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Occitanie : Muret, 8 siècles plus tard

8 Septembre 2013 , Rédigé par Pellet Jean-Marc Publié dans #occitanie

Comme le dit FONTAN, l’assimilation conduit tout un peuple à une sorte de refoulement et de dépérissement culturel. L’infériorisation et la dévalorisation de la langue et du comportement occitan ont entrainé un complexe d’infériorité et un mépris de la collectivité ethnique occitane et de la terre occitane, qui a conduit à une sous productivité économique. Certains assimilés (occitans) deviennent collaborateurs de la nation dominante (France) et en sont les plus farouches chauvins.

 

Notes sur la Batalha de Murèth (jeudi 12 septembre 1213)

 

Situation à l’aube du 13ème siècle :

Au début du 13ème siècle, bien que les terres occitanes soient unifiées linguistiquement, elles demeurent éclatées politiquement. Il n’existe pas de pouvoir politique pan occitan alors que les divers comtés occitans jouissent, dans les faits, d’une certaine indépendance. Les pouvoirs royaux ou d’Etat en présence sont les Capétiens (en France), les Catalan-aragonais (avec Pierre II d’Aragon, comte de Barcelone), les Plantagenêt (pour la Guyenne), sans oublier le pouvoir de l’Eglise.

En 1213, la croisade dite contre les Albigeois se poursuit depuis 4 ans, d’abord avec une optique religieuse (extermination de la religion cathare), ensuite elle se transformera en guerre d’annexion des terres occitanes par le pouvoir français.

La colonisation de l’Occitanie se met en place, avec la tentative de l’étouffement du pouvoir politico socio économique occitan. Quelques mois avant la bataille de Muret, en décembre 1212, les Statuts de Pamiers sont adoptés, ils régissent la vie religieuse et sociale des territoires occitans vaincus par Simon de Montfort, l’article 46 de ces Statuts édicte l’interdiction pendant 10 ans aux femmes nobles occitanes de prendre un mari autre que Français.

Depuis le 27 janvier 1213, un état occitano-catalan (et aragonais) est en cours de création. Ce « royaume » embryonnaire s’étend quasiment jusqu’aux portes de Brive. La Bataille de Muret sonnera l’anéantissent définitif de cette construction étatique. La défaite de Muret est d’une importance considérable en termes de géopolitique.

Justification ethniste de cet état occitano-catalan :

Si l’on considère que la langue catalane médiévale est de l’occitan, il est logique et souhaitable, d’un point de vue ethniste, que Catalans et Occitans se regroupent (au Moyen-âge) au sein d’un même état (les nations n’étant pas immuables, l’ethnie « occitano-catalane » s’est plus tard scindée en nation catalane et nation occitane).

Question aragonaise :

La question du rattachement de l’aragonais à cette ethnie « occitano-catalane » est plus délicate. FONTAN a classé l’aragonais comme dialecte castillan. Or quand on lit de l’aragonais moderne, le sentiment qui s’en dégage est qu’on est en présence d’une « mescla » de castillan, de catalan et d’occitan. Wikipedia énonce : « Bien que certains linguistes classent l'aragonais dans le groupe des langues ibéro-romanes, l'aragonais présente des divergences qui l'éloigne des langues romanes de l'ouest de la péninsule (castillan, astur-léonais, galicien-portugais), et qui le rapprochent plutôt du catalan et l'occitan (et plus particulièrement du gascon), par exemple en ce qui concerne la conservation des particules pronominales adverbiales ibi/bi/i et en/ne. On retrouve de plus, dans le lexique élémentaire de l'aragonais, un pourcentage légèrement supérieur de vocables apparentés au catalan (particulièrement l'occidental) et au gascon qu'au castillan, encore que cela dépende des variétés. »

Linguistiquement, l’aragonais moderne semblerait plus proche de l’ensemble occitano-catalan que du castillan. Il serait intéressant de faire une étude de l’aragonais médiéval, il faudrait analyser, par exemple, la contribution de Bernard POTTIER de 1953 intitulée « les éléments gascons et languedociens dans l’aragonais médiéval ». Il ne serait pas surprenant que l’aragonais médiéval soit encore plus proche de l’occitan (ou du catalan) que l’aragonais ne l’est aujourd’hui, la langue castillane ayant probablement colonisé, au cours des siècles, le parler aragonais. Aussi l’idée de l’intégration ethnolinguistique des aragonais médiévaux à l’ethnie « occitano-catalane » médiévale (ou tout au moins du rapprochement entre aragonais et occitano-catalan) n’est peut-être pas aussi hérétique, sur le plan ethniste, que cela peut paraitre au premier abord.

Conscience du destin politique occitan:

A l’aube du 13ème siècle, l’Occitanie n’ayant pas de pouvoir unificateur propre, les contemporains ont conscience que l’avenir politique des terres occitanes va se jouer entre pouvoir capétien et pouvoir catalan (ou catalan-aragonais). Cette alternative du devenir occitan est formulée, au début 13ème siècle, par le troubadour occitan ALBERTET de SISTERON qui explique dans l’un de ses poèmes que les Catalans sont nettement préférables aux Français.

Monges, digatz segon vostra scienssa

Monges, digatz segon vostra scienssa

cal valon mais, Catalan o Frances?

E mier de sai Gaiscoigna e Proenssa,

e Limozin, Alvergne e Vianes,

e de lai part la terra delz dos reis;

e car sabetz de totz lur captenenssa,

voill qe·m digatz en qals plus fins pretz es

Moines, dites-moi, selon votre science,

Lesquels valent le plus : les Catalans ou les français ?

Et mettez d’un côté Gascogne et Provence,

Et Limousin et Auvergne et Vienais,

Et de l’autre côté la terre des deux rois…

(Note : le Vienais correspond certainement au pays de Vienne, ville du département actuel de l’Isère, en territoire franco-provençal)

Et de fait, la terrible défaite occitano-catalane de Muret, par l’élimination physique du roi d’Aragon Pierre II, laissera le champ libre à la volonté expansionniste, impérialiste du pouvoir français.

Remarques sur la victoire française de Muret :

Les Occitano-catalans étant supérieurs numériquement aux Français (de 10 à 100 fois plus nombreux, selon les sources), il est souvent fait état d’une éclatante victoire française. Il y a lieu de relativiser la grandeur de cette victoire qui a, pour le moins, fortement manqué de noblesse et de panache :

 - Les Français ont simulé leur départ pour revenir aussitôt par surprise

 - L’attaque vraisemblable ou plutôt le massacre des campements où les alliés occitano-catalans étaient attablés, en train de manger, non préparés au combat et armés dans la précipitation et le désordre (sources : Chanson de la Croisade, Chronique majeure de Matthew Paris, Histoire de la guerre des Albigeois, Chronique de Bernat Desclot.

 - L’assassinat prémédité du roi d’Aragon par les chevaliers français Alain de Roucy et Florent de Ville (pour la préméditation, voir la Chronique de Baudouin d’Avesnes)

Conséquences de la défaite de Muret :

Les conséquences sont considérables. Un grand roi est mort (Pierre II d’Aragon), entre 15 000 et 20 000 Occitano-catalans sont massacrés. Le choc psychologique, social, économique est immense, « il n’y avait guère de maison où l’on eut un mort à déplorer » dira Guillaume de Puylaurens, à tel point qu’il fallut créer un tribunal spécial pour régler les questions administratives et successorales suite à ce carnage. La culpabilisation des occitano-catalans, l’humiliation religieuse et l’aliénation s’installent, générées par de nombreuses sources qui présentent la victoire française de Muret comme un châtiment divin. Muret devient une nouvelle Sodome et une nouvelle Gomorrhe. La défaite de Muret sera la porte ouverte à l’annexion différée de l’Occitanie à la couronne de France. Différée car l’annexion de l’Occitanie, morceau par morceau, prendra plusieurs siècles, différée aussi car pendant une dizaine d’années après la défaite de Muret, la reconquête occitane se met en place avec un élan nationaliste occitan hors pair. Michel ROQUEBERT parlera de l’éveil de la conscience occitane et de la naissance du « sentiment national occitan ». Le 1er septembre 1220, le comte de Toulouse, Raymond VI signera une charte dans laquelle figure la notion de « gens de notre langue » et qui révèle le nationalisme de libération occitan basé sur l’identité linguistique. La défaite occitane de Muret, par l’élimination de l’allié catalan de poids en la personne du roi d’Aragon, rempli la condition nécessaire à la future annexion à la France qui ne fera qu’altérer la marque socioculturelle spécifique occitane, à la différence de la Catalogne médiévale qui aurait très certainement protégé cette identité commune occitano-catalane. La véritable hérésie de cette croisade est que l’Occitanie ait été rattachée à la France (et en partie à L’Italie et à L’Espagne).

On passera la question de la dépossession et du pillage économique propre à toute colonisation.

Les séquelles psychologiques demeurent très profondes aujourd’hui. Comme le dit FONTAN, l’assimilation conduit tout un peuple à une sorte de refoulement et de dépérissement culturel. L’infériorisation et la dévalorisation de la langue et du comportement occitan ont entrainé un complexe d’infériorité et un mépris de la collectivité ethnique occitane et de la terre occitane, qui a conduit à une sous productivité économique. Certains assimilés (occitans) deviennent collaborateurs de la nation dominante (France) et en sont les plus farouches chauvins. Le refoulement linguistique dont ils souffrent inconsciemment est la cause de leur agressivité et de leur impérialisme. En luttant contre les non assimilés, ils luttent contre leur propre subconscient, et ils se vengent de l’oppression qu’ils ont subie, en l’imposant aux autres. Ce processus est l’une des explications probables de la poussée actuelle de l’extrême droite en Occitanie et en Provence notamment.

Gageons que les souverainistes occitans parviendront tôt ou tard à désaliéner le peuple occitan de ces grands maux / mots dont il souffre inconsciemment. Gageons que le peuple occitan parvienne à prendre son destin en main, au non du droit inaliénable à l’autodétermination des peuples. A Muret, seule une bataille a été perdue, d’autres batailles sont à mener …et à gagner.

BONNET Philippe, le 07/09/2013

A Muret, seule une bataille a été perdue, d’autres batailles sont à mener …et à gagner

A Muret, seule une bataille a été perdue, d’autres batailles sont à mener …et à gagner

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Alan Broc 08/09/2013 16:57

Murèt n'èro pas "occitano" mès coumengeso. Pertanhio pas i coumtes de Toulouso mas i coumtes de Coumenge. acò èro la residéncio favourito de la coumtesso.
Li Toulousans la vóuguèrou rauba e la garnisou coumengeso resistè prou de temp per que Simoun de Mounfort, qu'avio sounat à l'ajudo, venguèsso la sousteni.
La batalho de Murèch es pas uno batalho "franco-occitano" mas "occitano-coumengeso.


La batalho de Murèth: vertats e fantasmes

La bataille de Muret est très utilisée par le séparatisme occitan, comme si la langue d'oc avait besoin d'inventions pour justifier son existence ! comme si les séparatistes se sentaient obligés d'opposer des mythes mensongers à d'autres mythes.
Ainsi, que le lycée de Muret s'appelle "Pierre d'Aragon" est paradoxal, puisque Simon de Montfort est justement venu à l'appel des Muretains assiégés par Pere II d'Aragó, qui comme son titre de roi de l'indique pas, était Catalan.(Les comtes de Barcelone sont devenus rois d'Aragon, mais sont restés Catalans.)

Histoire de Languedoc de Dom Devic et Dom Vaissette

Dom Cl. Devic et Dom J. Vaissète
Histoire générale de Languedoc - Réédition Privat Tome VI, 1879, pp. 421-429
LVI — Siège & bataille de Muret. — Pierre, roi d’Aragon, y est tué.
Muret est une petite ville dépendante du comté de Comminges, dans le diocèse & à trois lieues de Toulouse, vers le sud-ouest, sur la gauche de la Garonne, au confluent de la rivière de Louge dans ce fleuve. L’armée du roi d’Aragon & de ses alliés y arriva le mardi 10 de septembre de l’an 1213. On commença aussitôt à dresser les machines & à les faire jouer pour abattre les murailles. Le lendemain on donna l’assaut à une des portes de la ville, & on emporta le premier faubourg, malgré la vigoureuse défense des assiégés, qui se réfugièrent dans le second & dans le château. Si les alliés avoient suivi leur pointe, ils se seroient alors rendus entièrement les maîtres de la place; mais ayant été avertis qu’on voyoit paroître les signes militaires de Simon de Montfort, ils cessèrent le combat, abandonnèrent le faubourg qu’ils avoient déjà pris, & se retirèrent dans leur camp pour s’y mettre en sûreté. On blâme beaucoup le roi d’Aragon de cette retraite précipitée; car il lui étoit aisé de prendre Muret, & il eût évité le malheur qui lui arriva *. Montfort parut en effet peu de temps après à la tête d’un petit corps d’armée. La garnison de Muret se voyant menacée d’un siège lui avoit envoyé demander un prompt secours, & l’informer que la place étoit absolument dépourvue de vivres.

http://mistralenc.over-blog.com/article-la-batalho-de-mureth-65345300.html

Alan Broc 05/12/2013 03:37

Lou Coumte de Coumenge èro pas à la batalho de Murèch, e s'i fouguèsso estat, i sario estat ammé li sèus countro lis imperialistos toulousans e lis envazidours catalôs.

Defourma l'Istòrio vous ridiculiso un pauc mai, Moussu lou "President" del gouvèr de la "Republico Occitano" refugiat en Esponho.

Bonnet 10/09/2013 14:20

Èm d’acòrdis entà situar Murèth en comtat de Comenge. Eras (Las) honts istoricas díden clarament qu’eth comte de Comenge èra present ena batalha de Murèth ath costat deth comte de Tolosa, de Pèir II d’Aragon, deth comte de Foish, deras miliças de Tolosa e de Montauban e de mantunis faidits, contra eths crotzats de Simon de Montfòrt.
De mès, era vòsta argumentacion que consisteish a explicar qu’eth comte de Comenge non podèva cap èster present ara batalha de Murèth pr’amor qu’aquerò èra trop lonh, non pòt èster arretenguda. Era distància entre Murèth e Luishon (en tot supausar qu’eth comte e’s trobava en aqueth moment ath aute cap de son comtat) qu’ei solament de 120 km. Aquerò significaría qu’eth comte de Comenge èra incapable de percórrer son comtat, e mès que tot quan ua deras suas vilas màger ei en guèrra ? E Qué díder alavetz deth viatge de Pèir II que venguec especiaument d’Aragon, en passar justament peth pòrt de Venasque e Luishon, per Valcabrèra ont escrivec precisament eth son darrèr document conegut eth 05 de seteme de 1213 (cf : archius deth pilar de Zaragossa), puish per Montrejau e Sent-Gaudenç.
Entà çò qu’ei der’ajuda demandada peths crotzats francesis assetjats e embarrats en tracanard muretin, aqueris n’éren pas pro pècs entà demandar assisténcia ath comte de Comenge qu’èra lor enemic. Totun, se sap que mandèren un messatgèr dinc a Simon de Montfòrt qu’èra dejà en camin ( Montfòrt èra de cap a Saverdun e venguía de Fanjaus). E se sap tanben qu’eths chivalièrs francesis estèren plan gaujosis quan aprenèren que Montfòrt anava arribar (cf. Pèir de Vaux de Cernay 450).
Murèth qu’ei ua batalha entre Occitano-catalans (Comengesis inclusits) contra Francesis.
Deformar l’istòria servís pas vòsta causa !

Alan Broc 09/09/2013 23:55

Murèt/ Murèch fazio partido del coumtat de Coumenge, pas de lou de Toulouso.
De quone drèit li Toulousans vóuguèrou l'anexa ?!
Lou coumte de Coumenge participè pas à la batalho. Èro trop lonh del coustat de Banhères de Lushoun. Cò'i per acò que la garnisou damandè soun ajudo à Simoun de Mountfort qu'èro mai pròchi.

Defourma l'Istòrio sirvis pas vousto causo.

Bonnet 09/09/2013 23:49

Eléments de réponse à Alexandre BROC.
Le seul point sur lequel on puisse être d’accord avec Alexandre BROC est qu’effectivement les Toulousains attaquèrent la ville de Muret. De là à en conclure que les Toulousains menaient la guerre contre Muret et le Comminges est une conclusion hâtive et totalement erronée, comme on va le voir.
Le mardi 10 septembre 1213, les forces alliées occitano-catalane et précisément la milice toulousaine attaque avec des machines de guerre l’une des portes de Muret ; la porte Ouest de Muret, dite porte Saint-Germier. La raison de cette attaque est simple : une garnison de croisés, avait pris possession de Muret. Cette garnison croisée était constituée par 30 chevaliers accompagnés de 300 à 700 piétons. Dans les faits, Muret, ville commingeoise était occupée militairement par les Français. Depuis 1212 la ville de Muret était une base utilisée par le chef de la croisade. Rappelons aussi que les habitants de Muret avaient détruit à l’automne 1212 le pont de la Garonne pour empêcher, ou tout au moins ralentir, l’arrivée des troupes croisées de Simon de Montfort. Début septembre 1213, L’intention des occitano-catalan était d’assaillir les Français pour reprendre Muret (voir la Chanson de la croisade chapitres 135 et 136). En conclusion, Muret à été attaquée par les forces alliées occitano-catalanes car pour libérer militairement une ville occupée, il faut tout simplement commencer par l’attaquer. C’est le paradoxe de la guerre.
D’autre part, il n’y aucun doute sur la réalité de l’alliance du comte de Comminges avec les forces occitano-catalanes. On sait qu’en 1201, à Bagnères de Luchon, Bernard IV comte de Comminges avait rendu hommage au roi Pierre II d’Aragon (tout comme plus tard, le comte de Toulouse, le comte de Bigorre et le vicomte de Béarn). Le comte de Comminges a même été l’artisan politique de l’alliance entre Toulouse et Aragon. Fin juin 1213, impatient de repousser les Français, le comte de Comminges se rend en terres aragonaises pour connaître les plans et l’avancement des préparatifs du roi d’Aragon qu’il rencontre le 04 juillet 1213 au monastère de Sigena (entre Lleida et Saragosse) (Cf. Chanson de la croisade chapitre 135 et particulièrement les vers 17 à 21). Le comte de Comminges sera bien évidemment présent à la bataille de Muret aux côtés des Toulousains des catalans et des aragonais, la chanson de la croisade nous le dépeint même comme manquant d’héroïsme militaire (tout comme le comte de Toulouse d’ailleurs) au cours de la bataille de Muret.
La batalha de Murèth n’ei pas brica ua batalha de tolosans contra comengesis mès ua batalha de coalisats occitano-catalans contra Francesis.

Alan Broc 09/09/2013 23:15

Vézi amai que l'assimilat que sèi es lou soul qu'utiliso la lengo d'oc. (Es una lengo de Franço; èi dounc pas besou de m'assimila).