Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Présentation

VOUS ETES LE :

     
 
       
    
MERCI DE VOTRE VISITE

UNE VUE D'EN HAUT

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Images Aléatoires

Texte Libre

Vous êtes sur le blog d’une assos humanitaire OCCITANE qui «travaille » au Nord Niger avec les TOUAREG, entre AGADEZ et ARLIT.
Nous apportons une aide à quatres écoles de brousse, en zone nomade : SIKERAT / AZAR / ANOU N’AGAROF / IN JITANE/.
Vous pouvez participer à ce blog en posant des questions, j’y répondrais dans la mesure de mes connaissances.

Vous pouvez aussi nous aider en adhérant à E.O.T, l'adhésion est fixée à 20€ pour l'année. Chèque à l'ordre  de "EOT"  à :  "Entraide Occitano Touarègue"
                                                                          La Coste
                                                                 07700 St Remèze


Accueil
                          
Vendredi 27 juin 2008




26-06-2008  
Communiqué de presse 08/113 
Niger : quatre ressortissants français libérés sous l'égide du CICR
Dakar / Genève (CICR) – Quatre ressortissants français, capturés par le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) ont pu être ramenés à Agadez aujourd'hui par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Ces quatre civils ont été remis à une équipe du CICR par le MNJ dans la région de l'Aïr (nord du Niger). En tant qu'intermédiaire neutre, le CICR a facilité leur libération. Lors de cette opération, le MNJ a également confié un citoyen nigérien au CICR, qui a ensuite ramené les cinq civils en toute sécurité à Agadez, où ils ont été accueillis par les autorités nigériennes.

Cette mission du CICR fait suite à celles qui ont eu lieu en juin et juillet 2007 ainsi qu'en février et mai 2008, au cours desquelles le CICR avait pu faciliter la libération de 37 personnes capturées par le MNJ (36 ressortissants nigériens, dont la plupart des militaires, ainsi qu'un ressortissant chinois).

Le CICR rappelle aux différents acteurs qu'ils doivent respecter les principes d'humanité, et en particulier protéger la population civile et les détenus.

Le CICR assure une présence permanente à Niamey depuis 2004 et travaille en étroite collaboration avec la Croix-Rouge nigérienne. En septembre 2007, le CICR a ouvert un bureau à Agadez. Depuis 2000, le CICR visite régulièrement les lieux de détention sous la responsabilité des autorités nigériennes.


Informations complémentaires :
Juan Coderque, CICR Dakar, tél. : +221 77 450 10 02
Marçal Izard, CICR Genève, tél. : +41 22 730 24 58 ou + 41 79 217 32 24
par Papadoc publié dans : Paix au NIGER communauté : vive le peuple Amazigh !
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 16 juin 2008
Pour info :
27. Mai 2008 – NEWSLETTER
newsgroup.nordniger

NIGER
FAN: grande offensive sur campement de nomades

Le Jeudi 22 mai 2008 l'armée nigérienne attaque sans raison le campement de familles touaregs civiles de Tedek (située à 10 km au nord d'Iferouane) brûlant les tentes, tous leurs biens, ainsi que l'unique école qui s’y trouvait.
Cette violence arbitraire coûte la vie à sept innocents dont deux personnes âgées et deux enfants.
Les survivants, en majorité des femmes et des enfants se réfugient alors dans les montagnes alentours. Une patrouille du MNJ (Mouvement des Nigériens pour la Justice), alertée, se lance alors à la poursuite du détachement des FAN (Force Armée Nigérienne) pour tomber à son tour dans une embuscade. L’affrontement se serait soldé par la mort de quatre rebelles du MNJ et cinq soldats de l'armée régulière.

D'après des sources officielles on comptera sept autres morts du côté des Touareg à Iferouane, quoique cette information n'ait jusqu'à présent pas été confirmée par de témoins sur place.

Depuis la distribution récente de nouvelles licences de prospection et d'exploitation d'uranium et de pétrole dans les régions instables du nord, le gouvernement nigérien est obligé de sécuriser la zone et donc déterminé à mater la rébellion. La présence de l’armée dans le département d'Agadez a par conséquent été renforcée en augmentant les effectifs et l’équipement militaire
Le décret d’état d’urgence, en vigueur dans le Nord depuis neuf mois, a été prolongé de trois mois  par le président nigérien, Mamadou Tandja.
C’est dans ce cadre légal que l'armée nigérienne répète des actions abusives et d’une brutalité souvent démesurée contre la population civile, à l’image de la dévastation de Tedek.
Des ONG locales et internationales (Amnesty International, Human Rights Watch) ont ces derniers mois confirmé et déjà vigoureusement  condamné des exactions similaires.

Dû aux mines anti-personnelles ou anti-char, à cause aussi de l'insécurité générale dans la zone du conflit, les habitants de la région se voient restreints dans leur mobilité. Le maraîchage, un facteur économique vital dans la région d'Agadez, est rendu impossible. Les populations civiles du nord du Niger finissent par souffrir d’une pénurie alimentaire croissante

Depuis août 2007 la zone du conflit est interdite aux journalistes nationaux et internationaux.
Le journaliste nigérien Moussa Kaka, correspondant de RFI (Radio France Internationale), est emprisonné à Niamey depuis septembre 2007 accusé d’avoir établi un contact avec des rebelles touaregs. Le 15 mai, la cour suprême s'est a nouveau statué contre sa libération provisoire.
Son épouse a alors sollicité  l’intervention du président français Sarkozy d'intervenir pour son mari, comme il l'avait fait pour Pierre Creisson et Thomas Dandois, journalistes d’ARTE, emprisonnés pendant presque un mois pour "atteinte à la sûreté de l'état". Les deux français avaient investigué sur le conflit dans le nord malgré l'interdiction. Leur libération est intervenue en janvier 2008 contre une caution du gouvernement français.
RSF (Reporters Sans Frontières) s'engage pour Kaka et la liberté de presse et d'opinion au Niger, mais l'embargo sur les médias dans la région d'Agadez reste un problème majeur central: En raison de interdiction d'observateurs nationaux et internationaux, il est difficile d’obtenir des  informations sûres et vérifiables.

Pour de plus amples informations:

Email: newsgroup.nordniger[at]yahoo.de

Site Internet: http://newsgroup-nordniger.blogspot.com

Site Internet du MNJ: http://m-n-j.blogspot.com/

Agence de presse Reuters: http://www.reuters.com/, http://africa.reuters.com/NE/

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

newsgroup.nordniger rapporte des évènements au nord Niger depuis février 2007, particulièrement des activités du MNJ et tous les évènements et fonds relatifs.

Dans newsgroup.nordniger se trouvent des personnes motivées provenant de l’espace germanophone, actifs dans la rediffusion de l’actualité sur la situation au nord Niger, la rébellion touarègue, les activités du MNJ et tous les évènements relatifs, informations sinon peu ou pas en circulation.

newsgroup.nordniger est en contact avec d’autres groupes ayant les mêmes objectifs.

par Papadoc publié dans : Paix au NIGER communauté : vive le peuple Amazigh !
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 13 juin 2008
Les Nations-Unies mettent à la disposition du Niger un avion du service humanitaire
Vol inaugural, hier, en destination d'Agadez

La ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, SEMme Aïchatou Mindaoudou, a conduit, hier 12 juin 2008, une délégation à Agadez, dans le cadre de l'inauguration du premier vol d'un avion du service humanitaire des Nations- Unies mis à la disposition de notre pays, indique un communiqué émanant de la Direction des relations publiques et de la communication du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération.
Etaient dans la délégation outre la ministre, le nouveau Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies pour l'Afrique de l'ouest et du centre, M. Said Djinnit, la coordonnatrice du système des Nations-Unies au Niger, Mme Khardiata N'Diaye et plusieurs représentants des missions diplomatiques et organismes des Nations-Unies accrédités au Niger.
A Agadez, indique le communiqué, la ministre et la délégation qui l'accompagne ont reçu un accueil des grands jours, rehaussé par la présence du gouverneur Abba Malam Boucar, de plusieurs responsables administratifs et coutumiers, ainsi que des élus locaux. Au cours d'une réunion qui a regroupé la délégation et les responsables régionaux, le gouverneur Abba Mallam Boucar s'est réjoui du choix d'Agadez pour accueillir ce premier vol, avant de présenter sa région qui, en dépit du banditisme armé, connaît un bon fonctionnement de ses institutions administratives.
La ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, s'agissant justement de ce banditisme armé, a rappelé la position de SEM Mamadou Tandja, Président de la République, Chef de l'Etat. Le Niger, a-t-elle dit, est un état démocratique, et donc ne saurait accepter qu'un groupe de citoyens prenne les armes pour quelque raison que ce soit.
Evoquant le premier vol du service humanitaire des Nations-Unies, objet de cette visite de la délégation ministérielle, la coordonnatrice du Système des Nations- Unies, Mme Khardiata N'Diaye, a souligné que l'obtention de cet avion a été rendue possible grâce aux efforts déployés par la ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, pour avoir facilité toutes les démarches administratives liées à ce service”, précise la même source. “Mme N'Diaye qui a ajouté que le PAM va assurer la gestion technique et opérationnelle de l'avion sous la supervision du Système des Nations Unies, a situé les objectifs et avantages du vol humanitaire des Nations- Unies : il permettra de faciliter des missions conjointes avec les partenaires par un gain de temps, d'assurer la liaison entre l'Afrique de l'ouest et l'Afrique centrale, de transporter des articles non alimentaires utiles aux projets, d'effectuer des interventions plus rapides en cas d'urgence (inondations) et d'apporter ainsi une assistance à temps aux personnes sinistrées, et enfin de réduire de façon significative le temps de voyage et les coûts y afférents. La délégation ministérielle a regagné Niamey en fin de matinée”, conclut le communiqué.
N°1291 Sahel Dimanche

par Papadoc publié dans : Paix au NIGER communauté : vive le peuple Amazigh !
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 1 juin 2008

Anna Bednik-Le Monde Diplomatique-Juin 2008

Bataille pour l’uranium au Niger

Le 15 mai 2008, la Cour suprême du Niger a rejeté la demande de remise en liberté provisoire de Moussa Kaka, correspondant de Radio France Internationale. Le journaliste est incarcéré depuis huit mois en raison de ses contacts avec la rébellion touarègue. En février 2007, celle-ci a en effet repris les armes pour réclamer un plus juste partage des revenus de l’uranium. Quelque quatre-vingt-cinq militaires ont déjà trouvé la mort dans la région d’Agadez, où opère le groupe nucléaire français Areva.

PAR ANNA BEDNIK

« Si la lutte est la seule voix qui puisse être entendue, tel est notre choix », annonce le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) (1), formation à majorité touarègue qui, douze ans après les accords de six du 24 avril 1995 entre le gouvernement et une première rébellion armée, a repris le combat contre le pouvoir central. S’étendant jusqu’à la zone du lac Tchad, dans le sud-est du Niger, les affrontements ont débuté en février 2007 dans la région d’Agadez, au centre du pays. Composé essentiellement d’anciens rebelles rejoints en 2007 par des transfuges de l’armée régulière et par certains élus locaux, le MNJ multiplie les attaques contre des sites militaires et des symboles de l’Etat.

Pour lire la suite cliquez sur le lien

Le Monde Diplomatique, juin 2008


par Papadoc publié dans : Paix au NIGER communauté : vive le peuple Amazigh !
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 25 mai 2008
Afin de confirmer les écrits du MNJ, veuillez trouver ce mail que je viens de recevoir d'amis qui sont en Suisse en ce moment.
Pour info, nous avons des adhérents à E.O.T en Suisse.
Je renouvelle toute mes condoléances à toutes les familles touchées par ces massacres inutiles.
Pellet jean marc
Président de E.O.T

Chers ami(e)s

Nous avons perdu, jeudi soir, un cousin et un oncle très, a tedek. Le
campement de tedek où vivait la famille de Adem, a été attaqué par le
militaire d'Iferouane jeudi midi: Les femmes et les enfants furent
chassés de leurs tentes qui furent ensuite brûlées complètement. Il ne
reste plus aucune cuillère ou couverture aux habitants, TOUT es est
réduit aux cendres - ils n'ont pu sauver que les vêtements qu'ils
portaient sur eux. Le vieux Memma, presque aveugle, frère de la mère de
Adem, et son fils Drissa furent emportés quelques pas par le militaire
et ensuite fusillés.
Une journaliste algérienne d'el watan a écrit un article sur la
situation, en mentionnant les évènements de tedek - le voilà en pièce
jointe.
Nous avons eu l'idée d'organiser une manifestation sur la place du
palais fédéral à berne, en suisse. nous serions contents de votre
soutien pour cette action.
Salutations de la suisse,
Adem + isabelle
par Papadoc publié dans : Paix au NIGER communauté : vive le peuple Amazigh !
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 12 mai 2008
Les rebellions récurrentes dans le nord du Niger et le nord du Mali ont encore de beaux jours devant elles :

"Après une levée géophysique aéroportée totalisant 53,676 kilomètres linéaires dans la région de Kidal, la société australienne spécialisée dans l'uranium, Oklo Uranium Limited, a découvert un important gisement d'uranium. Oklo, qui cherche à se doter d'un permis de recherche afin d'évaluer la quantité du minerai, a procédé, jeudi 8 mai, à la présentation officielle des résultats de l'exploration. Une opportunité aussi pour se faire connaître et par le gouvernement et par le peuple malien." (sur maliweb)

Certaines personnes pensent, tant au Mali que au Niger, que les sources des conflits qui perdurent sont d'origines sociales.
Injustices de tout ordre, classe politique corrompue, intêrets étrangers obscurs, et pourquoi pas mafia internationale seraient à l'origine de ces douloureux combats.
Il me plaît à rappeler sans vouloir offusquer qui que ce soit, que comme par hasard, ces zones de rebellions sont composées d'un peuple qui aux jours de la décolonisation, a été coupé en trois morceaux.
Découpage, charcutage, le peuple touareg a été volontairement dépecé et offert aux trois états qui accédaient à leurs "indépendance".
L'Algérie, le Mali et le Niger devenaient alors les gardiens de ces enfants terribles et indomptables, nos amis Touareg.
Les comité de Paix, les rencontres internationales à Alger, à Ouagadougou, chez le joueur d'échecs Kadhafi, peuvent s'installer pour longtemps autour des tables de discutions.
Tous ces émissaires de la paix partant d'un principe premier que le Niger est "un et indivisible", que le Mali est "un et indivisible", que l'Algérie est "une et indivisible", et que toute les personnes qui oseraient remettre en doute ce "théorème" doivent être bannît de la communauté internationale, je me fais de plus en plus de soucis quant au règlement des conflits.

La violence n'est pas un fait inéluctable.
Il faudra bien qu'un jour ces États acceptent l'idée que les frontières dont ils sont involontairement les héritiers sont des frontières artificielles, frontières sources véritables de ces conflits.
Dans un premier temps il faudrait que ces États acceptent au minimum d'envisager une autonomie pour les Touareg dans les États respectifs.
Messieurs les présidents du Mali, du Niger, d'Algérie, vous connaissez suffisamment d'états étrangers où le fédéralisme permets de faire coexister des peuples différents.
Maintenant, si vous (Mali-Niger-Algérie) considérez que le Peuple Touareg dans son ensemble est incapable de prendre son avenir en main, si vous considérez que le Peuple Touareg est uniquement et seulement un peuple de nomades illettrés, et que cela faisant, le Peuple Touareg n'ayant pas de territoire définit,  il est alors condamné à finir sa vie en errant à travers le Ténéré en attendant de disparaître définitivement, alors attendez vous au pire, car le rève est souvent bien loin de la réalité.










par Papadoc publié dans : Paix au NIGER communauté : vive le peuple Amazigh !
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 5 mai 2008
CAUCUS AFRICAIN, IPACC (Indigenous Peoples of Africa Co-ordinating Commitee), l’Internationale Touarègue

Intervention du Président de l’Internationale Touarègue à la 7eme session de l’Instance Permanente  des Nations Unies sur les questions autochtones
New York – 29 avril 2008

Merci Madame la Présidente,
Chers experts, membres de l’Instance Permanente,
Chers sœurs et frères autochtones,
Chers participants,
C’est un grand honneur pour nous de participer à cette 7ème session de l’Instance Permanente des Nations Unies sur les questions autochtones ;
C’est avec beaucoup d’émotion que nous nous retrouvons et échangeons les informations entre différentes délégations d’organisations  autochtones ;
Et c’est avec solennité  que je vous informe de la situation de populations touarègues au Mali et au Niger :
Depuis les indépendances en Afrique de l’Ouest, le peuple Touareg a été marginalisé et exclu du processus de découpage territorial et de formation des Etats.
A la veille de la décolonisation, la puissance coloniale n’a pas restitué au peuple Touareg son territoire malgré la demande des chefs de confédérations. C’est ainsi que les Kel Tamasheks (les Touareg) se sont retrouvés repartis entre cinq Etats.
De ce fait ils n’ont plus de voix et ont perdu le droit à disposer d’eux même.  

Plusieurs rebellions ont ponctué l’histoire des Touaregs depuis l’occupation de leur territoire, la désorganisation de leur société et leur marginalisation.

Des conflits ont éclaté au Mali en mai 2006 et au Niger en février 2007 entre des mouvements de rebellions et les autorités de ces Etats. Ces conflits internes reposent à nouveau dans ces pays la question fondamentale de l’aspiration des peuples à plus de justice et de leur participation effective à la vie nationale.
Outre les aspects de politique intérieure et de justice qui ne seront pas développés devant cette instance, le Niger a lancé un programme intensif d’exploitation et d’exploration d’uranium en pays touareg sans consultation préalable des populations autochtones.
Apres la colonisation, reconnue pour avoir été une véritable machine économique, qui a déchiqueté leur territoire, les Touareg ont aujourd’hui à subir les effets de la mondialisation.
Nous pensons que ce processus va conduire cette fois-ci à la disparition d’un mode de vie ancestral adapté à  l’environnement, à la perte de compétences, d’une pensée et d’une démarche intellectuelle spécifiques aux peuples nomades, d’une représentation d’un univers dynamique équilibré oscillant entre le connu et l’inconnu ; et cela, parce qu’un certain nombre de sociétés industrialisées et émergentes recherchent la durabilité de leur appétit de consommation, la conservation de leur mode de vie ou souhaiteraient atteindre un niveau de développement par application d’un modèle aujourd’hui controversé.
Ce processus est accentué par l’état de mise en garde décrété par le Niger sur une partie du pays touareg.
Depuis un an, l’armée s’en prend aux populations civiles par des exactions, des crimes, des arrestations et emprisonnements arbitraires.  Il y a eu au moins 60 morts civiles touarègues depuis le début des conflits.  77 prisonniers civils touaregs et un journaliste sont arbitrairement détenus, les premiers depuis aout 2007.
Du cheptel, patrimoine des peuples nomades, est décimé, des villages sont saccagés et brulés.
Au Mali, les affrontements entre rébellion et armée régulière dans la Région de Kidal ont provoqué des réactions de vengeance ayant conduit à des massacres : l’armée a exécuté sauvagement un de ses soldats touareg ; un citoyen touareg a été exécuté de la même façon entrainant ainsi la crainte de répressions collectives de population touarègues de ‘‘teint clair’’. La majorité de la population de Kidal, essentiellement femmes et enfants, ont fui dans le désert, sans provision. Certains ont regagnes les frontières voisines à pied.
Ces répressions amènent les populations touarègues à se refugier à l’extérieur de leur pays d’origine.

Madame La Présidente,
Considérant le processus international de promotion de protection des peuples autochtones, la déclaration des droits des Peuples Autochtones, la convention 169 de l’OIT, le rapport de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et Peuples en Afrique sur les droits des Peuples Autochtones et Minorités et face à une situation qui s’aggrave tous les jours sur le terrain, nous demandons de toute urgence à la communauté internationale, aux agences des Nations Unies et aux organisations internationales de mesurer la gravité de la situation que vivent les populations autochtones touarègues au Mali et au Niger et de faciliter la promotion d’une paix durable basée sur le respect des droits des peuples autochtones.  
Nous appelons à :
- L’arrêt  des crimes, exactions, emprisonnements et de la mise en garde
- La libération des prisonniers d’opinion
- Une trêve
- L’arrêt  et l’annulation de toutes les ventes de permis d’exploitation et d’exploration au Nord du Niger
 Nous demandons :
- La mise en place d’une commission d’enquête indépendante sur les crimes
- Le jugement des auteurs de crimes devant une cour internationale
- La réparation de tous les préjudices
- La tenue d’un forum international sur les conflits au Nord Niger et Mali, s’appuyant sur la déclaration des Nations Unies pour les droits des Peuples Autochtones et avec la participation des organisations autochtones.  

Nous associons à notre appel le cas du peuple pastoral Parakuiyo de Tanzanie qui subit également plusieurs tentatives d’évictions, dont la dernière a entraine la perte de 320 000 animaux.

Le Président de l’Internationale Touarègue
thomas.fortune@wanadoo.fr
par Papadoc publié dans : Paix au NIGER communauté : vive le peuple Amazigh !
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 19 avril 2008
Entraide  Protestante de Livron
84 avenue Léon Aubin 26250 LIVRON sur Drôme

à 
Reporters sans Frontières

Messieurs,
Bravo pour vos actions spectaculaires en faveur de  la défense des Droits de l'Homme en Chine et de votre soutien  au  peuple tibétain. Ces actions commencent à porter leurs fruits. Nous  approuvons vos combats pour la liberté d'informer partout dans le monde. 
Nous étions présents à Valence lors de votre engagement pour la  libération des journalistes (dont l'un drômois) arrêtés et emprisonnés au  Niger. Dans ce pays nous nous sommes investis dans une action humanitaire  pour la réhabilitation d'une école publique pour enfants touaregs à  Tamazalak (à 100 km au Nord d'Agadez). Vous devez savoir ce qui se passe  dans cette région. Comme au Tibet aucun journaliste, aucune image pour  témoigner des atrocités commises (les chinois sont aussi présents dans cette  région). Aucune raison économique ne peut justifier la barbarie. Le  journaliste Nigérien est toujours en prison.
S'il vous plait agissez  comme vous savez si bien le faire, avant qu'il ne soit trop tard, pour que  l'on parle Niger et de cette terrible répression. Nous ne pouvons pas  laisser disparaître les Touaregs et leur culture.
Nous comptons sur vous  pour ce combat,
Merci
Pour le Conseil d'administration,
Le  Président, Marc Terrasse

par Papadoc publié dans : Paix au NIGER communauté : vive le peuple Amazigh !
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 18 avril 2008

Halte au massacre du peuple touareg par l’armée nigérienne

Rassemblement de soutien et de solidarité, le samedi 19 avril 2008 au Trocadéro à 14h00

Afin de dénoncer les exactions auxquelles se livre l’Etat nigérien dans le Pays touareg, et pour exprimer leurs soutien au peuple touareg en lutte, trois organisations de l’Hexagone, L’Internationale Touarègue, France Libertés et Tamazgha appellent à un rassemblement le samedi 19 avril 2008 à 14h00 sur le Parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro à Paris.

Rejoignez les organisations et participez au rassemblement du 19 avril pour dénoncer :

  • l’état de « mise en gade » décrété en Pays touareg par l’Etat nigérien ;
  • les exactions sur les populations civiles touarègues ;
  • les détentions arbitraires et sans jugements ;
  • les déportations d’Agadez aux prisons du sud ;
  • les liquidations extrajudiciaires.

Exiger :

  • l'arrêt de la mise en garde en pays touareg ;
  • la libération de tous les prisonniers d’opinion ;
  • une enquête sur les crimes et exactions commises par l’armée nigérienne ;
  • le jugement des auteurs des crimes et exactions par une Cour de Justice Internationale ;
  • la réparation de tous les préjudices.

Et demander :

  • A la communauté internationale de se mobiliser aux côtés du peuple touareg contre une injustice récurrente subie depuis des décennies ;
  • Aux organisations internationales, aux Etats et aux élus de prendre leurs responsabilités en sortant d’un silence complice ;
  • Un moratoire sur l’attribution de licences d’exploitation et d’exploration en pays touareg.

Toutes et tous au rassemblement de soutien et de solidarité avec le peuple touareg

Le samedi 19 avril 2008 à 14h00

Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro – Paris)



Pour avoir les infos complètes voici un lien pour le tract en version PDF

              

par Papadoc publié dans : Paix au NIGER communauté : vive le peuple Amazigh !
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mercredi 16 avril 2008
De notre correspondant à Agadez
-"Un camion civil a sauté sur une mine sur l'axe Tamazlak : 4 morts sur place et beaucoup de blessés."

-M. Mohammed Ben Ommar a été auditionné cet après-midi par le groupe d'amitié France-Niger de l'Assemblée nationale présidé par Marc Vampa, député Nouveau Centre de l'Eure (suppléant du ministre de la défense).


Vous pouvez contacter les différents membres de ce groupe.

adresse de ces personnes en cliquant ici


Groupe d'amitié France-République du Niger

M. Marc Vampa

Vice-Présidents

Mme Françoise Branget

M. Michel Françaix

M. Bertrand Pancher

M. Martial Saddier

M. Christophe Sirugue

Secrétaires

Mme Geneviève Gaillard

M. Francis Hillmeyer

Mme Marie-Renée Oget

M. Michel Terrot

Membres


M. Manuel Aeschlimann

M. Jean-Michel Boucheron

Mme Françoise Branget

M. Jérôme Chartier

M. Michel Françaix

Mme Geneviève Gaillard