Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
occitan-touareg

Famine au Niger !

16 Juillet 2010 , Rédigé par Papadoc Publié dans #peuples(bretons-catalans-basques-etc)

Le Niger fait la "une" sur TF1, sur les différents médias et d'appeler à donner pour tous ces milliers d'enfants qui meurent...

Chaque année ce cycle infernal recommence, des millions de dollars ou d'euros ( des milliards de CFA) arrivent à Niamey pour sauver le peuple du Sahel.

Quel business, quelle manne pour tous ces prédateurs qui détournent à tire-larigot tout cet argent, des élus véreux aux commerçants véreux.

Mais cela est aussi un business pour toutes ces grandes organisations humanitaires qui vivent de cette misère.

Je ne comprends pas pourquoi une telle situation perdure, pourquoi nos pays continuent à recevoir en grande pompe tous ces dictateurs, mais ressources naturelles obligent !

Pour pouvoir piller en paix ces pays il faut arroser, arroser les rebellions, arroser les coups d'états, arroser les enfants qui meurent de faim...cela coûtera toujours moins cher que de payer à sa juste valeur les matières premières volées à ces pays.

JMP



 

sur lefaso.net  

FAMINE AU NIGER : Où sont passés les bons samaritains ?

jeudi 8 juillet 2010.

Comment faire pour atteindre les prochaines récoltes en restant vivant ?

Cette question existentielle, bien des populations du Sahel se la posent.

Niger, Burkina, Tchad et Mali, voilà les quatre pays où les populations rurales vivent une situation de crise alimentaire, dans des proportions différentes.

A l’évidence, c’est au Niger que le problème semble se poser avec acuité. Des organisations sous-régionales et internationales ne manquent pas d’ailleurs d’attirer l’attention sur cette situation préoccupante. La dernière alerte, donnée le 23 juin dernier, est alarmante : "A l’entrée de la campagne agricole 2010-2011, la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel, déjà préoccupante, risque de se dégrader en particulier en milieu agro-pastoral au Niger et au Tchad si les promesses ne sont pas tenues et des appuis supplémentaires apportés".

C’est clair, le Sahel a faim, mais peu de gens sont sensibles à sa détresse. Car depuis la chute du président Mamadou Tandja qui avait caché le problème alimentaire, les projecteurs ont été braqués sur le Niger et l’alerte donnée. Mais la situation demeure fragile en raison surtout de l’insuffisance de la réponse apportée. Le problème n’est pas la disponibilité des vivres, mais leur accessibilité par les couches les plus défavorisées. Ce qui veut dire que les opérations de vente des vivres à prix social n’ont pas atteint leurs objectifs.

En général, les vivres destinés aux plus démunis sont rachetés par des commerçants et revendus sur le marché à un coût exorbitant. Dans la plupart des pays sahéliens, ce phénomène est récurrent. Il s’agit tout simplement d’un laxisme dans la gestion et la distribution des stocks.

Alors, que faire face aux menaces graves qui pèsent surtout sur les enfants et les femmes enceintes ou allaitantes ? Car en dépit de ses énormes gisements d’uranium vendus à prix d’or, le Niger n’a pas les moyens de nourrir convenablement son peuple, sans l’aide internationale.

Cette crise alimentaire est à la fois conjoncturelle et structurelle. De sorte qu’aux mesures d’intervention urgentes doivent se greffer d’autres inscrites dans le moyen et le long termes. La junte au pouvoir, venue pour régler un problème politique, se voit contrainte de gérer une crise alimentaire. Pourra-t-elle mener efficacement les deux combats de front ? Déjà, la commission électorale a dû reporter la présidentielle en janvier 2011 pour se donner toutes les chances de bien l’organiser. Ce qui, en soi, est un acte de prudence.

Mais il apparaît nécessaire de respecter ce chronogramme, en vue de permettre à la nouvelle administration de prendre à bras le corps la question de l’insécurité alimentaire. Le Niger doit sortir définitivement de ce cycle de famines.

Cela passe par la fin de la politique de la main tendue. Le réflexe de bien des dirigeants africains, et surtout sahéliens, est d’appeler à l’aide à chaque crise alimentaire, sans cependant songer à mettre en œuvre une stratégie devant conduire à une autosuffisance alimentaire.

En cette année du cinquantenaire des indépendances, l’Afrique demeure l’un des derniers continents qui soit incapable de se nourrir. Ce problème a été résolu par les autres peuples jadis en retard, qui sont passés à un autre stade du développement. Par ces temps de récession mondiale, les bons samaritains seront de plus en plus rares.

A chaque continent de prendre son destin en mains.

Mahorou KANAZOE

Le Pays

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article