Qui se cache derrière les Franco-provençaux ou Arpitans ?
Qui se cache derrière les Franco-provençaux ou Arpitans ?
Contexte : réunion du Pen club oc à Valence (26)
J'ai assisté à un colloque organisé par le PEN-Club OC et soutenu techniquement par l'IEO Drôme.
De nombreux intervenants ont développé, non pas l'idée d'une éventuelle langue franco-provençale, mais la réalité même de l'existence de deux langues régionales en Rhône-Alpes, l'occitan et le franco-provençal ou arpitan.
Les éternelles questions : pourquoi l'auteur écrit, la transmission d'une culture au travers de l'écriture, comment éditer-diffuser, peut-on écrire en langue régionale si les lecteurs disparaissent faute d'apprentissage et de promotion de ces langues...
Des chercheurs et spécialistes de la chose, des élus, des invités transfrontaliers (Italie), et des militants de base animaient ce colloque.
Un conseiller régional, Belkacem Lounes (de RPS) enfonça le clou en affirmant la réalité de l'existence de deux (2) langues régionales dans notre région : l'occitan et le franco-provençal.
La lecture du texte de l'élu régional faisait apparaître que la région participe activement à la défense du patrimoine culturel linguistique de cette région. Une ligne dans le budget régional existe, dont acte, les choses bougent, mais dormez brave gens, l'État français peut et va résoudre vos problèmes.
Si les Slovènes et les Catalans sont cités, pourquoi aucune référence n'est faite quant à leur passage récent ou prochain à l'indépendance et à notre possibilité de suivre le même chemin ?
Pour revenir à nos Arpitans, à noter aussi la présence de la Chambre d'Oc des vallées occitanes d'Italie avec comme intervenante notre amie de longue date, Ines Cavalcanti.
Quelle ne fût pas ma surprise de l'entendre dire que l'Italie compte douze langues régionales ! Dont l'Occitan bien sûr, mais aussi le franco-provençal.
Question : quelle est la différence entre langue et dialecte ?
Dans mon enfance, j'avais appris que dans la grande famille des langues indo-européennes, se situaient les langues d'origine latine et que cet ensemble linguistique homogène était composé de neuf langues (9) bien délimitées et définies : le portugais, l'espagnol, le catalan, l'occitan, le français, le rhète, l'italien, le sarde et le roumain.
Dans mon enfance, j'avais aussi appris que sous diverses revendications, "identitaires," tels des mouvements siciliens, provençaux et niçois… se cachaient en fait des mouvements d'extrême droite. Ces derniers utilisaient ce sentiment "étroit" d'un faux nationalisme de libération pour accentuer leur chauvinisme. Je peux citer comme exemple typique de faux nationalisme de libération la "guerre" entre Serbes et Croates. Les Serbes et les Croates forment un seul peuple et parlent une même langue.
Pour revenir à nos langues béarnaise, niçoise, provençale, creusoise ou franco-provençale, il serait peut être temps de remettre les pendules à l'heure et de chercher à comprendre qui a intérêt à promouvoir ces idées et à mélanger allègrement langues et dialectes.
N'en déplaise à notre gauche ou notre droite bien pensantes, les commis de l'État français colonialistes et impérialistes, restent persuadés que l’Etat français est un modèle de démocratie. Ils peuvent donc s'accommoder du terme langues régionales car le "français" restera malgré tout la langue nationale de l'Empire.
En fait il existe des sous-hommes comme il existe des sous-langues, dénommées avec largesse "langues régionales" par le colon.
Combien de temps encore faudra-t-il rabâcher que la langue d'Oc ou langue occitane est formée d'un ensemble de grands dialectes, tous respectables et égaux et que le vocable langues d'Oc, au pluriel, est à bannir.
Dans le cadre d'une Occitanie autonome ou souveraine et bien sûr fédérale, sept grandes régions occitanes sont tracées, régions organisées autour de sept grands dialectes. Nous avons ainsi le Languedoc, la Provence, Le Dauphiné, l'Auvergne, le Limousin, la Gascogne et la Guyenne.
Il en est de même pour la langue d'Oïl ou français. La langue d'Oïl, qui s'est unifiée par la force au gré des siècles, était dialectalisée et a encore ses dialectes plus ou moins vivants tels le berrichon, le normand, le gallo, le savoyard, le bourguignon...
Vouloir mettre au même niveau le berrichon et l'occitan ne serait pas catastrophique en soi, si sournoisement, ne se cachaient derrière des idéologies cosmopolites.
Alors cette région Rhône-Alpes, cette race "Rhône-alpine", quelle est-elle vraiment ?
Si j'ai bien compris le message durant ce colloque, ce ne sont pas des vrais Français de souche qui vivent en Rhône-Alpes, mais un mélange de deux peuples ayant chacun leur langue, les Occitans et les Franco-provençaux !
Je découvre enfin que ce peuple qui abuse et qui maintient dans le sous-développement nos départements drômois et ardéchois ne sont pas des Français.
Comment puis je aller m'opposer à des frères et sœurs qui eux aussi sont exploités et spoliés culturellement par cette France du Nord ?
Cette pauvre région Rhône-Alpes doit faire front et rester unie face à l'impérialisme culturel français. Et malheur à ces Occitans qui voudraient faire croire que leur territoire est plus particulièrement opprimé que l'autre partie franco-provençale.
N'en déplaise à tous mes amis arpitans, les Franco-provençaux appartiennent à la culture d'Oïl et ce sont des Français. Je précise que ce n'est pas une injure et que je respecte autant les dialectes français qu’occitans.
La question arpitane se réglera dans le cadre de la langue française. La question occitane de la région Rhône-Alpes se réglera en sortant de cette région et en retrouvant d'une façon ou d'une autre sa vraie famille : la famille occitane.
Pellet Jean-Marc

