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Vous êtes sur le blog d’une assos humanitaire OCCITANE qui «travaille » au Nord Niger avec les TOUAREG, entre AGADEZ et ARLIT.
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AREVA


Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 18:08
Afrique, comment ça va avec l’extraction d’uranium ?

agadez Enquête salutaire au Niger et au Gabon où le travail dans les mines fait des victimes. Sans bruit. Un document qui fait froid dans le dos, diffusé ce lundi à 18h et 22h30 sur Public Sénat.
  Dominique Hennequin correspond assez peu à l’image que l’on se fait du grand reporter baroudeur. Bien mis, très discret, voix posée… Pourtant, il a beaucoup voyagé, notamment pour Envoyé spécial. Cette fois, pour Public Sénat, il a pénétré avec Pascal Lorent un des lieux les plus secrets du monde, les mines d’uranium exploitées par Areva à Arlit, au Niger.
  « Notre visite était tellement encadrée, elle m’a rappelé la Corée du Nord », témoigne l’auteur des Deux Corées. Les enquêteurs ont bénéficié d’une opération de communication de la multinationale du nucléaire. Trois jours d’une visite très guidée pour promouvoir les Observatoires de la santé, structures mises en place avec Médecins du monde suite aux revendications d’anciens salariés français relayées par l’ONG Sherpa.
  Car l’extraction du minerai tue. A petit feu. Sournoisement, la pollution engendrée étant inodore, invisible. Et pas seulement à Arlit mais aussi à Mounana, au Gabon, où se déroule la première partie de l’enquête autour des mines fermées en 1999 et des populations abandonnées sur un territoire contaminé. Au Niger, les auteurs ont réussi à rencontrer clandestinement le responsable d’une ONG locale. Et à prouver l’ampleur du danger avec les ingénieurs de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) – « Il fallait une expertise scientifique pour être inattaquables. » Ils sont même passés par l’Algérie pour rencontrer des rebelles touareg exaspérés de voir leurs terres spoliées et polluées.
  Alors, enquête à charge ? Certainement. Pourtant, avec le même calme qui donne sa crédibilité à l’enquête, Dominique Hennequin se défend de tout procès d’intention. « Je ne suis pas contre le nucléaire, j’en utilise tous les jours. Mais comment ne pas être indigné par le sort de ces gens qui meurent en silence, dans la souffrance ? »
  Le déni – à Arlit, il n’y aurait pas eu un seul cas de cancer en quarante ans ! – et la langue de bois opposés par les responsables d’Areva – « On ne connaît aucune victime cachée », s’emmêle toutefois l’un deux – en deviennent indécents. Ils ne parviennent pas à masquer l’inanité du discours convenu, selon lequel le nucléaire est une énergie propre qui assure notre indépendance énergétique. Exploitation d’un pays pauvre, guerre, pollution… l’uranium n’a rien à envier au pétrole, comme le prouve cet excellent reportage, fruit de deux ans d’enquête.

Samuel Gontier

********************

Documentaire « Uranium, l’héritage empoisonné » sur la chaîne Public Sénat

Du lundi 7 décembre au Lundi 21 décembre

Un documentaire de 52’ de Dominique HENNEQUIN, sur l’exploitation des mines d’uranium au Niger et au Gabon par des filiales du groupe AREVA, les conséquences sur la santé des travailleurs locaux et des intervenants Français, la contamination radioactive de l’environnement.
  Enquête de Dominique HENNEQUIN et Pascal LORENT, à laquelle la CRIIRAD a apporté un soutien très actif (interprétation scientifique des éléments, fourniture de matériel de contrôle radiologique, analyse d’échantillons prélevés à Mounana au Gabon, etc.).
  Diffusions sur la chaîne Public Sénat (disponible sur la TNT, câble et satellites) :

o Lundi 7 décembre à 18h30 et 22h30
o Samedi 12 décembre à 22h suivi d’un débat animé par Elise Lucet
o Dimanche 13 décembre à 18h
o Dimanche 20 décembre à 9h
o Lundi 21 décembre à 10h30
petites vidéos sur télérama

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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 09:25
Pour info :
Bonjour,
L’affaire pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale » engagée contre la société AREVA et son Directeur Protection du Patrimoine et des Personnes, Monsieur Thierry d’Arbonneau, sera plaidée en vue d’être jugée le MARDI 23 JUIN, à 13 h 30 devant la XVIIe Chambre du Tribunal correctionnel de Paris.
Vous êtes tous invités à assister à cette audience historique dans les rapports entre AREVA et les Touaregs.
Une conférence de presse se tiendra dans le tribunal à la fin du procès.
Pour plus d'informations voir le communiqué de presse ci-joint.
Bien cordialement,
Comité de Soutien Alhak
Porte Parole : Moussa Bilalan
06 65 54 12 33


***********************

La Société AREVA exploite l’uranium du Niger depuis les années 70 par l’intermédiaire de ses fil iales la Société des Mines de l’Aïr (SOMAIR) et la Compagnie Minière d’Akouta (COMINAK).
Contrairement à ce que prévoient les normes internationales en vigueur et le droit du Niger, les populations Touaregs, sur le territoire traditionnel desquelles ces mines ont été exploitées, n’ont jamais été consultées et n’ont jamais été à même de donner leur consentement préalable, libre et éclairé à ces activités minières. Les impacts de l’exploitation de l’uranium sur la population autochtone Touareg ont été multiples :
• problèmes sanitaires majeurs liés à la pollution radioactive
• contamination du sol et de la ressource en eau vitale pour les populations
• destruction des espaces naturels et de la faune
• spoliations territoriales, déplacements forcés sans indemnisation
• atteinte au mode de vie et à la culture Touaregs
Plus récemment, la quasi-totalité des zones de pâturage et des zones aquifères des Touaregs ont été données en concession à des sociétés minières, dont AREVA, qui s’est vu octroyer des droits d’exploitation sur le nouveau gisement d’Imouraren, pour en faire la plus grande mine d’uranium à ciel ouvert du monde. La première pierre du complexe a été posée le 4 mai dernier.
L’ensemble de ces facteurs est en partie à l’origine de la rébellion Touareg.
À cela se sont ajoutées les multiples violations des droits de l’homme perpétrées par les forces armées du Niger à l’encontre de la population civile Touareg : exécutions extrajudiciaires, tortures, déplacements forcés, destructions de biens nécessaires à la survie de la population civile, etc.
Les conditions de vie auxquelles sont soumises les populations Touareg du Nord Niger sont aujourd’hui de nature à entraîner à plus ou moins long terme leur destruction totale ou partielle.
Les faits poursuivis :
C’est dans ce contexte que, lors d’un colloque organisé le 21 octobre 2008 à Paris par le MEDEF sur le thème Garantir « la sécurité économique », en présence de nombreux chefs d’entreprises et de Madame Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de l’Intérieur, la Société AREVA et Monsieur Thierry d’ARBONNEAU Directeur Protection du Patrimoine et des Personnes d’AREVA ont invité publiquement le Gouvernement français à donner aux autorités nigériennes les moyens militaires « de mater la rébellion des Touaregs, ces hommes en bleu qui font rêver les hommes et chavirer le coeur des femmes mais ne sont qu'une illusion ».
Ces propos, dans un contexte déjà dramatique, en revenaient à nier l’existence même et, a fortiori, les droits de la population Touareg du Nord Niger. L’ASSOCIATION ALHAK-EN-AKAL, émanation de la société civile Touareg du Niger, Monsieur Boutali TCHIWERIN, ancien infirmier Touareg d’Areva, et l’Association MENSCHENRECHTE 3000 E.V ont, dans ces conditions, cité à comparaître devant le Tribunal Correctionnel de Paris la Société AREVA et Monsieur Thierry d’ARBONNEAU pour avoir commis le 21 octobre 2008 à Paris les faits de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, faits prévus et réprimés par les articles 23 et 24 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881.
Par ailleurs, l’Association ALHAK N’AKAL vient de déposer une requête contre la République française devant le COMITE POUR L’ELIMINATION DES DISCRIMINATIONS RACIALES DES NATIONS UNIES à raison de l’activité d’AREVA au NIGER.
Il est demandé au Comité, dans le cadre de sa procédure d’intervention d’urgence, d’enjoindre notamment à la France :
a) d’imposer à sa société AREVA la réalisation d’une étude d’impact « droits de l’homme » dans le cadre de tout nouveau projet minier au Niger et notamment dans le périmètre de la concession d’Imouraren ;
b) d’imposer à sa société AREVA de respecter le principe du consentement préalable, libre et éclairé, des populations autochtones avant toute nouvelle exploitation dans la région du Nord Niger ;
c) d’interdire à sa société AREVA toute nouvelle exploitation sur les terres et aires de pâturage nécessaires aux populations autochtones touarègues et sur lesquelles ces dernières n'auraient pas consenti au développement d’activités minières ;
d) d’assurer une compensation équitable aux populations autochtones touarègues privées de l’usage des zones de pâturage incluses dans le périmètre des concessions ;
e) d’assurer une compensation équitable des impacts environnementaux sociaux et culturels de l’ensemble des sites miniers d’AREVA et de ses filiales subis par les populations autochtones touarègues ;
f) d’assurer un encadrement de ses sites miniers et de ceux de ses filia les, de nature à empêcher que le « développement » de l’activité de sa société AREVA ne nuise à la santé, à l’environnement, à la culture et aux conditions de vie des Touaregs ;
g) de cesser tout soutien direct ou indirect aux auteurs de crimes contre l’humanité perpétrés à l’encontre des populations touarègues.
Cette action se fonde sur l’Observation Générale n° XXIII du Comité pour l’élimination des discriminations raciales et sur la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones.
Pour appuyer l’action engagée et centraliser la communication, le comité de soutien Alhak (le droit) a été créé, avec pour porte-parole Moussa Bilalan Ag Ganta.
Ses représentants seront à votre disposition après l’audience pour répondre à vos questions.

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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /2009 10:31
Pour info :

Areva et les associations SHERPA et Médecins Du Monde ont conclu ce jour un accord "sans précédent" portant sur la création d'observatoires de la santé autour des sites miniers exploités par le groupe nucléaire et d'un Groupe Pluraliste d'Observation de la Santé.

Ce dispositif a pour objet l'étude, en France comme à l'étranger, de la santé des travailleurs dans les mines d'uranium d'Areva et de l'impact potentiel des activités minières sur la santé des populations voisines. Si des cas de maladies imputables à cette activité professionnelle étaient mis en évidence, les soins correspondants seraient pris en charge par le groupe à l'identique de la couverture médicale française.

Présidé par le directeur médical d'Areva, le Groupe Pluraliste est composé de dix membres, experts médicaux et scientifiques, choisis à parité par les associations et par l'entreprise. Il reste ouvert à de nouveaux membres (ONG et experts scientifiques). Le groupe pluraliste rend public ses observations à travers un rapport annuel. Ses analyses se fondent sur les travaux des observatoires locaux de la santé, en cours de déploiement dans les pays où Areva opère des mines. Ces observatoires locaux seront composés d'un conseil d'administration et d'un comité médical, tous deux tripartites (associations, autorités locales et Areva) et seront chargés de la veille sanitaire régionale et du suivi professionnel et post-professionnel des collaborateurs.


(C)  Finance  Plus


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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /2009 10:39
E.O.T janvier 2007 EXPLOITATION DE GISEMENT DE L’URANIUM AU NIGER
Ces impacts environnementaux qui font sonner le tocsin.
  IL y a juste deux semaines, quelques responsables nigériens de la Société d’exploitation de l’uranium, d’Imouraren, avaient animé une conférence de presse en vue de faire étalage des impacts socioéconomiques que les futures activités uranifères engendreraient dans notre pays. Mais derrière tous ces avantages financiers et multiples opportunités d’emplois et d’affaires, expliquent les acteurs de la société civile, se dissimulent d’autres évidences qui méritent d’être sues de tous.
  Ainsi c’est dans le but de mettre à nu les risques et dangers radioactifs auxquels les populations environnantes sont confrontées que, l’ONG nigérienne AGHIRIN’MAN basée à Arlit, en partenariat avec le laboratoire la Commission de Recherche et d’Information Indépendante sur la Radio Activité (CRIIRAD) a organisé tout récemment un atelier de formation au profit des acteurs locaux de la Région d’Agadez. Cet atelier qui a été animé par le responsable dudit laboratoire M. Bruno CHAREYRON, ingénieur en physique nucléaire, a permis aux différents participants de passer au peigne fin les résultats de l’étude d’impact environnementale relative au gisement d’Imouraren et connaître de long en large les grandes menaces de la   radioactivité qui pèsent sur la santé des populations environnantes.
De passage à Niamey et sur invitation du Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire - Publiez ce que vous payez (ROTAB-PCQVP), M. Bruno CHAREYRON a animé une conférence de presse dans la salle de réunion de l’Association Nigérienne pour la Défense des Droits de l’Homme.
Ce dernier a mis à profit cette conférence de presse pour faire le point sur sa mission de travail relative à la radioactivité au Niger de 2003 à 2007, particulièrement dans les cités minières d’Arlit et Cominak, mais surtout sur le site d’Imouraren.
M. Bruno a déclaré que la mission de décembre 2003, suivie des analyses effectuées jusqu’en 2007, ont permis de démontrer que les ferrailles mises en vente dans la ville d’Arlit sont contaminées par la radioactivité.
Si l’on en croît certaines sources dans cette cité minière, ces ferrailles et bien d’autres objets contaminés n’ont pas été repris et mis hors d’état de nuire.
Il a poursuivi en disant que leur mission de 2003 leur a permis de constater à l’époque que même les points d’eau faisaient face à la pollution grandissante du fait de la radioactivité dans ces zones.
Des puits contaminés servent à alimenter les populations et les animaux.
En outre, M. Bruno a déploré le fait que des stériles radioactifs ont été utilisés pour faire des pistes, mais le plus grave c’est que ces routes passent devant l’Hôpital de la Cominak.
Dans le même temps, il a laissé entendre que les deux usines d’Arlit ont produit des déchets radioactifs évalués à environ 30 millions de tonnes et malheureusement laissés à l’air libre. Il suffit d’un simple vent pour que la poussière de l’uranium et bien d’autres gaz comme le NOX dégagé quotidiennement soient répandus dans la ville.
Certes quelques progrès ont été faits, a-t-il dit, pour atténuer le taux de radioactivité, mais beaucoup reste à faire si l’on veut protéger la santé des populations. Pour détecter les stériles radioactifs et les enlever de ces zones, il va falloir avoir à sa disposition beaucoup de moyens, a-til souligné.
S’agissant maintenant de l’étude d’impact environnementale du site d’Imouraren, M. Bruno CHAREYRON a dit que cette zone présente déjà une forte dose de radioactivité du fait que la boue qui provient du sous sol foré est fortement minéralisée en uranium. Une fois remontée à la surface, elle constituera un danger de santé pour les populations.
Selon M. CHAREYRON aucune étude scientifique ne permet aujourd’hui de dire comment AREVA va réussir à gérer efficacement les millions de tonnes de déchets qui seront générées lors de l’exploitation du site d’Imouraren. Il est vrai que AREVA a promis de répandre de la latérite sur ces déchets, mais ce qui est sûr, cette technique ne résistera pas à l’érosion hydrique et éolienne.
A la question de savoir si la CRIIRAD, a été associée dans cette étude d’impact sur le site d’Imouraren, M. CHAREYRON a répondu par la négative, toute chose d’ailleurs qui ne lui permet pas de donner un avis sur le contenu de ce document qui fait environ 4000 pages.
Il a affirmé par la suite que la délivrance du certificat de conformité ne démontre pas que l’étude d’impact qui vient d’être validée ne souffre pas d’aucune anomalie. A l’appui de son affirmation, il a déclaré que l’analyse d’une étude d’impact environnementale, comme celle du site d’Imouraren, est un travail qui nécessite beaucoup d’application et de temps. Il faut dire qu’à la date d’aujourd’hui, la société civile nigérienne n’a pas mené une expertise sérieuse à même de leur permettre de faire une analyse pointue de ce document de 4000 pages. Toutefois, le coordonnateur du ROTAB M. Ali Idrissa, rassure que leur structure envisage de s’adonner à cet exercice difficile, l’objectif poursuivi par le ROTAB est de dévoiler à l’opinion tous les non-dits sur cette étude et interpeller AREVA et l’amener à prendre des mesures d’atténuation des effets de la radioactivité.
Lamine SOULEYMANE
sur "La roue de l'histoire"
du 15/04/09

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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /2009 15:07
Dimanche 11 janvier 2009 à 21.30 (exclusivité soirée) sur France 5

Niger : la bataille de l'uranium


Au nord du Niger, dans une région de plaines désertiques où est implantée Areva, le fleuron français de l'industrie nucléaire, les Touareg ont pris les armes.
Leurs revendications
 : un partage équitable des revenus issus de l'extraction d'uranium et des conditions d'exploitation du minerai qui respectent leur mode de vie, leur santé et leur environnement.
Enlèvements, attaques de garnisons, blocages d'axes routiers névralgiques : ce sont les seuls moyens de pression dont disposent les rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) pour exiger du gouvernement de Niamey une répartition équitable des revenus uranifères. Exploitées depuis quarante ans par la firme française Areva, numéro un mondial du nucléaire, les mines d'uranium du nord du Niger constituent une manne économique pour le sud du pays. Quant aux Touareg et aux 80 000 âmes de la ville d'Arlit, à proximité des sites d'extraction, ils ont « gagné la poussière, la radioactivité, plus de pollution et plus d'atteintes à l'environnement », selon Moussa Tchangari, un militant associatif.

Eau, air, sols : un lourd tribut

De fait, l'eau des puits est polluée par l'acide sulfurique utilisé dans le traitement de la pierre. L'air est chargé de poussières de minerais hautement radiotoxiques. Enfin, des matériaux irradiés récupérés par les mineurs se retrouvent dans les charpentes des maisons, les voitures ou les ustensiles de cuisine. En dépit de preuves tangibles, l'absence de dépistage ne permet pas d'établir l'ampleur de la contamination à l'uranium de la population. Surplombant les activités minières, les vergers de la région agricole de l'Aïr, classée au patrimoine mondial de l'humanité, sont également menacés. Tandis que le gouvernement étend les zones de prospection sans consulter les Touareg qui y vivent, le président du MNJ, Aghali Alambo, appréhende la sédentarisation à laquelle est contrainte sa communauté. « Le nomadisme, c'est notre culture, explique-t-il. Ces gens n'ont pas l'habitude de payer l'eau, le bois, l'électricité. Dans les villes, tout est payant. Et s'ils n'ont pas de travail, il faut qu'ils demandent la charité devant tout le monde. Et ça touche la crédibilité de notre culture. »

Gaëlle Gonthier


Durée 47'

Réalisation Nahan Siby, Frédérique Denis et Stéphane Manier
Production France 5 / Galaxie Presse
Année 2008
voir sur "France 5"

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