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Occitanie : à propos du racisme anti-occitan

24 Août 2013 , Rédigé par Pellet Jean-Marc Publié dans #occitanie

Afin de ne pas oublier de quelle façon notre peuple occitan (idem pour les Bretons-Basques-Corses et autres...) au fil des siècles a été méprisé par toute une classe "intellectuelle" afin de terminer le génocide (ethnocide) de tout ce qui n'était pas français. Pellet Jean-Marc

IMPERIALISME et RACISME ANTI-OCCITAN, une réalité historique

Pour le devoir de mémoire envers la négation et le dénigrement de la nation occitane, ne pas oublier les erreurs commises aussi de part et d'autres pour ne pas reproduire de telles incompréhensions entre les peuples.

Voici quelques documents (en cours de complément)

- " Les Gascons sont légers en paroles, bavards, moqueurs, débauchés, ivrognes, gourmands, mal vêtus de haillons et dépourvus d’argent ; pourtant, ils sont entraînés aux combats et remarquables par leur hospitalité envers les pauvres. Assis autour du feu, ils ont l’habitude de manger sans table et de boire tous au même gobelet. Ils mangent beaucoup, boivent sec et sont mal vêtus ; ils n’ont pas honte de coucher tous ensemble sur une mince litière de paille pourrie, les serviteurs avec le maître et la maîtresse. "

Guide du pèlerin de St Jacques de Compostelle, traduction du texte latin du XIIè siècle

- " Et afin qu’il n’y ait cause de douter sur l’intelligence desditz arrestz, Nous voulons et ordonnons qu’ilz soient faitz e escritz si clairement qu’il n’y ait ne puisse avoir aucune ambiguïté ou incertitude né lieu a en demander interprétation. De prononcer e expédier tous actes en langage francoys. E pour ce que telle choses sont souuent aduenues sur l’intelligence des motz latins contenus esditz arrestz, ensemble toutes autres procedures, soient de noz cours souveraines ou autres subalternes, e inférieures soient de registre, enquestes, contactz, commissions, sentences, testamens, e autres quelconques actes e exploictz de justice ou qui en dépend soient prononcez, enregistrez e desliurez aux parties en langaige maternel françois, e non autrement. Améndes contre ceulx qui calomieusement obtiendront lettres pour articuler faictz nouveaulx ".
François 1er roi de France, Edit de Villers-Cotterêts, 15 Août 1539

- " Pour accoutumer les peuples à se plier au roi, à nos mœurs, et à nos coutumes, il n’y a rien qui puisse plus y contribuer que de faire en sorte que les enfants apprennent la langue française, afin qu’elle leurs devienne aussi familière que les leurs, pour pouvoir pratiquement si non abroger l’usage de celles-ci, au moins avoir la préférence dans l’opinion des habitants du pays ".
Colbert, 1666

- " On a donc plus de vigueur dans les climats froids. Les peuples des pays chauds sont timides comme les vieillards le sont ; ceux des pays froids sont courageux comme le sont les jeunes gens. Vous trouverez dans les climats du nord des peuples qui ont peu de vices, assez de évertues, beaucoup de sincérité et de franchise. Approchez des pays du Midi, vous croirez vous éloigner de la morale même : des passions plus vives multiplierons les crimes. (Dans l’Europe) l’équilibre se maintien par la paresse que (la nature) a donnée aux nations du Midi, et par l’industrie et l’activité qu’elle a donnée à celles du Nord, c’est ce qui a naturalisé la servitude chez les peuples du Midi : comme ils peuvent aisément se passer de richesses, ils peuvent encore mieux se passer de liberté. Les peuples du Nord ont et auront toujours un esprit d’indépendance et de liberté que n’ont pas les peuples du Midi ".
Montesquieu, L’Esprit des lois. XIV, II, 1748

- " Si le provençal, qui n’a que des sons pleins, eût prévalu, il aurait donné au français l’éclat de l’espagnol et de l’italien ; Mais le midi de la France, toujours sans capitale et sans roi, ne put soutenir la concurrence du nord, et l’influence du patois picard s’accrut avec celle de la couronne. C’est donc le génie clair et méthodique de ce jargon et sa prononciation un peu sourde qui domine aujourd’hui dans la langue française "
Antoine Rivarol, L’Universalité de la langue française, 1783

- " Il s’agit dans l’esprit de la nouvelle République de cimenter l’esprit national et de mettre un terme aux particularismes engendrés par les idiomes anciens, welches, gascons, celtiques, wisigoths, phocéens et orientaux " et
- " Le fédéralisme et la superstition parlent Bas Breton ; l’immigration et la haine de la République parlent Allemand ; la contre révolution parle l’Italien, et le fanatisme parle Basque. Cassons ces instruments de dommage et d’erreur " .
Bertrand Barère, rapport du Comité de Salut public du 8 Pluviôse Ans II (1791)

- " [...] disparaîtrons insensiblement les jargons locaux, les patois de six millions de Français qui ne parlent pas la langue nationale car, je ne puis trop le répéter, il est plus important qu’on ne pense en politique à extirper cette diversité d’idiomes grossiers qui prolongent l’enfance de la raison et la vieillesse des préjugés " et 
- " L’unité de la république commande l’unité d’idiome et tout les français doivent s’honorer de connaître une langue qui désormais, serrât par excellence celle des vertus du courage et de la liberté ".
Abbé Grégoire, séance du 4 pluviôse An II (1793)

- " Il serait bien temps qu’on ne prêchât qu’en français, la langue de la raison. Nous ne voyons pas qu’il y ait le plus petit inconvénient à détruire notre patois, notre patois est trop lourd, trop grossier l’anéantissement des patois importe à l’expansion des Lumières, à la connaissance épurée de la religion, à l’exécution facile des lois, au bonheur national et à la tranquillité politique ". 
Abbé Grégoire

- " Néanmoins la connaissance et l’usage exclusif de la langue française sont intimement liés au maintien de la liberté à la gloire de la République. La langue doit être une comme la République, d’ailleurs la plupart des patois ont une indigence de mots qui ne comporte que des traductions infidèles. Citoyens qu’une saine émulation vous anime pour bannir de toutes les contrées de France ces jargons. Vous n’avez que des sentiments républicains : la langue de la liberté doit seule les exprimer : seule elle doit servir d’interprète dans les relations sociales ".
Abbé Grégoire, adressé à la Convention Nationale au peuple Français, 16 Prairial ans II (1793)

- " Je crois que Marseille est incurable à tout jamais, à moins d’une déportation de tous ses habitants et d’une transfusion d’hommes du nord ".
Fréron, à la Convention, 1793


- " Ce malheureux baragouin qu’il est temps de proscrire. Nous sommes français, parlons Français ".
Un lecteur de L’Echo du Vaucluse, 1828

- " Le patois porte la superstition et le séparatisme, les Français doivent parler la langue de la liberté ".
La Gazette du Midi, 1833

- " Détruisez, si vous pouvez, les ignobles patois des Limousins, des Périgourdins et des Auvergnats, forcez les par touts les moyens possibles à l’unité de la langue française comme à l’uniformité des poids et mesures, nous vous approuverons de grand cœur, vous rendrez service à ses populations barbares et au reste de la France qui n’a jamais pu les comprendre ".
Le Messager, 24/09/1840

- " Notre étourderie vient du Midi, et, si la France n'avait pas entraîné le Languedoc et la Provence dans son cercle d'activité, nous serions sérieux, actifs, protestants, parlementaires. Notre fond de race est le même que celui des Iles-Britanniques "
Ernest Renan in La Réforme intellectuelle et morale, 1871, rééd. Complexe 1990. (Il oublie totalement la répression contre les cathares, vaudois, huguenots et autres protestants méridionaux parce qu’ils n’avaient pas la même religion que le Roy de France).

- " Dans le midi, les gens aisés du moins sont français, le petit peuple est tout autre chose, peut-être espagnol ou maure 
Jules Michelet (1798-1874) in Tableau de la France

- " Ce ne sont pas du tout des français mais des espagnols, des italiens.[...] des latins mâtinés d'arabes "
Joris-Karl Huysmans

- " Tout ce que je puis vous dire, c'est ceci : je hais par-dessus tout les gens exubérants. Or tous les Méridionaux gueulent, ont un accent qui m'horripile, et par-dessus le marché, ils font des gestes. Non, entre ces gens qui ont de l'astrakan bouclé sur le crâne et des palissades d'ébène le long des joues et de grands flegmatiques et silencieux Allemands, mon choix n'est pas douteux. Je me sentirai toujours plus d'affinités pour un homme de Leipzig que pour un homme de Marseille. Tout, du reste, tout, excepté le Midi de la France, car je ne connais pas de race qui me soit plus particulièrement odieuse ! "
Joris-Karl Huysmans parlant du patriotisme français in " Joris-Karl Huysmans " interviewé par A. Meunier, fascicule n° 263 de la série Les Hommes d'aujourd'hui, Vanier, 1885

- " Midi race de mendiants et de lâches, de fanfarons et d'imbéciles "
Joris-Karl Huysmans, Carnet vert, Bibliothèque de l'Arsenal, 1887

- " Vive l'Allemagne et à bas Marseille ! - ah ! les Valmajour et les Mistral, la Provence et le Quercy ! - quand je me sonde, je me sens une haine de catholique contre l'ignoble juif qui domine maintenant le monde et une exécration de vieux saxon contre la bruyante race latine. Non, vrai, je ne suis pas de mon temps ! et surtout pas de la nationalité qu'on m'impose ! "
Joris-Karl Huysmans, 31 mai 1884 en parlant de l'expansionisme méridional

- " Les gens d’ici me déplaisent excessivement. Il y a dans l’accent un jappement et comme des rentrées de clarinette. A les voir remuer, s’aborder, on sent qu’on est en présence d’une autre race : un mélange du carlin et du singe ; une facilité vide, une exagération involontaire et continue ; un manque de tact perpétuel. […] Mon impression, sur le Cours, est que ces gens-là ont besoin d’être gouvernés par autrui. Ils sont parfaitement incapables d’avoir le moindre empire sur eux-mêmes. Le sang, l’action, la colère, leur montent tout de suite à la tête. "
Hippolyte Taine (1828-1893) in Voyages littéraires, Toulouse

- " Le Méridional, voilà l'ennemi Gaston Méry sous-titre du roman Jean Révolte, Dentu, 1891

Gaston Méry qui fait dire au personnage Jean Révolte dans son ouvrage L'Invasion méridionale : " [Le méridional] s'étend comme un filet, une toile d'araignée monstrueuse, sur le pays tout entier. La politique, l'administration, le clergé, la littérature, l'art, il a tout envahi. Il est devenu la cuscute de la France, une sorte de parasite vorace qui nous ronge et nous ruine " et " Il faut résolument [les] retrancher de chez nous comme une excroissance infectieuse, comme une loupe hideuse absorbant le meilleur de nos veines ". Et plus loin sur le méridional et le juif dans le rôle de bouc émissaires causant la perte de la société française : " Dans la politique, c'est le Juif qui dirige, et le Méridional qui agit. Derrière Rouvier, il y a Rothschild ", " Si le Juif veut de l'argent, le Méridional veut des places ".
Ndr. Rouvier était un député "méridional" et Rothschild était un banquier

- " Le patois est le pire ennemi de l’enseignement du français dans nos écoles primaires. La ténacité avec laquelle dans certains pays, les enfants le parlent entre eux dès qu’ils sont libres de faire le désespoir de bien des maîtres qui cherchent par toutes sortes de moyens, à combattre cette fâcheuse habitude. Parmi les moyens il en est une que j’ai vu employer avec succès dans une école rurale de haute Provence… Le matin, en entrant en classe, le maître remet au premier élève de la division supérieure un sou marqué d’une croix faite au couteau…Ce sou s’appelle : le signe. Il s’agit pour le possesseur de se signe (pour le « signeur » comme disent les élèves) de se débarrasser du sou en le donnant à un autre élève qu’il aura surpris prononçant un mot de patois. Je me suis pris à réfléchir au sujet de se procédé… C’est que je trouve, à côté de réels avantages, un inconvénient qui me semble assez grave. Sur dix enfants, je suppose qui ont été surpris à parler patois dans le journée, seul le dernier est puni. N’y a-t-il pas la une injustice ? J’ai préféré, jusque-là, punir tous ceux qui se laissent prendre [...] ".
Correspondance générale de l’Inspection primaire, 1893

- " Sottes homélies de patoisants venus de la Cannebière [sic] pour convertir Paris aux rites burlesques du Félibrige "
Adolphe Retté, in La Plume du 15 mai 1895

" Par-dessus la Loire, deux Frances irritées se regardent. Qu'y a-t-il désormais de commun entre nous ? Nos intérêts ? Vous les sacrifiez. Nos vénérations instinctives ? Vous les bafouez. Notre titre de Français ? Mais si nous mettons sous le mot France des conceptions opposées ?" 
Maurice Barrès, député de Lorraine s'adressant aux méridionaux au nom des gens du nord et dénonçant vers 1900 la surreprésentation politique de la France du sud, aggravée par la perte des deux provinces de l'est en 1870

" Je considère qu’un enseignement du dialecte local ne peut être donné qu’en proportion de l’utilité qu’il offre pour l’étude et pour la connaissance de la langue nationale "
Léon Bérard, Ministre de l’Instruction publique, décembre 1921

- " La partie non celtique de la France cause et pontifie. Elle donne au pays ses ministres, ses vénérables, ses congressistes hyper-sonores. C’est la partie vinasseuse de la République, la Méridionale, profiteuse, resquilleuse, politique, éloquente, creuse. "
Louis-Ferdinand Céline, L’Ecole des cadavres 1938

- " Zone Sud, peuplée de bâtards méditerranéens, de Narbonoïdes dégénérés, de nervis, Félibres gâteux, parasites arabiques que la France aurait eu tout intérêt à jeter par-dessus bord. Au dessous de la Loire, rien que pourriture, fainéantise, infect métissage négrifié ".
Louis Ferdinand Céline, novembre 1942

- " Oui, je n’ai aucune attache dans la région, mais il faut en finir avec les notables. Il faut en finir avec cette région du Midi qui refuse le Nord et le développement. Je suis assez bon historien. Je connais l’histoire des cathares ".
Alexandre Sanguinetti, député de Toulouse, juin 1968

- " Le Nissart est inutile parce que les Niçois parlent très bien le Français "
Un maire des Alpes-Maritimes années 1990
Nota : la formule s'exporte partout avec des variantes pour les autres nations, aussi relevée en Catalogne nord)

- " Avec 4000 Francs je pourrais acheter une mitraillette et en finir avec L’Occitan ".
Le principal adjoint d’un collège de la banlieue toulousaine, années 1990

- " […] l’accent, quelque accent français que ce soit, et avant tout le fort accent méridional, me paraît incompatible avec la dignité d’une parole publique. (Inadmissible, n’est-ce pas, je l’avoue.) Incompatible, à fortiori, avec la vocation d’une parole poétique : avoir entendu René Char, par exemple, lire lui-même ses aphorismes sentencieux avec un accent qui me parut à la fois comique et obscène, la trahison d’une vérité, cela n’a pas peu fait pour ruiner une admiration de jeunesse […] "
Jacques Derrida, Le monolinguisme de l’autre, 1996

- " Notre vision des " langues " et des " cultures " régionales, aseptisée, baigne dans la niaise brume des bons sentiments écolo-folkloriques et se nourrit d’images d’un passé revisité... Ce ne peut être un objectif national. En proposant aux jeunes générations un retour à des langues qui n’ont survécu que dans les formes parlées, pour l’essentiel privées de l’indispensable passage à la maturité que donne la forme écrite, littéraire, philosophique, croit-on sérieusement leur offrir un avenir de travail, d’insertion sociale, de pensée ? "
Danièle Salenave," Partez, briseurs d’unité ! "in Le Monde, 3 juillet 1999

Autres références d'ouvrages traitant de ce problème :

PUJOL J-P., 2004. Sottisier à propos des minorités ethniques. "Le petit florilège chauvin". Ed. Lacour- Rediviva, août 2004, 66 p.

sur le site du PNO

Parti de la Nation Occitane

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