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Vous êtes sur le blog d’une assos humanitaire OCCITANE qui «travaille » au Nord Niger avec les TOUAREG, entre AGADEZ et ARLIT.
Nous apportons une aide à quatres écoles de brousse, en zone nomade : SIKERAT / AZAR / ANOU N’AGAROF / IN JITANE/.
Vous pouvez participer à ce blog en posant des questions, j’y répondrais dans la mesure de mes connaissances.

Vous pouvez aussi nous aider en adhérant à E.O.T, l'adhésion est fixée à 20€ pour l'année. Chèque à l'ordre  de "EOT"  à :  "Entraide Occitano Touarègue"
                                                                          La Coste
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Vendredi 18 juillet 2008
Intimidation des civils par l'armée :
de notre correspondant à Niamey (jeudi 17/07/08)
"tout juste pour vous dire que tôt ce matin les militaires ont  bouclé le quartier Est d'Agadez, interdisant à toutes personnes de sortir de sa maison. Ils ont perquisitionné les maisons en emportant les objets qui leurs plaisent comme font les coupeurs de route. Une réelle psychose règne comme si les rebelles sont à côté."

par Papadoc publié dans : En direct de KOUTOU KALE communauté : vive le peuple Amazigh !
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Jeudi 3 juillet 2008

Le MNJ a repoussé les FAN à Iférouane et nous apprend l'empoisonnement des puits de la région par l'armée officielle du Niger, ainsi que l'assassinat dans la zone de Tidène d'un nouveau civil : INANA KRIMA

Ci joint le texte du site du MNJ

Communiqué : Sécurisation de toute la zone de TEZIRZAÏT

Suite aux affrontements du 27 juin, les Forces Armées “Nigériennes” (FAN) ont tenté de s’établir et créer une position aux abords immédiats du village de TEZIRZAÏT, lieu qu’elles ne sont pas arrivées à prendre des mains de notre compagnie établie dans la vallée-même de TEZIRZAÏT.

Rappelons que TEZIRZAÏT se compose d’une école (aujourd’hui en ruine) construite avec l’appui d’un partenaire extérieur pour les enfants des campements rattachées au puits de TEZIRZAÏT : campements dont les principaux responsables avaient été, on s’en souvient, assassinés dès les premières heures du conflit par les Forces Armées “Nigériennes” (FAN).

Par ce communiqué, nous informons les nigériens que les Forces Armées “Nigériennes” (FAN) ont été repoussées jusqu’à leur base d’IFEROUANE et qu’à l’heure actuelle, toute la zone de TEZIRZAÏT est sécurisée.

Nous informons, par ailleurs, les nigériens et particulièrement les populations de la zone de TEZIRZAÏT, que les FAN se rendant à l’évidence qu’elles ne peuvent plus tenir la position qu’elles voulaient créer, ont empoisonné le puits de TEZIRZAÏT au moment de leur débâcle.

Aussi, nous attirons l’attention des populations situées dans la zone comprise entre la vallée de TEZIRZAÏT et IFEROUANE, de ne pas utiliser l’eau des puits par lesquels sont passées les Forces Armées “Nigériennes” (FAN) pour rejoindre IFEROUANE car ces puits ont certainement subi le même sort que celui de la vallée de TEZIRZAÏT.

Nous informons également les nigériens que suite à l’accrochage qui a opposé nos éléments à la colonne des Forces Armées “Nigériennes” (FAN) sur l’axe DIRKOU-BILMA, accrochage dont nous avons fait part le vendredi 27 juin, la colonne des FAN désorganisée suite à ses pertes, s’est désagrégée.
Nous avons poursuivi certains de ces éléments (3 véhicules) jusqu’à la frontière d’un pays voisin du Niger où les forces militaires du dit pays n’avaient eu d’autres choix devant cette intrusion insolite que de les intercepter sous notre barbe : les autorités au pouvoir à Niamey sont aussi tenues d’en informer les nigériens.

Nous portons, d’autre part, à la connaissance du Peuple Nigérien et de la communauté internationale que les Forces Armées “Nigériennes” (FAN) continuent d’assassiner des civils, notamment le dimanche 29 juin 2008 dans la zone de TIDENE (plus précisément dans le village d’EGANDAWEL) où elles ont tué le malade mental :
- INANA KRIMA : malade mental depuis plus de 10 ans.

Par ailleurs nous tenons à rappeler que le Capitaine Asharif MOHAMED-ALMOCTAR et 3 de ses compagnons ont été pris vivants par les Forces Armées “Nigériennes”.
Par conséquent nous avertissons que toute liquidation physique ou atteinte, de quelque nature qu’elle soit, à l’intégrité physique de ces prisonniers changera irréversiblement le cours et les orientations en vigueur dans la conduite du conflit mais aussi, les exigences jusqu’ici formulées et connues.

Le Mouvement.
par Papadoc publié dans : En direct de KOUTOU KALE
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Vendredi 27 juin 2008
Nous apprenons qu'un accrochage important à lieu en ce moment à Tezerzait entre les forces du MNJ et l'armée de Tandja.
Un hélicoptère a été endommagé et a dû rejoindre sa base à Arlit.
L'armée a mis sur le terrain tout ce qui est à sa disposition, avec entre autres les chars.
Il se dit que les dégats en hommes et en matériels sont importants.

par Papadoc publié dans : En direct de KOUTOU KALE communauté : vive le peuple Amazigh !
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Jeudi 26 juin 2008
Afrique

L'ancien Premier ministre du Niger arrêté

REUTERS | 26.06.2008 | 21:22

NIAMEY (Reuters) - L'ancien Premier ministre du Niger Hama Amadou, soupçonné de corruption, a été arrêté, a-t-on appris de source judiciaire.

Amadou a été placé en détention à Koutakale, à une soixantaine de kilomètres de la capitale, Niamey, précisait-on de même source.

Le Parlement nigérien s'était prononcé mardi en faveur de l'engagement de poursuites à l'encontre de l'ancien chef du gouvernement, accusé d'avoir versé des pots-de-vin à un fonds spécial destiné à la presse nationale pour un montant qui avoisinerait 100 millions de francs CFA (152.000 euros).

En cas de poursuites, Amadou comparaîtra devant une Haute cour, seule habilitée à traiter les affaires impliquant des membres ou anciens membres du gouvernement pour des faits commis durant leur mandat.

S'il était reconnu coupable lors de son procès, Amadou pourrait renoncer à se présenter à l'élection présidentielle de 2009, dont il est le favori depuis que l'actuel chef d'Etat, Mamadou Tandja, l'a démis de ses fonctions l'année dernière, en raison d'un autre scandale de corruption touchant deux anciens ministres de l'Education.

Une centaine de partisans d'Amadou, qui s'étaient rassemblés devant la Haute cour dans le centre de Niamey, ont été dispersés par la gendarmerie à l'aide de gaz lacrymogènes, a rapporté un journaliste de Reuters.

La semaine dernière, l'ancien Premier ministre a accusé Tandja, qui ne peut pas se présenter après avoir effectué deux mandats, de fomenter un "complot politique" pour l'empêcher de briguer la présidence.

Les deux hommes appartiennent au même parti, le Mouvement national pour la société et le développement, que préside Amadou.

Abdoulay Massalatchi, version française Grégory Blachier

sur  Le Nouvel OBS


par Papadoc publié dans : En direct de KOUTOU KALE communauté : vive le peuple Amazigh !
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Mardi 24 juin 2008

Niger: Le Parlement envoie Hama Amadou devant la Haute cour

Niamey, Niger
- Les députés nigériens ont favorablement voté lundi soir à Niamey la mise en accusation de l'ancien Premier ministre Hama Amadou poursuivi pour détournement de 100 millions de francs CFA destinés au Fonds d'aide à la presse nigérienne.
 Cette mise en accusation autorise l'ouverture d'une procédure judiciaire contre celui qui a été longtemps considéré comme le dauphin du président Mamadou Tandja.
 M. Amadou devrait être rapidement convoqué par la justice pour lui signifier sa mise en accusation, ce qui entraînerait de fait son incarcération, indique- t-on dans les milieux judiciaires. Il y a deux semaines, le gouvernement avait demandé aux députés de mettre "en accusation" l'ancien Premier ministre afin qu'il puisse s'expliquer devant la Haute cour de justice sur la gestion du fonds d'aide à la presse en 2001 et 2002.
 Le président Mamadou Tandja avait alors décidé de convoquer le Parlement en session extraordinaire.
 Lors d'une conférence de presse, le 14 juin dernier, M. Amadou avait déclaré qu'il était victime d'un acharnement «méthodiquement organisé» pour le liquider politiquement et l'empêcher d'être candidat à la prochaine élection présidentielle prévue en 2009.
 "Cette affaire de fonds de la presse est ridicule. Pour moi, l'argent que j'ai utilisé à la demande de mon chef hiérarchique n'est pas celui du Fonds d'aide à la presse», avait-il affirmé. «On m'a demandé de faire du lobbying médiatique avec des moyens qui m'ont été donnés. Je l'ai fait et donné toutes les pièces justificatives prouvant que cela a été fait", avait ajouté l'ancien Premier ministre. Inscrite dans la loi des finances depuis 2000, l'aide à la presse n'a été remise aux organes de presse qu'en juin 2007 d'un montant de 80 millions de francs CFA répartis par le Conseil supérieur de la communication (CSC).    
Longtemps homme de confiance du président Tandja, M. Amadou a dirigé le gouvernement nigérien de janvier 2000 à mai 2007. Il occupe actuellement le fauteuil de président du Mouvement national pour la société de développement (MNSD), le parti au pouvoir.
 Si la Haute cour de justice le déclare coupable des faits qui lui sont reprochés, M. Amadou deviendrait inéligible et sera écarté de l'élection présidentielle de 2009.
Niamey -
24/06/2008 Pana

NB : Il y a de fortes chances pour que le réglement du conflit au Nord Niger passe par ce réglement de compte entre Tandja et Amadou.
Attendons la suite.
par Papadoc publié dans : En direct de KOUTOU KALE communauté : vive le peuple Amazigh !
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Dimanche 8 juin 2008

Niger: Le droit des femmes à l'éducation non respecté

Education-Formation – L'état des lieux en matière de respect du droit des femmes à l'éducation est désastreux au Niger, dix ans après l'adoption, par le gouvernement, d'une Loi d'orientation du système éducatif national (LOSEN) révèle une étude consacrée à cette question.
Selon cette étude menée par l'ONG Alternative, Espaces Citoyens, 15,1% seulement des femmes sont alphabétisées contre 42,9% des hommes. Bien que le nombre de femmes inscrites soit supérieur à celui des hommes, notamment en 2003 et 2006, les résultats des hommes en termes d'apprentissage sont meilleurs à ceux des femmes.
Le taux de scolarisation au primaire est de 35,8% contre 46,9% chez les garçons et la proportion des filles n'ayant jamais été scolarisées est de 51% contre 43% de garçons.
"Au regard de ces statistiques, il est permis de conclure que les programmes et projets exécutés au Niger en matière d'accès des femmes à l'éducation n'ont pas permis de réduire les disparités de genre", souligne l'étude.
La principale faiblesse de tous ces programmes et projets est justement de ne pas prendre en compte les autres niveaux de l'enseignement précise l'étude, qui souligne que l'accès à l'éducation de base, y compris l'éducation non formelle, ne garantit nullement l'acquisition par les filles et les femmes d'un niveau significatif de connaissance et de compétence susceptible de changer leur statut social.
L'étude révèle que sur toute la période 2003-2007, le budget prévisionnel total consacré au volet promotion de la scolarisation des filles dans le cadre du Plan décennal de développement de l'éducation (PDDE) était seulement de 7 milliards 432 millions de francs CFA, mais que seul 530 millions ont été effectivement dépensés, selon le ministère de l'Education.
"Ce qui démontre clairement que la promotion de la scolarisation des filles, bien qu'elle soit considérée comme une activité essentielle pour réduire les disparités de genre au sein du système éducatif, n'a pas bénéficié d'une allocation budgétaire démontrant une volonté politique affirmée", affirme l'étude.
"Cette situation confirme davantage l'idée que l'introduction de la dimension Genre dans les politiques éducatives n'est pas encore appropriée au niveau des décideurs nationaux, alors même que le Niger est signataire de tous les instruments juridiques internationaux et régionaux relatifs à l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'endroit des femmes".
 
Niamey - 03/06/2008

Pana

à propos de "la dimension Genre"



par Papadoc publié dans : En direct de KOUTOU KALE communauté : vive le peuple Amazigh !
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Samedi 7 juin 2008

Pour info sur le site du MNJ


COMMUNIQUÉ N°6/062008 DES FORCES ARMEES REVOLUTIONNAIRES DU SAHARA (FARS)

Les Forces Armées Révolutionnaires du Sahara (FARS) ont appris avec consternation la récente signature de la convention d’exploitation du gisement pétrolier d’Agadem entre le Niger et la firme chinoise China Oil and Gas development and exploration corporation (CNODC).

Aussi, tenons-nous à mettre en garde ladite société chinoise contre tout exploitation en cette période d’insécurité, du bloc d’Agadem.

Par ailleurs, nous rejetons avec la dernière énergie l’installation d’une raffinerie à Zinder en lieu et place des localités comme N’Guigmi et Diffa.

Nous rendons le gouvernement du Niger et la CNODC responsables de tout ce qui adviendra suite au non respect de cette mise en garde.


Signé
Bocar Mohamed SOUGOUMA
Président P/I du FARS
par Papadoc publié dans : En direct de KOUTOU KALE communauté : vive le peuple Amazigh !
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Mercredi 4 juin 2008
Niger, un pays pauvre !
Uranium, Pétrole, le nouvel Eldorado !
Après le projet pharaonique d'AREVA à Imouraren en terre Touarègue ce sont Tandja et ses amis Chinois qui vont continuer à se partager le gâteau à  Agadem au sud de Bilma
chez nos amis Toubous-Kanouris. Vont ils eux aussi entrer dans la danse ?
C'est quand même bien pratique messieurs les Haoussas-Djermas d'avoir des colonies à l'intérieur de votre territoire !
Il fut un temps où il fallait partir à l'aventure pour piller les ressources naturelles des pays sous-développés.
Vous ne risquez rien, vous êtes chez vous !
Je regrette d'être un oiseau de mauvaise augure, mais je crains fort que la Paix ne soit pas pour demain.


Pour info :

Énorme contrat pétrolier chinois au Niger (sur La Tribune.fr)

La compagnie nationale chinoise CNPC y décroche un contrat de cinq milliards de dollars.

Lundi soir à Niamey, au Niger, a été conclu un contrat géant qui illustre la percée des intérêts chinois en Afrique dont Pékin, en plein développement industriel, rêve de faire une de ses bases de développement international en lorgnant sur ses réserves en matières premières.

Il s'agit même du plus gros investissement jamais prévu par un acteur chinois en Afrique. La compagnie pétrolière nationale chinoise CNPC y a en effet décroché un contrat de cinq milliards de dollars afin de développer et valoriser les ressources pétrolières du pays.

Elle doit extraire d'ici trois ans du pétrole brut de la zone baptisée "Agadem" dont les réserves prouvées atteignent 324 millions de barils selon les dernières estimations. CNPC construira également une raffinerie d'une capacité de 20.000 barils par jour près de la ville de Zinder, dans le sud du pays. Enfin, la compagnie chinoise réalisera un oléoduc de deux mille kilomètres de long destiné à l'exportation de ce pétrole.

par Papadoc publié dans : En direct de KOUTOU KALE communauté : vive le peuple Amazigh !
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Dimanche 25 mai 2008

Le carnage de Tadak

Depuis 3 jours, les rumeurs les plus fantaisistes circulent au sujet d’un prétendu démantèlement d’une de nos bases à Tadak.
La prétentieuse déclaration du Ministre de la défense de Niamey a davantage emmêlé l’écheveau et empêché une plus grande visibilité.
Pour la transparence, le MNJ a le devoir de rapporter ici tout l’éclaircissement sur ce qui s’est réellement passé et, mettre fin à ce que le gouvernement de Niamey dans sa soif de remporter au moins une victoire sur notre mouvement, veut présenter comme un exploit.
Dans sa détermination à dire donc toujours la vérité et toute la vérité, rien que la vérité, aux nigériens et surtout de refuser en toutes circonstances de s’adonner à la désinformation comme le fait pour sa part le pouvoir de Niamey, le MNJ dit une fois encore exactement ce qui s’est passé ce jeudi 22 mai 2008 :
Une colonne de l’armée Nigérienne terrée à Iférouane décida de sortir pour aller s’en prendre comme d’habitude aux paisibles citoyens vivant dans les environs immédiats de son retranchement.
Elle partit alors au puits de Tadak (environ 10 km au Nord d’Iferouane) où elle s’en prit aux campements nomades qui vivent autour de ce puits : ces campements ainsi que l’école de Tadak furent brûlés.
L’armée du pouvoir de Niamey y exécuta ainsi sommairement 7 civils (du moins ceux qui jusqu’ici ont été découverts car nous continuons les recherches) tous éleveurs, parmi lesquels figurent des personnes dont l’âge varie entre 50 et 80 ans.
Il s’agit de :
- Oumama Iyadane
- Ibrahim Ghissa
- Boulla Lachi
- Hamadi Ghoumour
- Idrissa
- Lolo
- Sidi Koummado
La population qui échappa au carnage prit la fuite pour se réfugier dans les montagnes.
Ce qui du coup alerta un élément de nos TIR en patrouille dans les environs.
Celui-ci se transporta sur les lieux et accrocha la colonne venue commettre son forfait.

A l’issue de cet accrochage, il y a eu :
- du côté du MNJ :
* 4 de nos combattants tombés sur le champ d’honneur :
. Moussa Hamad Ahmad
. Idrissa Oumama
. Adamou Mohamed
. Haroun
* 3 autres (dont 1 grièvement) ont été blessés.

- du côté des militaires de Niamey :
* 5 militaires morts : leur état major doit donner leurs identités pour le respect de leurs âmes et de leurs familles ainsi que de tous les Nigériens.

Le MNJ profite de cet instant solennel pour présenter, au nom de tous les Nigériens épris de justice, ses condoléance les plus sincères aux familles des civils assassinés, victimes d’un régime qui se complait dans la haine et l’assassinat des paisibles citoyens.
Nous présentons également toutes nos condoléances aux familles de nos 4 combattants tombés dignement sur le champ d’honneur dans une lutte pour la Justice au profit du Peuple Nigérien bafoué dans ses droits les plus élémentaires.
Le MNJ prie d’autre part pour le repos de l’âme des 5 soldats morts inutilement à cause de la folie des dirigeants établis à Niamey.
Voila non seulement l’ignoble acte commis par l’armée dite nigérienne sur les populations civiles de Tadak mais aussi ce qui a été héroïquement revendiqué par le ministre de la défense du Niger comme une victoire de ses militaires à Tadak.
Après que la colonne des militaires de Niamey eut été repoussée par nos éléments venus en renfort, le MNJ a réalisé des prises d’images des campements calcinés : nous les mettrons prochainement en ligne (elles comme d’autres dont nous avons parlés) afin d’édifier le Peuple Nigérien et l’opinion internationale sur la barbarie dont se glorifie le gouvernement du Niger.
Par ailleurs, Nous savons de source digne de foi que sept soldats de l'armée (éléments du FNIS : intégrés de l’ex-rébellion) ont été exécutés sur ordre de Niamey pour avoir formulé des réflexions relatives à la destruction des bétails des populations civiles.
A ce sujet aussi, le pouvoir de Niamey doit informer le Peuple Nigérien.
Et bien, c’est là maintenant une bonne occasion pour notre «vaillant» Président de la CNDH/FL de montrer que tous les nigériens, en particulier les civils, ont les mêmes droits et qu’il n’est pas à la tête d’une association dite de défense des Droits Humains, à la solde du pouvoir de Niamey !

info pr
ovenant du site du MNJ
par Papadoc publié dans : En direct de KOUTOU KALE communauté : vive le peuple Amazigh !
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Samedi 24 mai 2008
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Sept éléments des forces d’intervention de sécurité saharienne (force de l’armée nigérienne constituée de Touareg méharistes), sont exécutés à Iferouane par les militaires de l’armée nigérienne. Leur « tort » : avoir prié l’armée nigérienne de ne pas abattre les chameaux, éléments de vie importants pour les nomades.

pour info sur
"El Watan"

Nord Niger : Au sein du « Mouvement des Nigériens pour la Justice »

Une rébellion en marche

22 mai 2008. Retour de Tamgak : des monts denses, au nord Niger, en plein cœur de l’Aïr, siège du MNJ, le Mouvement des Nigériens pour la justice.

Nord Niger. Correspondance particulière

Une rébellion née en février 2007, avec une attaque contre une caserne militaire à Iferouane, à l’ouest de l’Aïr. L’assaut qui se solde par des prises d’armes et de véhicules militaires de l’armée nigérienne est signé Aghali Ag Alambo, un ancien de la rébellion des années 1990. Avec ses compagnons, son frère Boubacar Ag Alambo et Amoumène Kalakoua, ils fondent le MN pour se soulever contre le gouvernement du président Mamadou Tandja. Avec l’assaut d’Iferouane, Aghali Ag Alambo entendait riposter contre les exactions perpétrées par l’armée nigérienne contre les villageois. Et Iferouane sera le prélude à une série d’autres attaques du MNJ, comme à Tizerzit, le 22 juin dernier, où trois vieillards, Imolène Kalakoua (père d’Amoumène Kalakoua), Abtchaw et Abbey Koufi, tous deux frères, furent affreusement torturés, puis massacrés par les soldats de l’armée nigérienne : c’était le fameux « vendredi noir de Tizerzit ». Les massacres, en avril 1990, de Tchin Tabaradène sur enfants, femmes et vieillards, à l’origine de la rébellion d’alors, et qui avaient fait 900 morts sous le régime de Ali Seybou, restent vivaces dans la mémoire des Touareg du Niger. Et si les mêmes causes de marginalisation sociale, économique et politique créent les mêmes effets de rébellion, pour le MNJ, cette deuxième insurrection dans l’histoire du Niger est en ce sens différente dans la mesure où elle réunit pour la première fois toutes les ethnies touareg (celles-ci plus nombreuses au sein de la rébellion), peuhls, maures, germas, haoussas et toubous qui constituent le Niger. Des tribus en mal de vie, dont les combattants qui ont souvent déserté l’armée nigérienne, se reconnaissent, aujourd’hui, en le MNJ qu’elles rejoignent, de plus en plus, pour former une force composée, actuellement, de plus de 3000 hommes.

VIRÉE JOURNALISTIQUE EN PLEIN CŒUR DU MNJ ET DES VILLAGES DE L’AÏR

C’est au bout d’une semaine, d’une tournée effectuée à travers les monts de Tamgak, que nous avons pu rapporter cette réalité d’un mouvement multi-ethnique, se rebellant contre un gouvernement, celui de Mamadou Tandja, contre lequel de nombreux griefs d’« injustice » et de « marginalisation » sont portés. Des griefs que nous rapporterons, également, auprès des populations nomades, victimes de terribles exactions et que nous avons rencontrées dans tout l’Aïr, jadis région d’un nomadisme tranquille, aujourd’hui enjeu important pour de grandes sociétés qui exploitent ses richesses souterraines (uranium, charbon, sel…) au détriment de populations complètement ignorées.C’est là pour nous l’occasion d’une série de témoignages que nous publierons dans nos éditions à venir, alors que combattants du MNJ et population regrettent l’« embargo » médiatique qui « s’abat » sur eux : « Vous êtes la première journaliste à parcourir tout l’Aïr et nous comptons sur vous pour rapporter notre réalité de militants du MNJ, nous qui sommes trompeusement affublés de qualificatifs comme ‘’bandits’’, et ‘’trafiquants de drogue’’ par le gouvernement et par l’armée de notre pays, qui veulent tromper l’opinion internationale ».

EN QUITTANT TEDEK…

Comme les autres, Tedek, village nomade du nord de l’Aïr, se trouve protégé par les combattants du MNJ, après que ses habitants aient subi, comme les autres villageois, de multiples exactions de la part de l’armée nigérienne qui s’en prend même, en les abattant, aux troupeaux de chameaux et de moutons qui viennent s’abreuver aux puits. Tedek est aussi une base militaire avancée du MNJ et le quartier général du mouvement rebelle. Nous la quitterons le 22 mai, en laissant ses occupants dans leurs activités militaires ou sociales… Voilà Tamanrasset retrouvée, le lendemain, avec une nouvelle surprenante : dans l’après-midi Tamgak est l’objet de tirs de roquettes lancées à 3 km du village par l’armée nigérienne. Le village est brûlé. L’on déplore 2 enfants et 2 vieillards tués. Des échanges de tirs entre le MNJ et l’armée nigérienne se poursuivent encore à l’heure où nous rédigeons. Les quelques habitants qui fuyaient sont déplacés par les combattants du MNJ pour être protégés derrière la base militaire de Aghali ag Alambo et l’armée nigérienne qui a lancé l’assaut depuis sa base d’Iferouane, est repoussée jusqu’à à 10 km à l’ouest de Tedek, en direction d’Iferouane, bilan : 2 combattants du MNJ blessés tandis que Haroune, un combattant maure, avec lequel nous nous sommes entretenus, est décédé. Sept éléments des forces d’intervention de sécurité saharienne (force de l’armée nigérienne constituée de Touareg méharistes), sont exécutés à Iferouane par les militaires de l’armée nigérienne. Leur « tort » : avoir prié l’armée nigérienne de ne pas abattre les chameaux, éléments de vie importants pour les nomades. Hier, c’était « un autre vendredi noir » pour le MNJ et les nomades qu’il protège, après le « vendredi noir de Tizerzit »… Par devoir humanitaire, Tamanrasset, la voisine, reçoit les blessés du niger, comme ceux du Mali, pour être soignés.

Naima Chekchak


par Papadoc publié dans : En direct de KOUTOU KALE communauté : vive le peuple Amazigh !
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