous êtes sur le blog d’une assos humanitaire OCCITANE qui «travaille » au Nord Niger avec les TOUAREG, entre AGADEZ et ARLIT.
Nous apportons une aide à quatres écoles de brousse, en zone nomade : SIKERAT / AZAR / ANOU N’AGAROF / IN JITANE/.
Vous pouvez participer à ce blog en posant des questions, j’y répondrais dans la mesure de mes connaissances.

Vous pouvez aussi nous aider en adhérant à E.O.T, l'adhésion est fixée à 20€ pour l'année. Chèque à l'ordre  de "EOT"  à :  "Entraide Occitano Touarègue"
                                                                          La Coste
                                                                 07700 St Remèze


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Jeudi 26 juin 2008

Les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la Justice ont confié deux lettres aux quatre employés d'Areva qu'ils ont libérés ce mercredi.

Les deux lettres ont été confiées au quatuor d'employés du groupe français Areva, libérés hier mercredi par les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), soit quatre jours après leur kidnapping à Arlit, épicentre de la région uranifère où opère le n°1 mondial du nucléaire civil. L'une est adressée à Anne Lauvergeon, la patronne d'Areva ; l'autre, en des termes analogues, à Nicolas Sarkozy.

 Voici, pour l'essentiel, la teneur du message destinée à la première.

 « Madame,

Nous avons l'honneur de vous informer de l'enlèvement de quatre Français travaillant pour la Cominak à Akokan (Arlit). Il s'agit de... (suivent les noms des intéressés, trois hommes et une femme). Par cet acte, effectué sans qu'aucun coup de feu n'ait été tiré ni aucune violence utilisée, le MNJ entend apporter la preuve que la sécurité de vos installations et de votre personnel ne peut être assurée par l'armée nigérienne.

Aussi voulons-nous vous rappeler que l'exploitation de nos ressources minières ne saurait se faire continuellement alors que les populations autochtones sont exclues, sinon sous-employées, par votre société. Au moment où l'uranium est exploité dans la région d'Arlit, l'armée nigérienne se complaît depuis le début de cette rébellion dans le massacre de populations innocentes, la destruction de leur capital productif (cheptel, commerce, maraîchage), les arrestations arbitraires et les exécutions extra-judiciaires, ainsi que les brimades en tous genres.

Madame, le ciblage de ces quatre Français n'est pas un hasard. Il est guidé par le souci d'avoir des interlocuteurs crédibles, susceptibles de transmettre de façon objective un message auquel la communauté internationale est restée jusqu'alors sourde.

Le MNJ, loin d'être contre l'exploitation des ressources minières , encore moins contre le groupe Areva, comme veulent le faire croire les autorités nigériennes, demande tout simplement une implication des populations autochtones dans la gestion des ressources, y compris l'uranium, pour leur assurer le minimum vital, notamment la disponibilité en eau, l'éducation et la santé, ainsi que le reversement des subsides aux communes concernées et le plein emploi des autochtones entre autres.

L'exploitation doit tenir compte encore une fois des besoins réels de ces communes et de leur mode de vie, de façon à atténuer ou réduire considérablement leurs effets négatifs sur l'environnement (radioactivité, atrophie de l'espace pastoral, rejets toxiques).

Par ailleurs, nous tenons à vous faire savoir que le contrat que vous avez signé avec le gouvernement du Niger n'engage nullement le MNJ, tant qu'une politique de prise en compte des aspirations légitimes des populations du Nord n'est pas une réalité. En effet, le MNJ vous tient pour responsable et/ou complice des injustices commises des décennies durant, tant en terme de gestion que de partage des revenus tirés de l'uranium. Revenus utilisés par le gouvernement du Niger pour l'achat d'arme à des fins de destruction d'un peuple, basée sur des considérations ethniques. Nous vous demandons par conséquent de prendre en compte nos revendications et d'être notre porte-parole auprès du gouvernement et du peuple français pour un règlement rapide, juste et durable du conflit qui nous oppose au pouvoir corrompu et irresponsable du Niger.

Nous vous rappelons que le peuple et le gouvernement français, de par leur histoire, ont une responsabilité dans les injustices subies  par le peuple touareg et seront toujours sollicités pour trouver une solution durable à sa situation. Comptant sur la tradition française et occidentale de respect des droits des peuples à l'autodétermination, nous vous réitérons notre confiance dans la poursuite et l'extension de vos activités au nord de notre pays (...).

Cependant la poursuite de ces activités  et leur extension éventuelle dépendront immanquablement de nos bonnes relations et de la résolution de ce conflit où la France est vivement sollicitée pour apporter son concours.

Tout en comptant sur votre disponibilité, nous vous prions, Madame, de croire en l'assurance de notre franche collaboration. » 

sur l'EXPRESS


par Papadoc publié dans : AREVA communauté : vive le peuple Amazigh !
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Mardi 25 mars 2008
Nord du Niger: message d'alarme d'élus touareg, qui interpellent la France
 
 PARIS, 25 mars 2008 (AFP) - Des élus touareg ont dénoncé mardi à Paris "la situation dramatique" des populations du nord du Niger, victimes des violences entre l'armée et la rébellion et de l'exploitation minière, et ont insisté sur "la responsabilité" de la France dont le groupe Areva exploite l'uranium nigérien.

    "Nous sommes ici pour vous apporter le message d'un peuple en détresse et pour mettre le peuple français devant ses responsabilités historiques", a déclaré Issouf ag Maha, maire de Tchirozérine (nord), lors d'une conférence de presse dans les locaux de l'Assemblée nationale.
    "Il n'y a plus de place pour les populations", victimes du conflit entre le gouvernement nigérien et la rébellion touareg, et touchées par l'exploitation minière à outrance de la région, a-t-il dit.
    "La France a une part de responsabilité à travers la présence d'Areva", numéro un mondial du nucléaire civil, et premier employeur privé du Niger.
    "Il ne s'agit pas de nous insurger contre le géant du nucléaire, mais de dire qu'on est là, qu'on existe", a-t-il dit.
    Rappelant que des dizaines de permis de recherche et d'exploitation ont récemment été octroyés par le gouvernement de Niamey, il a évoqué "les terres spoliées" des touareg, et les conséquences sur l'économie pastorale de la région.
    "Depuis 40 ans, Areva exploite ces richesses, et depuis 40 ans, la vie n'a pas changé" pour les autochtones, a ajouté Rhissa Feltou, conseiller municipal d'Agadez (nord), en mettant aussi en garde sur les conséquences écologiques --pompage des nappes phréatiques, pollution aux phosphates et nitrates...-- de l'exploitation de l'uranium.
    Le député vert Noël Mamère a pour sa part réclamé un moratoire à tout nouveau permis d'exploitation de l'uranium, et accusé Areva de "pratiquer une politique de Ponce Pilate" au Niger, en fermant les yeux sur la répression et les violations des droits de l'Homme.
    "Nous n'avons pas à rougir de ce que nous faisons au Niger", a répondu le porte-parole d'Areva, Jacques-Emmanuel Saulnier, qui participait mardi matin à une audition parlementaire.
    Insistant sur "l'investissement sociétal" --construction d'écoles, de dispensaires..-- du groupe dans le nord du pays, il a également assuré que le projet d'exploitation de l'immense gisement d'Imouraren permettrait de créer 1.400 emplois.
    Le Niger est le troisième producteur mondial d'uranium mais aussi l'un des pays les plus pauvres du monde.
   
   AFP
par Papadoc publié dans : AREVA communauté : vive le peuple Amazigh !
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Dimanche 16 mars 2008
Texte récupéré sur le forum de Agadez Niger

"Mis à part quelques irréductibles, il semble acquis pour tous que la rébellion actuelle est principalement la résultante d'une exploitation "sauvage" et sans réel partage de l'uranium. Les français qui depuis 40 ans exploitent (dans tous les sens du terme), communiquent à l'occasion sur leur bienveillance à l'égard des populations proches: investissement ici où la dans les écoles, l'accès à la santé, l'accès à l'eau etc. ...

Hypocritement mais surement, lesdit communicants font cependant preuve d'une étonnante légèreté quand il s'agit d'avancer des chiffres sur la radioactivité potentiellement générée par les sites d'Arlit et d'Akokan ainsi que sur les effets collatéraux de l'exploitation.
Paradoxalement, sans ignorer les immenses dégats humains et environnementaux induits par cette radioactivité, il serait insensé de ne pas évoquer aussi les "petits à côtés" nécessaires à la préparation sur place du fameux yellow cake.
Les chiffres sont éloquent et se passent de commentaires. Le nord Niger dispose de deux nappes fossiles très importantes. La première, celle qui alimente actuellement les exploitations d'Arlit et Akokan est déjà épuisé à 70% et après l'ouverture prochaines des nouvelles exploitations, c'est environ 40.000 mètres cubes d'eau qui seront utilisés chaque jours pour la préparation et la transformation du miraculeux produit en question ainsi que pour alimenter la centrale de tchiro. 40.000 mètres cubes par jours! soit 14 millions et 600 milles mètres cubes d'eau annuellement!!... Pas mal pour un pays ou l'eau est justement l'une des denrée les plus précieuse....
Selon des sources très sérieuses et scientifiquement prouvées, les deux nappes fossiles, celle d'Arlit et d'Agadez seront complètement épuisées d'ici moins de quarante ans.
40 ans.... c'est à peu près le délai nécessaire à l'exploitation complète du précieux minerai.
Dans quarante ans, Areva et les autres, quiterront le Nord du Niger, ils y laisseront des écoles en dur, des centres de santé équipés, des puits bétonnés, et aussi un désert encore plus aride et inhospitalier qu'auparavant. Un désert ou plus aucune vie ni dévelopement ne sera possible puisque privé de son eau....
Merci Areva pour les quelques embauches de circonstance, merci pour les écoles et les infrastructures subventionnées, bravo pour votre capacité à prospérer à faible coût sur le dos d'une mort annoncée.
Dans 40 ans ou sans doute moins, Les Touareg, Peuls, Hassoua... du nord Niger mourront sans doute avec la fierté cependant de ne pas avoir été sacrifiés impunément. Les états du Nord ont besoin d'une énergie propre et respectueuse de l'environnement... Les naïfs y croient encore, le développement durable est la grande cause du 21 ème siècle, durable certes, mais pour qui?"
Dernière édition par autochtone le Jeu 13 Mar 2008 19:11;

Chers amis,

Je voudrais rebondir sur la dernière phrase de la magistrale intervention de Autochtone. Il s'agit du développement durable.
Cela m'amène à faire plusieurs remarques.

1.S'il existe aujourd'hui une philosophie du développement durable, celle-ci exclut pour l'instant la planification du développement durable de la Mort Ce développement là ne s'est jamais aussi bien porté qu'en notre début de XXI° siécle. Certes, il ne s'agit plus de ces conflits qui ajoutent les millions de victimes à d'autres conflits qui ajoutent eux aussi leurs millions de victimes comme au siècle précédent. C'est beaucoup plus subtil que cela et moins évident dans l'immédiat. Il s'agit d'un pillage et d'une exploitation planifiés et systématiques des sous-sols. Sans entrer dans un débat technique, je prendrais deux exemples.
- Le premier exemple est celui des sols de surface bitumeux canadiens. De par le prix du baril, qui dépasse l'inimaginable, l'exploitation de ressources pétrolières du Nord-Canada devient non seulement imaginable mais qui plus est, fort rentable. Pour cela on rase sans vergogne les forêts pour ne laisser après que cloaques nauséabonds et stériles. Durée de vie : 30 à 40 ans. Après ...
Le second nous concerne directement, nous français. Il s'agit de l'uranium nigérien. De ce que j'ai pu lire, les experts sont d'accord pour dire que les réserves connues seront épuisées dans 30 ou 40 ans. Mais, pour cela, il est nécessaire d'avoir en même temps des réserves d'eau permettant cet exploitation réclamant 25 millions de m2 par an. Or, il semble, de ce que j'ai compris, que pour se faire, on va continuer à exploiter les nappes fossiles ; en particulier la nappe des grès d'Agadès. Selon les experts dans 40 ans "au mieux" l'assèchement sera total en 2050.
"Et le scénario suivant risque fort de devenir une triste réalité : la ville d’Agadez, capitale et sultanat de l’Aïr, sera désertée par manque d’eau et toute forme de développement humain et touristique abandonnée".
Dans 40 ans, l'exploitation minière sera terminée et la Mort viendra prendre ses royalties.

2. Face à cette situation et sachant que l'uranium nigérien fournit 40% de l'énergie des centrales nucléaires françaises, se pose une question fondamentale pour le citoyen et le croyant que je suis : "En quoi suis-je responsable de cette situation ?"
Il me semble que dire "après moi le déluge " n'a pas de sens. Par contre, pour rester dans la métaphore biblique, comment vais-je répondre à cette interpellation de Dieu demandant à Caïn "qu'à tu fais de ton frère ?" alors que celui-ci avait tué Abel ?
Et dire qu'en bonne théologie chrétienne, Dieu a confié la terre aux hommes ... Qu'en faisons-nous ?
Il me semble qu'il y a une double responsabilité. L'une individuelle et personnelle, l'autre collective. Car si on laisse écrire l'Histoire sans prendre les réalités telles qu'elles sont - et non point telles que notre conscience collective veut bien le faire - alors nous sommes non seulement responsables mais coupables. Pour le moins coupables par omission et dans le pire des cas coupables par occultation. Cela m'amène à ma troisième réflexion, qui j'en conviens, dépasse largement le sujet que nous abordons.

3. Je pense qu'en France nous avons besoin de "balayer devant notre porte". Il ne s'agit nullement de faire de l'auto-flagellation mais d'analyser lucidement la relation entretenue avec les pays africains. Beaucoup d'experts tant Africains que Français nous y invitent. Aussi, je vous fais partager les extraits suivants d'un article de Odile Tobner intitulé des développements séparés. Je cite l'essentiel :
[i]"Plusieurs sondages d’opinion récents montrent le renforcement des stéréotypes concernant la façon dont les Français voient l’Afrique et les Africains. Ces deux catégories de sondages illustrent deux traits marquants de la mentalité prévalente en France : le paternalisme et la xénophobie. Les Africains ont besoin de nous chez eux et nous ne voulons pas d’eux chez nous. C’est cela qu’il faut entendre par[i] l’histoire commune et les liens dont parlent M. Sarkozy et son conseiller M. Guaino.
... Si les Français étaient mieux informés, ils nourriraient moins d’illusions sur leur générosité. Serge Michailof, ancien directeur des opérations de l’Agence française de développement, dans son livre À quoi sert d’aider le Sud (Économica 2006) déclare « Les huit dixièmes de l’aide dite directe actuelle, qui est déjà passée de 3, à 1,7 milliard d’euros en dix ans, est virtuelle : elle ne finance pas de vrais programmes d’action ou de coopération. » Il affirme que les chiffres sont « gonflés » en incluant les annulations de dettes, les frais de scolarité des étudiants étrangers et même une partie des dépenses en faveur de la francophonie. Il s’interroge sur le rôle de la France, dont la « forte implication en Afrique » francophone n’a pas empêché la région d’accumuler un « retard de développement important ». Pour dire les choses plus crûment, l’aide est fictive, elle ne sert qu’à promouvoir l’image et les intérêts français et elle a enfoncé les Africains dans la pauvreté.
... L’autre fantasme entretenu dans la population française est celui de l’horreur de l’immigration africaine. Le populisme xénophobe est une corde qu’un politique devrait se garder de faire vibrer, sachant à quelles conséquences cela peut conduire. Manifestement, c’est un thème essentiel de la politique de l’actuel président et de ses proches. Henri Guaino, interviewé par Alain Auffray et Antoine Guiral, le 20 octobre 2007, dans Libération, déclare : « Aujourd’hui, avec l’immigration, la mondialisation, la désintégration du travail, il y a un problème identitaire.
Dire qu’il y a un problème à accueillir des Africains, seules cibles de la loi Hortefeux, mais pas à avoir un président issu de l’immigration hongroise, cela porte un nom. ». [/i][/i]

J'ai été un peu long, aussi veuillez m'en excuser..
Cordialement.
Michel PONS
par Papadoc publié dans : AREVA communauté : vive le peuple Amazigh !
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Mercredi 6 février 2008

Pour info sur le site du MNJ


Licenciements abusifs

 

Le MNJ vient d’apprendre le licenciement de 15 employés autochtones par Areva sur le site d'Imoraren.


Nous avions d’ores et déjà condamné cette pratique à plusieurs reprises, mais cette fois-ci nous constatons, que les mêmes individus qui ont instauré une politique de recrutement ethnocentrique et ségrégationniste à la Somaïr et à la Cominak, continuent de sévir à Imoraren.

Cela est inacceptable.
Le Chef d'Antenne Alain NERO, et Chef de Personnel Ibrahim Souley sont en partie responsable de cette situation que nous condamnons vigoureusement, en vertu du Droit International sur l’emploi des populations autochtones, dans l’exploitation des richesses issues de leurs terres.

Ce responsable a une longue liste de méfaits à sont actif, et le MNJ appelle Areva à réparer cette Injustice dont sont victimes les populations autochtones du nord Niger.

Quant à Ibrahim Souley et Alain NERO, ils sont désormais considerés comme ennemis publics, qui, comme certains contribuent à l’injustice dont sont victimes les Nigériens depuis plus de 40 ans.

Face à une telle agitation, le MNJ saura prendre ses responsabilités.

 

 
par Papadoc publié dans : AREVA communauté : vive le peuple Amazigh !
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Mercredi 6 février 2008

"Entraide Occitano Touarègue" écrit à AREVA :

Date: ven. 01/02/2008 23:05
À: AREVA Webmaster
Objet : Question www.areva.com - FR - pubfaq4303
Pubfaq : n° 4303

Thème : Developpement durable

Question :
Notre association travaille à proximité de Arlit.
Que vont devenir les écoles de SIKERAT et de Anou N'Agaroof où nous sommes impliqués depuis 10 ans ?
Que vont devenir les populations "nomades" de cette région ?
Par avance merci.
Pellet jean marc
Président de E.O.T (Entraide Occitano Touarègue)


Réponse :
Bonjour Monsieur,
Nous avons bien reçu votre message.
Le Projet Imouraren n'entraine aucun déplacement de population, aucune habitation permanente n'existe sur le périmètre aujourd'hui.
Quelques nomades avec leurs animaux traversent la zone de temps en temps.
L'occupation de l'espace par le projet obéira aux lois et règlements du Niger (attribution d'un Permis d'Exploitation avec une autorisation d'occupation du périmètre industriel).
Par ailleurs, les écoles que vous citez sont suffisamment loin du site, la plus proche étant à environ 20 km.
L'impact du projet sur tout l'environnement est pris en compte et traité dans le cadre d'une Etude d'Impact Environnementale complète validée par les experts gouvernementaux et locaux; la population de la commune et de la région y sera associée lors d'une audience publique.
Enfin, dans le cadre du soutien à la région, AREVA finance des actions de développement local avec une enveloppe budgétaire annuelle conséquente et des procédures d'éligibilité des projets cadrant avec les Plans de Développement des Communes. Le projet Imouraren s'inscrit parfaitement dans cette logique.

Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre groupe et espérons vous revoir bientôt sur www.areva.com <http://www.areva.com> .
 
Cordialement,
Le Webmaster AREVA

par Papadoc publié dans : AREVA communauté : vive le peuple Amazigh !
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Vendredi 1 février 2008

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MERCREDI 30 janvier  08   à L'Epervière  (Valence -Drôme) .

Réunion  organisée par la Criirad et le réseau "sortir du nucléaire"à l'occasion du passage en France  de  M.Almoustapha  Alhacen, président de l'association Aghir in 'man  ("sauve ton âme) qui   dénonce les pollutions radioactives sur les sites d'exploitation de l'uranium par Areva au Niger dans l'AÏr à Arlit et Akokan

  Dans le contexte actuel du conflit armé qui sévit dans l'AÏR,l'attention et l'émotion de cette assemblée de plus de 120 personnes étaient palpables.
     Almoustapha nous a fait un historique des activités de l'association soutenue depuis 2001 par la Criirad et a signalé à cause de leur actions les quelques changements survenus dans la protection des travailleurs des sites , mais nous sommes encore loin des applications rigoureuses des consignes de sécurité internationales imposées . ,Areva se défendant de toutes les accusations .
    Le constat de l'état de santé  des personnes ,des animaux et de l'aggravation de la désertification à cause de la disparition de la végétation  , les analyses  de la Crirrad venue malgré les interdictions , à leur risques et périls, sur place ,à deux reprises, prouvent la présence de divers métaux lourds et autres déchets de l'uranate dans les eaux , la terre , la poussière,les ferrailles inutilisées. Un film et des chiffres nous ont été présentés par Mr Chareyron (voir sites Criirad et Sherpa)
    La cause est entendue , nous sommes dans une situation d'urgence catastrophique face à la pollution avérée de ces zones .
    A l'occasion des interventions diverses , la réunion a vite pris le ton de la mise en accusation de la société Areva , et à travers de la politique (françafrique) de la France , et derrière de l'Europe , dans laquelle le secret/énergie , est vite invoqué pour minimiser toutes accusations et surtout interdire la zone aux diverses mesures nécessaires  et investigations sanitaires .
      Pressions et menaces sur les personnes  constestataires , en la personne de Al Moustapha Alhacen sont permanentes,et  nous devons noter son courage et sa détermination.
    Il nous demande un soutien par du lobbying et des compétences scientifiques pour d'autres 'analyses et des mesures dont les résultats doivent peser sur la direction d'Areva .

     M. Rhissa Ag Boula , , ancien ministre du tourisme et de l'artisanat au Niger (voir le Nouvel Observateur de cette semaine),président du parti L'Udps et M.Damdas , coordinateur du "Comité d'Organisation pour une Conférence Internationale sur la Question Touaregue (COCIQT)ont à tour de rôle pris la parole .Ils nous ont bien fait comprendre le désarroi des populations nomades quasiment expulsées de leur zone de paturâge et de vie ancestrale  car le gouvernement a vendu 122 permis d'exploiter à de multiples pays (Canada, Australie, Chine, Afrique du sud, France .pour l'or, le pétrole et l'uranium..)sur le nord d'Agadez . Ils ont bien conscience que c'est à eux , et en particuliers aux touaregs, de réagir  , de dénoncer cette exploitation inconsidérée de leur région .en plus des revendications de base comme:
     la demandes d'écoles, de routes , de moyens de formations pour adultes,...d'emplois  dans les sites d'extraction à minima, de bourses pour les étudiants et de protection des éleveurs nomades;
     Ils lancent un cri d'alarme pour la survie de ces populations du nord Niger (voir sites: MNJ -blogspot - Temoust - forumagadez , questiontouaregue  etc..)
  Pour les raisons que l'on comprend aisément,(collusion Areva/état) les média français sont trés , trés discrets sur ces évènements , (des journalistes nigériens sont  toujours en prison).
    'Une des premières "aides" ou soutien que l'on peut apporter (en dehors du soutien financier nécessaire à la survie de l'association par l'intermédiaire de la Criirad) est la diffusion des informations ; nous y avons été invités par le directeur , M.Desbordes .
    Dans ces zones de désert extrême , il y a de la vie, végétale, animale , et humaine , Ces gens ont une véritable "expertise" dans la survie en milieu aride par leurs  liens à la terre et à leur environnement
     .Le combat du peuple touareg nigérien porte en lui bien des valeurs universelles , de liberté et de dignité individuelles, de choix de culture, de partage , de solidarité ,de fierté et surtout du respect de l'autre.
    , IL existe des sites très bien faits où vous pourrez rentrer dans la connaissance approfondie , de l'histoire, la politique ,la réalité sociale et culturelle du massif de l'Aïr qui est en quelques sorte victimes de ses richesses dans le pays le plus pauvre du monde.
Je vous remercie  et reste à votre disposition
    Françoise Bertrand-Boutonnet -56 avenue paul laurens 26110 NYONS



par Papadoc publié dans : AREVA communauté : vive le peuple Amazigh !
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Jeudi 31 janvier 2008
par Papadoc publié dans : AREVA communauté : vive le peuple Amazigh !
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Lundi 28 janvier 2008

Le président d’Aghir in man a pris des risques pour venir nous informer !

Venez écouter son témoignage et soutenir son association.


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 Almoustapha ALHACEN, président de l’ONG Aghir in Man.

Réunion publique exceptionnelle, mercredi 30 janvier, à 20h30,
au Centre de l’Epervière à Valence,
en présence d’Almoustapha ALHACEN,
qui viendra, malgré les pressions, décrire les conditions
d’exploitation des mines d’uranium dans son pays.

"voir l'article plus bas !"
 
par Papadoc publié dans : AREVA
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Jeudi 24 janvier 2008

Le président d’Aghir in man a pris des risques pour venir nous informer !
Venez écouter son témoignage et soutenir son association.



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 Almoustapha ALHACEN, président de l’ONG Aghir in Man.

Réunion publique exceptionnelle, mercredi 30 janvier, à 20h30,
au Centre de l’Epervière à Valence,
en présence d’Almoustapha ALHACEN,
qui viendra, malgré les pressions, décrire les conditions
d’exploitation des mines d’uranium dans son pays.
 
 
CONTEXTE :
La dernière mine d’uranium française a fermé en 2001. Depuis lors tout l’uranium nécessaire au fonctionnement des réacteurs français est importé de l’étranger.
Le Niger est, avec le Canada et le Kazakhstan, notre principale source d’approvisionnement.
Mais
-dans quelles conditions s’effectue l’extraction du précieux minerai ?
-à quel prix pour la santé des travailleurs et de la population ?
-avec quels impacts sur l’environnement ?
-avec quelles conséquences pour les fragiles ressources en eau potable ?
 
A grand renfort de publicité, AREVA NC et ses filiales nigériennes – SOMAIR et COMINAK – affichent avec aplomb leur stratégie de développement durable, leur respect de l’environnement, leur sens du dialogue et leur volonté d’assumer leur responsabilité sociale et sociétale.  

Derrière le discours de l’exploitant, une réalité : alors que le Niger est le troisième (à vérifier) producteur mondial d’uranium, alors que les mines de la SOMAÏR et de la COMINAK ont produit, des années 70 à ce jour, plus de 100 000 tonnes d’uranium, le Niger reste le pays le plus pauvre de la planète. Il occupe la dernière place du classement établi par les nations unis en fonction de l’indice de développement humain.
 
Implantée en pays Touareg, dans la ville minière d’Arlit, à 850 km au nord-est de la capitale, Niamey, l’association Aghir in man (« le bouclier vivant ») s’est fixé comme objectif d’améliorer l’état de santé, la formation de la population, la condition des femmes et la protection de l’environnement. Comme la plupart des membres, le président de l’association, M. Almoustapha Alhacen, est salarié de la SOMAIR ce qui rend son travail particulièrement difficile.
 
Avec un courage certain compte tenu des pressions de son employeur et de la situation du Niger, il a accepté de venir témoigner de ce qui se passe au Niger et des conditions d’exploitation des mines d’uranium.
 
Il doit faire étape dans différents pays d’Europe afin de lancer un appel à l’aide car son association est menacée de disparition.
Après la Suisse, l’Allemagne et les Pays-Bas, il sera en France du 29 au 31 janvier, à l’invitation de la CRIIRAD qui a mis en place depuis 5 ans un partenariat scientifique avec son association.
 
Après un long bras de fer, AREVA a dû accepter un doublement du prix d’achat de l’uranium du Niger. En contrepartie, le groupe a obtenu l’autorisation d’exploiter l’énorme mine d’Imouraren. L’uranium du Niger représentait déjà plus de 40% de l’uranium produit par Areva. Avec l’exploitation d’Imouraren, le Niger devrait devenir le 2ème producteur mondial. Le dossier uranium est donc loin d’être refermé.
 
Le président d’Aghir in man a pris des risques pour venir nous informer
Faisons acte de solidarité. Soyons présents, en grand nombre, pour écouter son témoignage et soutenir son association.
C’est pour alimenter nos centrales nucléaires que l’uranium est extrait à moindre coûts au Niger. Notre responsabilité est engagée. Ne fermons pas les yeux.
 
Réunion publique à 20h30 - Centre de l’Epervière à Valence - Entrée libre
 
Projection du film « Nucléaire : une pollution durable » (chapitre Niger ; durée : 15 mn)
Interventions :
Almoustapha Alhacen, président d’Agir in man ;
Bruno Chareyron, responsable du laboratoire CRIIRAD (diaporama présentant les résultats de la mission CRIIRAD au Niger) ;
Cécile Chamberland, étudiante, qui rendra compte du stage qu’elle a réalisé à Arlit début 2007.
Débat avec la salle.
 
La réunion publique sera précédée d’une conférence de presse à 15h30 à la CRIIRAD
(Immeuble CIME, 471 av. V. Hugo, Valence - sortie autoroute Valence Sud).
 
 
Pour plus de renseignements : CRIIRAD – Tel : 04 75 41 82 50 – Email : communication@criirad.org.
Contact Epervière : Hôtel de l’Epervière, chemin de l’Epervière, 26000 Valence > voir sur un plan
Tel : 04 75 42 32 00.
 
 

par Papadoc publié dans : AREVA
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Vendredi 30 novembre 2007



/Saint-Pierre(Occitanie)/Arlit (Niger)/, AREVA responsable de la contamination.

Sur l'Obs

Les habitants de Saint-Pierre inquiets de la contamination radioactive de leur village cantalien

AP | 30.11.2007 | 14:36
 

Une étude de la CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) rendue publique vendredi confirme la contamination radioactive de Sa