Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
occitan-touareg

Les populations d'animaux sauvages de la Terre chutent énormément d'après WWF

14 Novembre 2016 , Rédigé par Pellet Jean-Marc Publié dans #coup de geule, #climat, #écologie

À lire et à entendre certaines informations le doute s'impose. J'ai donc demandé à mon ami suédophone de Finlande de m'apporter son point de vu sur des sujets tabous tel celui de la disparition de nombreuses espèces animales du fait de la mauvaise gestion de notre planète par l'être humain. Laissons lui la parole.

La protection de la nature déraille complétement !

Il n'y a que deux domaines dans lesquels il me semble possible de pouvoir mentir sans limite en racontant n'importe quoi sans punition. Un c'est dans des questions touchant à la religion et l'autre à la dite protection de la nature.

Les organisations nationales et surtout internationales de protection de la nature sont pour la plupart non démocratiques et il est impossibles de savoir qui les dirigent réellement ainsi que comment l'argent qui leurs est versé est réellement utilisé. Ils jouent comme étant internationaux, au dessus des gouvernements et avec des droits de se mêler de tout sans qu'ils aient une position internationale réelle et acceptée.

Une de ces organisations est le WWF qui à beaucoup soif d'argent et cherche entres autres des dons pour protéger les ours polaires et les tigres. Ce sont des animaux beaux et mignons vu sur les photos et films et ainsi les gens qui ne connaissent pas la réalité du terrain ouvrent facilement leur porte monnaie. Récemment, WWF annonçait en octobre 2016 que les populations d'animaux sauvages de la Terre avaient chuté de 58%. WWF a besoin d'argent, faites vos dons ! 

Si nous regardons les choses de plus près, la vérité n'est pas belle et les dites organisations de protection de la nature, internationales et nationales, ont pour la plupart causé beaucoup de désastres pour la nature et les espèces. Nous connaissons tous très bien les problèmes avec le réchauffement de la terre qui en réalité n'est rien d'autre qu'un cycle normal pour le climat de notre planète. Il suffit de regarder le passé, mais business est business... Je ne vais pas parler du climat maintenant bien qu'en ce moment, alors que nous ne sommes que le 7 novembre j'aimerai avoir un peu plus chaud : dehors il fait -14° quand j'écris cet article. Une telle température n'est pas habituelle pour un début novembre dans le sud de la Finlande, alors le réchauffement ?

Il paraît que les ours polaires sont en train de disparaître mais leur population mondiale a quand même quadruplé depuis 1940, depuis que leur chasse est réglementée. Alors, pas de disparition encore en vue ! WWF a ramassé beaucoup d'argent pour sauver des ours polaires mais n'a rien fait pour ces ours en réalité car il n'est pas possible de faire réellement quelque chose pour une espèce vivant sur la banquise et sur des terres inhabitées autour du Pôle Nord. 

Trois races de tigres sont menacées mais quand aux autres races, elles sont très difficiles à maintenir car les tigres sont un danger réel pour les humains et leur bétail. Comment demander à de pauvres gens de vivre ensemble avec de telles menaces pour leur bétail et enfants mais aussi pour les adultes ? En captivité il y a une surproduction de tigres et leur avenir est probablement à trouver dans une semi liberté où leur population serait contrôlable et ils ne seraient plus un grand danger. Il est toujours facile de vouloir protéger des grands carnivores quand on habite dans des grandes villes loin des réalités et à l'abri du danger.

Regardons le problème avec les éléphants en Afrique. Quand le Kenya avait demandé un grand emprunt d'état début des années 1970, une des conditions fut que la chasse aux éléphants ainsi que la chasse safari devrait être interdites. Le Kenya avait alors environs 130 000 éléphants et après quelques années de protection, la population était passée à 30 000 ! Il est facile d'expliquer pourquoi. Quand la chasse était légale, les compagnies de safari surveillaient les populations d'éléphants contre le braconnage pour pouvoir vendre des droits d'abattage tous les ans pour leur clientèle. L'interdiction de les chasser enlevait ainsi la surveillance en partie bénévole. Les gardes chasse de l'état étaient peu nombreux et furent mal payés et avaient eux mêmes des intérêts dans le braconnage pour l'ivoire et ceci allait jusqu'au niveau des ministres. À deux reprises le Kenya a fait brûler de grandes quantités d'ivoire devant la presse mondiale dont une très récemment. Ainsi on a en réalité augmenté le prix de l'ivoire sur le marché noir en faisant semblant de vouloir protéger les éléphants.

La communauté internationale avec les faux protecteurs de la nature empêchent au même moment la vente légale d'ivoire que veulent faire les pays qui ont de grandes populations d'éléphants bien contrôlées et maintenues dans des quantités raisonnables afin d'éviter des surnombres localement. Prenons comme exemple l'Afrique du Sud. Quand le Parc Nationale Krüger fut fondé fin 1800 c'était quand la chasse à l'ivoire fleurissait et les populations d'éléphants d'Afrique étaient à un niveau très bas. Dans le Parc Nationale Krüger il ne restait alors seulement 8 ou 9 éléphants. En 1975 j'ai participé dans une chasse de contrôle de la population d'éléphants pour éviter leur surnombre avec des problèmes de manque de nourriture qui menaçait. 700 éléphants devaient être abattus seulement cette année là. La viande fut efficacement récupérée comme tout le reste utilisable des animaux. Maintenant on empêche la vente l'égale de l'ivoire et les pays qui gèrent bien leurs éléphants ne savent plus qu'en faire. Le Zimbabwe abat encore plus d'éléphants et le président Mugabe disait que "si nous ne pouvons pas vendre les produits de nos éléphants, abattez les tous car ils font trop de dégâts !" Heureusement ceci ne fut pas fait encore. Au lieu de protéger on encourage en réalité le commerce illégal.

En 1974, si je me rappelle bien de l'année, le Kenya interdisait totalement la chasse commerciale, dite safari et le monde qui se croyait protecteur de la nature était aux anges. Moi, j'aurais pu pleurer car je disais qu'ils ont maintenant condamné à mort non seulement les éléphants mais également les rhinocéros car ceci voulait dire mains totalement libres pour les braconniers. Je publiais un article sur le sujet dans le plus grande journal suédophone de la Finlande et prédisais ce qui allait suivre. Malheureusement j'avais raison, sans surveillance par les compagnies de safari les braconniers retrouvaient leur liberté d'agir.       

À la fin des années 1970 je chassais l'élan en Finlande avec Mike Webley du Kenya, alors directeur du Parc National des Aberdares et responsable de la capture des rhinocéros pour les transporter dans des lieux plus à l’abri du braconnage. Je lui disais alors de scier les cornes des rhinocéros au même moment quand ils les anesthésiaient car les rhinocéros peuvent très bien vivre sans leur corne et ainsi ils seraient sans intérêt pour le braconnage. Il proposa ceci au ministre qui refusa en disant qu'un rhinocéros sans corne n'est plus un rhinocéros. Ma proposition fut quand même beaucoup discutée et plusieurs autres pays ont commencé à scier les cornes rendant ainsi les rhinocéros sans intérêt pour le braconnage et le résultat fut positif. Malheureusement les faux protecteurs de la nature ont réussi à interdire la vente des cornes sciées des rhinocéros, maintenant ainsi le marché noir.

Les cornes des rhinocéros repoussent et peuvent être sciées à quelques années d'intervalles. Un grand fermier en Afrique du Sud a plus de mille rhinocéros en semi captivité et stocke les cornes en attendant d'éventuellement pouvoir les vendre. S'il ne peut pas les vendre il ne gardera pas ses rhinocéros. En prétendant protéger la nature on participe ainsi à sa destruction et au soutien du marché noir.

La chasse peut être une réelle protection de la nature si elle est menée intelligemment et ainsi contribuer à maintenir de bonnes populations animales en équilibre avec le biotope, les intérêts de l'agriculture ainsi que l'équilibre entre les espèces. En Namibie en Afrique Sud ouest, on changeait les lois en 1996 de telle sorte que le gibier appartienne aux fermiers qui peuvent ainsi vendre les droits de chasse. Le chasseur paye pour l'abattage et pour être guidé ainsi que pour manger et dormir. Il peut avoir son trophée préparé mais la viande est récupérée, comme la peau, et vendue par le fermier. La plupart des fermiers ont ainsi éliminé leur bétail car ils gagnent mieux leur vie en effectuant une bonne gestion du gibier, une antilope procure plus d'argent qu'une vache.

Les animaux sauvages ont ainsi augmenté énormément car le bétail (les vaches) participait aussi à la destruction de l'environnement ce que les animaux sauvages adaptés à la végétation d'origine ne font pas. En 1996 il existait par exemple 2000 zèbres des montagnes en Namibie, maintenant la population dépasse les 40 000.

Nous ne devons pas accepter les mensonges mais travailler pour une protection de la nature sensée. En gros les animaux sauvages augmentent grâce aux bons soins partout dans le monde. Certaines espèces devront être aidées pour éviter des désastres et seulement quelques espèces sont proches de la disparition mais aucune espèce vertébrée sur toute la terre n'a avec certitude disparue depuis plus de cinquante ans. Le dauphin Baiji (Lipotes vexillifer) du Yang Tse Qiang fut il y a quelques années signalé disparu par WWF mais alors que je travaillais en 2010 comme professeur en Chine nous en avons découvert une vingtaine dans un de ses affluents et en 2012 on parlait d'une cinquantaine. WWF déclarait également le rhinocéros de Sumatra disparu de la presque-île de Malacka mais en 2015 travaillant comme professeur à Bangkok, j'ai identifié des traces fraîches de ce rhinocéros de Sumatra venant du sud de la Thaïlande.

Eirik Granqvist 

Photo : J'assistais au contrôle de la population d'éléphants dans le Parc Nationale Krüger en Afrique du Sud 1975. Je fus très impressionné de voir comment tout a été récupéré et l'importance de l'hygiène car la viande devait être par la suite consommée par les villageois.       

Afrique du Sud 1975.

Afrique du Sud 1975.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Branger 14/11/2016 20:09

Bravo à l'occitaniste.
Zéro au négationniste.
A quand un article contradictoire mieux informé?