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Entretien avec Moussa ag Attaher, Chargé de communication du MNLA
Les Touaregs de l’Azawad en guerre contre l’Etat... par
BerbereTV
Coordination pour la langue occitane
organisatrice de la manifestation
«Anem Òc ! Per la lenga Occitana !»
à Toulouse, le 31 mars 2012.
Madame, Monsieur,
En ce début de millénaire, la langue et la culture occitanes connaissent partout un regain d’intérêt. Il existe autour de cette question une véritable demande sociale. Chaque enquête sociolinguistique qui est réalisée le montre comme ce fut le cas pour celles réalisées par les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées depuis deux ans.
L’usage et la transmission sociale ont certes reculé, mais la langue reste pratiquée et largement comprise.
L’élue ou l’élu que vous êtes peut agir pour que la diversité linguistique et culturelle soit promue et défendue, parce qu’elle est un patrimoine de l’humanité comme elle est un patrimoine de la France selon l’article 75-1 de la Constitution. Mais, au-delà de la reconnaissance symbolique, il est nécessaire de mener une action concrète.
En octobre 2005 (Carcassonne), mars 2007 (Béziers), octobre 2009 (Carcassonne) à l’appel de notre Coordination, jusqu’à 25 000 personnes se sont rassemblées pour affirmer que l'occitan vit et qu'il doit avoir les moyens de se développer.
Dans un esprit d'ouverture et de modernité, la Coordination lance l'appel «Anem Òc! Per la lenga Occitana !» (« Allons oui ! Pour la langue occitane ! »). Il entend alerter l'opinion et les pouvoirs publics sur la nécessité d'agir rapidement pour mettre les discours et les actes en conformité : la langue occitane est une richesse qui mérite d'être soutenue concrètement dans sa connaissance, dans sa transmission et dans son usage.
Ceux qui soutiennent cet appel ne partagent pas tous les mêmes options politiques, ils ne voteront pas tous de la même façon, mais ils ont en commun de vouloir faire vivre la langue de leur région et sa culture. Ils y sont attachés et ils désirent que la question de la reconnaissance et de l'avenir de la langue occitane soit enfin prise en compte par les responsables politiques. Chaque niveau de décision porte sa part de responsabilité, de la commune à l’État.
Au printemps 2012, la France connaîtra une échéance électorale d'importance. Ce sera l'occasion de débats d'opinion dans toute la société. La Coordination et tous ceux qu'elle représente, souhaitent que la prise en compte des langues de France, et particulièrement celle de l'occitan, fasse partie de ces débats.
Nous interpellerons les candidats à l’élection présidentielle et aux élections législatives sur les mesures qu'ils préconisent pour que l'occitan (et les autres langues territoriales de France) puissent vivre et se développer aux côtés du français. Nous rendrons publiques les réponses reçues mais nous ne prendrons parti en aucun cas pour tel ou tel candidat.
À l'appel de la Coordination, une manifestation se déroulera à Toulouse le 31 mars 2012. Une seule chose y sera demandée : une loi pour donner à l’occitan et aux autres langues le cadre légal permettant la mise en place d’une vraie politique publique en leur faveur.
Nous vous invitons à soutenir notre démarche en signant l'appel « Anem Òc! Per la lenga occitana ! », en le relayant auprès de la population et en participant à la manifestation de Toulouse.
Nous nous tenons à votre disposition pour tout éclaircissement complémentaire.
Avec nos remerciements chaleureux pour votre attention,
La Coordination pour la langue occitane,
La Coordination pour la langue occitane organisatrice de la manifestation du 31 mars 2012 est constitué des organismes suivants:
Institut d'Estudis Occitans, organisme culturel reconnu d'utilité publique fondé en 1945
Calandreta, écoles occitanes associatives laïques
Òc-Bi, association de parents d'élèves pour l'enseignement bilingue public
en partenariat avec Convergéncia occitana e lo CREO Miegjorn Pirenèus
Contacts :
2012@manifestarperloccitan.com / 05 34 44 97 11 / 06 21 75 33 81
coordinacion.perlengaoccitana@gmail.com / 04 42 59 43 96 / 06 77 49 37 78
Appel «Anem Òc ! per la lenga occitana !»* 2012
La préservation de la diversité linguistique et culturelle dans le monde est un enjeu majeur pour les années à venir. En
France, la situation légale est pourtant défavorable à celle-ci. La langue occitane, notamment, est particulièrement menacée par l'absence d'une véritable volonté politique pour sa transmission
et sa vie culturelle.
Les langues régionales ont été reconnues dans l’article [75-1] de la Constitution « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ».
Nous voulons une loi qui donne un véritable statut juridique aux langues régionales.
Une loi qui permette la mise en place effective, pour l’occitan, d’une politique linguistique publique cohérente et volontariste pour son développement sur
l’ensemble de l’espace occitan.
Il faut donc, sur le territoire où se parle l'occitan, créer un environnement favorable à l’enseignement de et dans cette langue, à sa présence dans les médias
électroniques, audiovisuels et écrits, à la création culturelle en occitan, ceci afin de permettre et de développer sa transmission aux générations futures et son emploi dans la vie publique et
sociale d’aujourd’hui.
Les médias
Nous voulons un service public de radio et de télévision en langue occitane.
Les services publics (Radio France et France Télévision) doivent établir un équilibre dans la diffusion sur les chaines publiques d’émissions en français et en
occitan, et cela dans toutes les régions de l’espace occitan ou donner au moins des missions de service public à des opérateurs associatifs ou privés. Nous demandons une aide spécifique pour les
opérateurs privés (radios associatives, télévisions, presse ) qui travaillent en faveur de la langue occitane (ou langue d’oc).
Nous voulons que la presse régionale bénéficie de mesures d’incitation à l’utilisation de l’occitan.
La création
Le soutien à la création, c'est une politique spécifique en faveur de l’édition, du théâtre, du spectacle vivant en général, du cinéma et de la musique.
La population doit pouvoir découvrir une culture trop souvent occultée.
L’éducation et l’enseignement
Nous voulons que tous les établissements scolaires offrent à tous les niveaux la liberté de choix pour chacun d’un enseignement sous des formes diverses:
- un enseignement en occitan (bilingue à parité horaire ou en immersion);
- un enseignement de la langue et de la culture occitanes.
Nous voulons un enseignement spécifique en direction des adultes.
Nous voulons, le développement du bilinguisme précoce dès la petite enfance.
La vie publique
L’occitan (ou langue d’oc) doit être présent dans la vie publique. Cela veut dire par exemple :
- le respect de la toponymie et la mise en place d’une signalisation bilingue ;
- l’encouragement à l’utilisation de la langue occitane dans les lieux publics et dans la vie sociale
Toutes ces demandes ont pour seul but de permettre à une langue de vivre et à ceux qui le désirent de l'utiliser. Elles s'adressent aux collectivités locales
occitanes (Communes, Communautés de Communes, Départements, Régions) qui doivent se responsabiliser sur cet enjeu majeur.
De plus, il est indispensable que l’Etat, notre futur président, nos futurs députés s'engagent et garantissent les droits des langues régionales par une
loi.
Coordinacion «Per la lenga occitana !» :
IEO Institut d'Estudis Occitans, Calandreta, Òc-Bi.
*« Allons! Pour la langue occitane: oui! »
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Sostèni / Je soutiens l'appel «Anem òc ! per la lenga occitana !»
NOM:………………………………………………………………………………………………………………………………………
QUALITÉ/QUALITAT :…………………………………………………………………………………………………………………..
A……………………………………………………….. Date/ lo………………………………………………………………………..
Signature / Signi :
□ Je souhaite être informé de l'évolution de l'appel / Vòli saber l'evolucion de la crida:
E-mail / Corrièl: ........................................................................................... (cette adresse ne sera utilisée qu'à ces seules
fins/aquesta adreiça servirà ren que per aquò)
Envoyer à / tornar a : coordinacion.perlengaoccitana@gmail.com / IEO-Coordinacion. Ostal d’Occitània. 11 rue malcosinat. 31000 TOULOUSE/Tolosa
Le clivage "Nord-Sud" au Mali va-t-il retrouver ses anciens démons avec les célèbres milices Ganda-Koy armées par l'Etat Malien ? Il fut un temps au Mali ou il valait mieux tuer un Touareg que la chèvre de son voisin... De même qu'en Libye le capitalisme a fait son choux gras sur le dos des citoyens Libyens ( on rase le pays avec les impôts des citoyens français et on reconstruit avec les biens des citoyens Libyens...), il en est de même au Mali ou au Niger ou l'Etat Français en particulier profite de la situation en espérant à court terme récupérer l'Uranium et le Pétrole du Nord-Mali. Corruption quand tu nous tiens ! Ci dessous deux comuniqués pour information. Pellet Jean-Marc
Communiqué dU FRONT POUR LE REFUS(F.P.R)
Depuis le début des agressions barbares perpétrées contre notre pays les 17, 18, 19 et 20 janvier 2012 par le mouvement raciste MNLA, nous assistons à une
campagne de désinformation savamment organisée sur les réseaux sociaux et dans les médiats étrangers pour discréditer les actions de sécurisation entreprises par notre vaillante Armée.
Afin de rétablir la véracité des faits, le FPR demande à tous ses membres d’investir les réseaux sociaux et les médiats pour démentir les allégations mensongères et
honteuses de nos agresseurs.
Aujourd’hui rien ne justifie ces attaques ignobles et barbares contre notre pays, notre gouvernement déploie depuis des décennies des efforts
remarquables sur tous les plans au Nord. Nul besoin par conséquent de prendre des armes contre son propre peuple et contre l’État. Nous engageons notre Armée à poursuivre les actions de légitime
défense visant à restaurer l’autorité de l’État et à défendre le principe sacro-saint de l’indivisibilité du Mali. Le peuple malien riche de sa diversité culturelle reste debout pour soutenir sa
vaillante Armée.
Quand on refuse on dit non !
Le Front Pour le Refus(FPR)
Paris le 20 janvier 2012.
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Communiqué de Presse du MNLA
Etat des lieux de l'embuscade tendue par l'état-major du MNLA ce Vendredi 20 Janvier 2012 dans l'AZAWAD
La journée du 20 janvier l'Etat-major du MNLA a tendu une embuscade aux environs de 10 heures à un convoi de l'armée malienne en provenance de Gao, à environ 15km d'Aguelhok. Le convoi est composé de plus de 40 véhicules comprenant des 4x4 Toyota équipés de mitrailleuses, des BRDM (engins blindes), et des camions transportant des troupes.
Le combat a duré toute la journée, a pris fin en début d'après-midi et s'est soldé par le bilan suivant :
- Cent et un (101) soldats maliens tués
- Soixante-cinq (65) soldats maliens faits prisonniers
- Une quantité importante d'armes, de munitions et de véhicules saisies.
- Quatre camions militaires brulés
- Cinq (5) BRDM (engins blindés) détruits.
Parmi les soldats faits prisonniers, figure le capitaine Ahmadou Ag Badi, celui-là même qui a enlevé un ressortissant occidental de nationalité Danoise en 2002 à Bamako avant de le tuer. Il fera par la suite un court séjour en prison avant d'être relaxé par l'Etat malien sous l'influence du Colonel major Alhaji Ag Gamou, un des rares Touareg resté encore fidèle à l'armée malienne. L'état annoncera plus tard officiellement sa mort dans la prison pour lui faire échapper à la justice. Ahmadou Badi devra plus tard sa célébrité au commandement des milices pro-gouvernementales qui sèment le désordre, convoient les trafics de drogue et s'adonnent à toutes sortes de trafic dans l'Azawad.
Actuellement l'Etat-major du MNLA effectue des opérations en vue de ramener l'ordre et la quiétude dans les Zones contrôlées par ses forces.
Rappelons qu'à ce jour les forces armées du MNLA sont présentes partout dans l'Azawad.
Pour le bureau politique du MNLA
La commission chargée de la communication
Mossa Ag Attaher, Chargé des relations avec les médias.
L'épine Touarègue fait trembler de nombreux États artificiels issus des découpages de l'époque coloniale. Si un calme relatif règne au Nord-Niger, il n'en est pas de même au Mali. La presse officielle annonce 47 morts suite aux premiers accrochages dans les trois villes de Ménaka-Aguelhoc-Tessalit, info ou intox ? L'avenir nous le dira peut être. Je constate amèrement que les intérêts "politiques privés", les intérêts "économiques privés" continuent à orienter les choix, certes difficiles, qui permettraient de mettre fin à tous ces morts inutiles. Oui, le Peuple Touareg et la Nation Touarègue accéderont un jour à l'indépendance que cela plaise ou non aux colonisateurs et à leurs barbouzes collaborateurs touareg. Je ne partage pas les idées de mon très cher ami Dialla KONATE dont je vous fais partager son analyse ci-dessous. Je demande simplement à tous les Hommes honnêtes de l'Etat Malien de bien réfléchir car ce n'est pas en écrasant un peuple et sa jeunesse en particulier que la démocratie avancera. Je demande au président (au futur) de la "République" du Mali de mettre en oeuvre un programme qui vise à donner le plus rapidement possible la possibilité aux habitants de l'AZAWAD de s'exprimer quant à une éventuelle autonomie ou indépendance. PELLET Jean-Marc
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Le Nord du Mali – et les évènements du 18 janvier 2012
Chers tous,
Au-delà de l’émotion, notre communauté a pour obligation de contribuer à l’analyse d’une situation afin de la rendre intelligible et de proposer des solutions rationnelles, si possibles.
Les évènements – les faits :
Il est donc certain que les forces publiques maliennes ont été attaquées dans leurs bases, sur le territoire malien par des individus armés se réclamant publiquement en conflit armé contre l’ordre étatique de la République du Mali et ses institutions. Ces attaques ont eu lieu à Menaka, Tessalit et Aguel-Hoc. Il semble que ces attaques aient causé des blessés et, sans doute, des morts.
Ces faits étaient-ils prévisibles ?
Oui, ils l’étaient. Pourquoi ? Ces évènements mettent en jeu des individus et des groupes d’individus connus depuis longtemps, suivis, mis sous écoute, par les différents services secrets (y compris maliens) opérant dans la zone. Oui, les autorités maliennes savaient, depuis quelques semaines, ce qui allait se passer et où cela allait se passer.
Que faut-il mettre en cause ?
Il faut indiscutablement mettre en cause les méthodes et techniques des autorités maliennes. Ces méthodes ont consisté à ignorer les « fondamentaux » des sciences politiques, de la sécurité publique, de la défense tactique et stratégique d’un pays. On a remplacé ces « fondamentaux » qui sont l’accumulation de tout ce que les spécialistes ont appris de l’histoire de la violence. Au Mali, le gouvernement, naïvement, pense qu’on peut régler les problèmes, y compris les plus graves, en distribuant de l’argent aux plus remuants pour qu’ils deviennent « gentils ». Puis on se contente de laisser pourrir la situation en disant que « les choses vont aller bien, d’elles-mêmes ». La stratégie est la même par rapport aux problèmes de l’école, de la corruption, de la justice, de l’insécurité alimentaire, etc…
S’agit-il de la même rébellion que par le passé ?
Non. Et c’est en cela que la situation est grave. En 2012, les rebelles disposent de beaucoup d’argent et de matériels logistiques provenant du gouvernement malien lui-même ; soit directement, soit indirectement. Ils ont les moyens de prélever des ressources localement. Il y a 20 ans les rebelles disposaient de peu de relais directs à l’étranger. Aujourd’hui la situation est différente.
Que faut-il faire ?
La première chose à faire est de rétablir la souveraineté du Mali sur l’ensemble du territoire malien par les moyens de la force armée. Ensuite, le problème doit être considéré dans son entièreté. C’est-à-dire que les partis qui prétendent diriger le Mali disent au peuple ce qu’ils envisagent de faire une fois au pouvoir afin d’obtenir le mandat du peuple. Actuellement il n’existe pas de ligne politique. Le gouvernement actuel fait ce qu’une personne ou un groupe de personnes estiment « bien ».
Il est vrai que les spécificités culturelles de chaque groupe humain constituant notre pays doit être pris en compte. Il est vrai que l’éducation est un droit pour tous les enfants maliens. Ceux qui, au nord, au sud, à l’Est, à l’Ouest, au centre, du Mali, réclament des mesures traduisant ces droits en faits ont une place dans le débat politique ordinaire. Il appartient aux partis et associations de les attirer et de prendre en compte leurs points de vue. Le nord du Mali doit cesser d’être une particularité.
Il faut éviter que la connexion se fasse entre la rébellion domestique, les combattants internationaux et le trafic international.
La question urgente, à mon avis, ce jour est la suivante : le gouvernement malien donnera-t-il les moyens à l’armée malienne pour qu’elle rétablisse, dans les meilleurs délais, l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de notre pays ?
Nous devons soutenir l’armée et mettre le gouvernement en face de ses responsabilités dont une des premières est de garantir, par la force armée si nécessaire, la vie et les biens des maliens sur le sol du Mali.
Dialla Konaté
Blacksburg, 19 janvier 2012
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