Samedi 10 octobre 2009
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Dans un interview de Justine BRABANT du journal Le Quotidien (Sénégal), Ahmed Akoli, secrétaire général de la cellule politique du Mnj en Europe s'exprime
"franchement" sur les dérives de Alambo et de son entourage :
"Ahmed Akoli, secrétaire général de la cellule politique du Mnj en Europe, interrogé par Le Quotidien, estime que Alambo et son entourage «ont bradé les acquis de la lutte menée depuis
bientôt trois ans, et cela sans qu’aucune des conditions qui ont présidé à la naissance du mouvement ne soient satisfaites».
Sous réserve que les dissidents disposent de forces humaine et matérielle suffisantes pour poursuivre la lutte, il semblerait donc que la paix soit loin d’être gagnée au Nord-Niger. A en croire
Ahmed Akoli, la situation pourrait même s’aggraver. Il brandit le spectre d’une possible «explosion générale difficilement maîtrisable si rien n’est fait», et assure que «la lutte
pourra être plus radicale.»
Le Secrétaire général du Mnj en appelle désormais à l’Algérie, la France et le Burkina Faso : ces pays «doivent s’impliquer dans la gestion de ce conflit à temps», car «l’Etat du Niger
n’arrive pas à inscrire une partie de sa communauté dans un projet de société à travers laquelle elle se reconnaît et qui soit viable. Cela perturbe la sous-région et déstabilise ses
voisins immédiats qui en souffrent aussi». "
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Mercredi 7 octobre 2009
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Niger : les rebelles du MNJ soufflent le chaud et le froid
Des rebelles du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) ont déposé les armes lundi à Agadez, dans le Nord du Niger. La scène s’est répété mardi, dans le Sud-ouest de la Libye, en présence
d’une délégation officielle venue de Niamey. Toutefois, sur le terrain, les rebelles du MNJ ne sont pas tout à fait prêts à déposer les armes. Ils disent avoir fait un geste sous la pression de
la Libye. Il s’agissait de montrer une « bonne volonté à aller vers un terrain de négociation avec le gouvernement nigérien », explique Rissa Seltou membre du directoire du MNJ. Cependant, des
questions posées par le mouvement n’ont toujours pas eu de réponses politiques de la part du gouvernement, a-t-il expliqué, citant notamment la libération des prisonniers et la tenue d’une table
ronde.
sur VOA
Mercredi 7 octobre 2009
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Le Mouvement des Nigériens pour la Justice fustige la volonté libyenne de passer outre ses prérogatives d’être un médiateur neutre dans la recherche de la paix dans
notre pays, pour s’adonner, au contraire, à l’achat des consciences et s’atteler à la destruction de notre lutte : de toutes les revendications que nous posons au pouvoir de Niamey, aucune n'a
été prise en compte par la Libye.
Pour le Mouvement des Nigériens pour la Justice, le rôle de la Libye ne doit pas être d'étouffer ni de racheter à coups de millions quelque équipement militaire à quelques-uns. Le MNJ pose au
pouvoir nigérien des revendications liées à la survie et à la sécurité notre peuple menacé sur ses terres par l'armée et les multinationales.
Ce qui vient de se passer en terre libyenne n’est qu’une gigantesque farce, sans lendemain, de marchandage des revendications légitimes de notre peuple par une poignée d'opportunistes de tout
bord en accointances avec la Libye
Les revendications du MNJ portent sur les droits de nos populations dans leur pays. Elles restent d'actualité comme a eu à le préciser le Coordinateur Rhissa Feltou sur les ondes de RFI. Notre
lutte continuera sans faiblir jusqu'à satisfaction des légitimes revendications du Peuple Nigérien.
Dans le processus de négociation entamé avec le Niger, il n'est nullement question de déposer les armes si un seul des préalables que nous avons posés pour rentrer en phase de négociation n'est
pas satisfait.
La Libye fidèle à ses pratiques déstabilise comme toujours la cause de notre peuple. Elle n'affiche au fond aucune réelle volonté d’arriver à un règlement sérieux et durable du conflit : dès le
début du processus, elle n'a absolument rien cherché de concret à plus forte raison l’obtenir des autorités de Niamey.
Le Mouvement des Nigériens pour la Justice, outre le limogeage de Aghali Alambo de la présidence du MNJ depuis le 31 août 2009, prend également aujourd’hui acte de la démission de fait de
certains membres du Mouvement. Il s’agit de ceux qui ont participé ce mardi 6 octobre à la mascarade organisée par Khadafi qui n’a jamais eu d’autre préoccupation que d’enterrer vivant notre
peuple.
Leur participation au crime orchestré ce mardi par la Libye à Sebha traduit leur degré de naïveté et surtout de cupidité. Par leur attitude, tous les complices de la mascarade de Sebha rompent
avec les idéaux de notre Mouvement qui reste fidèle à ses objectifs et à la volonté la de majorité ses combattants et militant qui, tous, s'attendaient à une assemblée générale dans laquelle
seront prises les décisions qui les engagent dans leur ensemble.
Nous découvrons le vrai visage de la Libye que dorénavant nous ne pourrons considérer que comme un amplificateur de nos maux et un catalyseur de nos souffrances.
La Libye doit savoir que notre peuple ne s'accommodera pas de l'approximatif après tant de privation, de souffrance, d'errance de veuves d'orphelins et des martyres.
Le MNJ ne renoncera pas à la lutte pour les droits de notre Peuple.
Que tous les combattants blessés et abasourdis par la mascarade de ce jour à Sebha considèrent cela non pas comme une fin de notre combat mais plutôt un acte qui de toute évidence devrait arriver
pour permettre de mettre à nu les ennemis de notre cause tant en notre sein qu’en dehors du MNJ.
Le MNJ va continuer son combat aux cotés de tous les autres frères de lutte tant que les revendications légitimes que nous posons ne seront pas prises en compte et satisfaites. Que la Libye et
ceux qui jouent sa carte ne se méprennent pas.
Notre Mouvement pose des revendications au Niger qui est notre pays et non a la Libye. Le parrain libyen de la mascarade de Sebha connu pour sa recherche du sensationnel folklorique et cérémonial
et qui vient d’amener une fausse paix au Niger est connu du monde entier : jamais son nom n’a été associé à quoi que ce soit de positif sur la planète.
La paix au Nord Niger ne peut être enfantée que par des véritables négociations issues deux parties en conflit et, où le médiateur joue un rôle déontologique de médiation.
Nous interpellons l'Algérie, la France et le Burkina Faso pour qu'ils s'impliquent dans une situation qui ne fait que retarder une explosion générale difficilement maitrisable si rien n'est
fait.
Le Mouvement.
Mardi 6 octobre 2009
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Ghissa FELTOU (MNJ) parlait ce matin au journal de RFI Afrique ...
Lundi 28 septembre 2009
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Une demande d’explication a été adressée au gouvernement du Niger par le rapporteur spécial aux droits de l'homme et des libertés fondamentales des populations
autochtones de l'ONU.
Une réponse a été donnée par les autorités de Niamey.
Le document a été rendu public à l'occasion de la 12ème session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU : voir texte
Ainsi, il ressort clairement de la réponse du gouvernement que l’État du Niger ne respecte nullement les droits humains. Et plus, il continue impunément dans sa lancée colonialiste au nord
Niger.
En effet, des massacres individuels et collectifs ont été commis au nord du Niger sur des populations nigériennes d’origine touareg.
Suite à cela, des plaintes ont été déposées par des associations de droit de l’homme et des libertés fondamentales crédibles. Des preuves irréfutables ont été fournies. Elles démontrent sans
aucune ambiguïté la responsabilité de l’Etat du Niger et de son armée dans la mort des dizaines d’innocents et paisibles citoyens nigériens depuis le début du conflit entre le pouvoir de Niamey
et le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ).
L’armée dite nigérienne a, de par son caractère clanique et son comportement raciste, perdu la confiance des populations.
Cette armée a commis des actes ignobles d’une extrême barbarie allant de la torture à l’extermination d’innocentes personnes considérées toujours comme des citoyens de seconde zone qui ne peuvent
jouir d’aucun droit et encore moins d'un procès juste et équitable.
Les mêmes actes commis dans les années 1990 à Tchintchibaraden (région de Tahoua), et toujours sur les mêmes populations en l’occurrence celles d’origine touareg et sous la responsabilité des
mêmes personnes qui aujourd’hui se trouvent devenues dirigeants du Niger, n’ont en fait jamais cessé : la situation n’a en réalité fait que se perpétuer davantage et perdurer.
Une fois donc encore le Niger se permet l’audace de :
- catégoriser des nigériens entre ceux qu’il tue sans donner la moindre explication à leurs orphelins et veuves,
- demander aux mêmes orphelins et veuves endeuillés et terrorisés de porter plainte auprès d’une gendarmerie partisane et instrumentalisée comme si cette dernière, si elle n’est pas elle-même
responsable, n’a pas fait le constat.
- couvrir des criminels, les mêmes qu’hier, et de les laisser circuler librement,
- narguer le monde et banaliser la mort de plus d’une centaine de touareg au nord Niger,
Une armée dont la composition clanique et les agissements rétrogrades sont avérés se disqualifie d’elle-même. Alors, sa mise en cause se justifie et sa remise en cause s’impose.
L’identité non républicaine de l’armée dite nigérienne la disqualifie de sa prétention institutionnelle d’être nationale. Elle est plutôt ethnique. Ce qui, si besoin est, explique largement le
mépris qu’éprouvent les responsables politiques actuels du Niger à l’égard de certaines franges de la population notamment celles qui n’y sont pas représentées.
Sinon, comment comprendre qu’une composante notamment nationale continue d’être décimée et qu’aucune lumière ne soit faite sur des agissements qui se perpétuent depuis des décennies ?
Pourtant, les coupables sont connus de tous et au lieu d’être arrêtés et remis à des tribunaux compétents, ils sont plutôt amnistiés et promis à des grades supérieurs !
Cela restera indéfiniment une plaie ouverte et une insulte à la conscience collective du peuple qui subit et qui pourtant n’aspire qu’à la Justice.
Actuellement des dizaines de Touareg se trouvent dans les prisons de haute sécurité du pouvoir nigérien.
Certains ont été arrêtés depuis des années et n’ont même pas encore eu droit à un jugement. Ils ne croupissent dans ces établissements inhumains que sont les geôles du régime nigérien que du seul
fait de leur appartenance à une ethnie.
Malgré les engagements pris de les libérer, rien n’est fait à ce jour.
Le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) continue de croire aux actions des institutions, nationales et internationales, des droits de l’homme à l’image du CICR, de l’ANDDH, d’Amnesty
Internationale, Human right et autres, préoccupées par la situation au Niger.
Dans sa réponse décousue et pleine des contradictions au rapporteur des nations Unies, l’État du Niger, dans son penchant prononcé pour la répression et les passe-droits va jusqu'à nier aux
populations la possession de leur espace de production et leurs terres qui pourtant fait partie des revendications politiques que pose le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) : dans son
dénie de la vérité, le gouvernement va jusqu’à affirmer sans honte ni scrupule que la pratique de l’élevage dans les régions Nord Niger n’existe plus comme système de production majeur et qu’elle
y est remplacée par le maraîchage !
Le Mouvement Nigériens pour la Justice (MNJ) réaffirme son engagement à lutter contre les injustices que subissent dans le silence des milliers des nigériens confrontés aux mépris de la classe au
pouvoir à Niamey. Cette soif de justice est partagée par des milliers de nigériens. Ils ne baisseront pas les bras. Ils combattront toujours et jusqu'à ce que rayonne la Justice dans notre
pays.
Le Directoire du MNJ.