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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 11:11

Bonjour,

certains amis me disent : "tu n'écris plus rien sur le Mali ?"...

c'est vrai que je "regarde et constate" à travers la presse et les forums les analyses opposées, et je ne peux que "attendre".

Je vous donne donc à lire un long texte de mon ami Dialla Konate,  avec qui, rappelons le, je ne partage pas toutes les idées et analyses, mais Dialla fait partie de ces intellectuels que je considère comme honnêtes.

Notre différent sur "l'intangibilité des frontières" ne nous empêche pas de partager la même analyse sur les réalités sociaux-économiques du Mali et en particulier cette gangrène qui se dénomme -corruption généralisée-.

Pellet Jean-Marc

                                   ****************

 

La réalité au Mali telle que je la perçois: la demande pour le changement
Au Mali, 90% des dossiers en justice concernent les problèmes fonciers.

Les pères de famille, les paysans qui se sont trouvés expropriés de leurs terres réclament le changement.
 Les ouvriers qui creusent les tranchées d'assainissement sur le nouveau "Attbougou" sur la route de Segou sont des diplômés de l'Université de Bamako nantis d'une maîtrise et même d'un master pour certains. Ils demandent le changement. Ils creusent, dos courbé au soleil, pour assainir des maisons ayant été distribuées souvent à des jeunes ayant abandonné l'école et qui ont été envoyés en Europe, en Amérique et qui en revenant se sont vus offrir des maisons construites, des terrains à bâtir, etc... Certains se voient offrir des contrats d'exclusivité par l'Etat, de façon dérogatoire.
 J'ai conduit, l'autre week-end mon jeune frère se coiffer dans la cabane de tôle construite par un jeune sortant de la Fsjp qui s'est installé comme coiffeur. Ses biens sont une tondeuse , 2 rasoirs et un bout de savon. Le terrain sur lequel il a bâti sa cabane appartenait à son grand père, M. Diallo qui a été assassiné il y a 18 mois par des voleurs de son age qui avaient emporté de l'argent de poche et une mobylette.  Ce jeune Diallo, juriste diplômé, coiffeur autodidacte était en larme. Un huissier était venu lui donner quelques jours de préavis pour l'expulser de ces lieux au nom d'un haut fonctionnaire détenant "un TF" (titre foncier) lui accordant la propriété des lieux. On me dit qu'il existe, à Bamako seulement, plus de 25.000 faux titres fonciers délivrés par des autorités compétentes octroyant des terres occupées par des familles depuis au moins un siècle et détenant des titres de propriétés dont le plus ancien que j'ai vu date de 1947.
 Des réseaux existent grâce auxquels des cadres se font octroyer des faux titres de dettes sur le Mali, par exemple de 100millions Cfa. Contre ces titres, ils  "acceptent" un "arrangement" par le quel is acceptent de se faire payer en nature pour 50millions consistant en un domaine bâti dans une des cités appartenant à des agences contrôlées par le gouvernement.
 Je peux continuer sur des pages et des pages. Tous ceux qui sont de vrais patriotes maliens et honnêtes qui sont victimes ou témoins de tels comportements exigent le changement.
 
 Oui je demande à Mamy Soumare qui est ici a Bamako de venir me dire en face, dans un débat public, que ces malfaiteurs ont raison et que demander la justice sociale consiste à créer le chaos dans notre pays. Je demande à Kalifa Goita de me dire en face comme il l'a promis que le malfaiteur c'est moi et ceux qui refusent la corruption dans notre pays.  
 
 Lorsque nous avons appelé les assises nationales de la convention nationale pour le changement nous n'étions pas certains de rassembler suffisamment de personnes tant les maliens, même en colère, semblent tétanisés par le malheur qui les accable. Et le peuple est sorti. Beaucoup de ceux qui veulent le changement sont venus: enseignants, commerçants détaillants, chauffeurs de taxi, jeunes sans emploi, citoyens injustement frappés par la justice ou/et l'administration. Plus les gens voyaient la marche plus ils sortaient des transports publics pour se joindre à la masse.
 
 Comment une poignée d'individus puissent oser l'impertinence de venir insulter ces maliens qui réclament de la justice dans le partage des ressources nationales et du bien être.
 
 L'itinéraire de la marche et l'agression contre Dioncounda
La marche d'avant-hier, totalement improvisée, a eu lieu sur environ 2 km, de la salle principale du Cicb au bâtiment principal de la primature au bord du fleuve dans le nouveau quartier administratif. En y arrivant nous étions 3 personnes en tête, le Secrétaire général Hamadoun Amion Guindo de la Confédération syndicale CSTM, le Professeur Rokia Sanogo du parti Sadi et moi, de la Cpm. Les 3 cordons de police et de gendarmerie n'ont pu arrêter le flot de la foule. Nous avons dit aux marcheurs que nous ne voulions même pas une fleur arrachée à plus forte raison une vitre cassée. C'est ce qui s'est passé.
 
 A cet instant précis, j'ignore comment, quand, qui, a pu aller a Koulouba, a 20km de notre marche, sur la colline au nord de Bamako  affronter la garde présidentielle. Les assaillants auraient agressé Dioncounda dans son bureau dans le but de le tuer. Il y a un point que je ne comprends pas. Je me demande comment Dioncounda, a pu se tirer des griffes d'une bande de tueurs déchaînés, ayant fait 20 km pour accomplir cette tache, juste avec une égratignure au poignet et une autre au front?
 
 Et voila que de bonnes âmes , la bouche tordue et l'oeil mauvais se regardant le nombril accusent gratuitement des personnes protestant contre la misère qui leur est imposée d'être commanditaire de l'acte odieux de l'agression contre Dioncounda. Une simple intrusion dans son bureau serait inacceptable et condamnable.
 
 Le Nord et le réveil de l'armée
Chères soeurs et frères patriotes à l'opposé de ce que disent de malheureux scribes d'occasion, je vais dire que les militaires véritables s'étant engagés pour défendre la patrie reçoivent 8500Cfa par mois pour frais de front. Cela inclus le manger, le boire, et tout autre frais. Les bénéficiaires de ces sommes sont moins de 30% de l'armée et sont sollicités pour sauver notre pays. Les 70% et plus sont des enfants et des protégés de hauts responsables politiques, de l'armée et de l'administration.
 
 Depuis un mois un langage d'encouragement est tenu aux jeunes militaires. Ils acceptent désormais d'aller au front. Conséquence: il y a 48h a eu lieu la première bataille et la première victoire sur l'armée rebelle depuis longtemps. La bataille a eu lieu a Koro attaquée par 4 véhicules militaires ennemis. L'ennemi a perdu 7 hommes au moins. Pour une fois depuis des mois, ce sont les rebelles qui se sont enfuis. Qui en a parle ? Rfi ? France24 ? Tv5 ? l'Ortm ? Autant j'ai noté que mon jeune frère a tenu son rôle de nous faire partager un article faisant état de cette victoire de renaissance, sur le terrain. Tant et tant de gens qui reprenaient et commentaient a satiété les rapports de défaite de l'armée malienne sont restés muets ou plutôt certains ont préférer insulter des patriotes maliens.
 Sur ce je voudrais demander a mon jeune frère Seydou Fad , puisqu'il est a Bamako, de venir me dire dans les yeux que je fais parti des manipulateurs qui profitent des malheurs des populations du Nord.
 
 La fin de la convention nationale
Pour finir je voudrais vous relater un incident. La clôture de la convention a été houleuse un instant. Les "anciens" ne voulaient pas que la convention créent une situation de fait en désignant un président de la Transition. Les jeunes l'ont exigé. Les jeunes ne croient plus aux dirigeants et aux intellectuels.  Ils veulent croire aux militaires et au Capitaine Sanogo qui ont levé de leur tête le poids du pouvoir d'Etat corrompu. Ce sont ces jeunes qui ont exigé, sous peine de ne laisser sortir personne de la salle, de choisir Sanogo immédiatement et de le diffuser. Je ne suis pas entrain de dire que les moins jeunes ne le souhaitaient pas , je suis entrain de relater un incident. Cet incident signifie que ceux qui racontent que les jeunes sont manipulés par les responsables de la convention sont loin de la vérité. Qu'ils viennent, s'ils sont courageux, rencontrer ces jeunes et alors ils verront.
 Ouvrons les yeux, la violence fait partie de la société malienne et cela depuis au moins 1991. Il appartient aux patriotes de bonne volonté de travailler avec les déshérités afin de mettre cette violence sous contrôle.
 
 Le Premier Ministre et son gouvernement
Dès l'annonce officielle de la nomination du PM j'ai dit et écrit mon soutien a lui. La Cpm aussi.  Lorsqu'il a formé son gouvernement, j'ai exprimé des réserves. Lorsqu'il a annoncé les nominations auprès de lui, j'ai dit que je ne donnais pas mon soutien à cet attelage. J'ai longuement expliqué pourquoi. Je n'ai pas changé.  J'ai dit aussi les raisons qui ont fait que j'ai refusé d'accepter les charges de PM à l'étranger (Ouagadougou).
 Le gouvernement n'est pas condamné à l'échec, il ne le sera à mon appréciation que si le PM persiste dans son schéma actuel de construire le pouvoir sur une frange de la population qui ne représente en aucun cas, de mon point de vue, le changement. A lui de faire ses choix et le reste en sera la conséquence.
 Je continu à penser et à dire que le retard du gouvernement à prendre certaines mesures urgentes rendrons sa taches extrêmement difficile voire impossible à maîtriser sur la période de la transition.
 
 Je ne cherche à convaincre personne. Je dis notre pays et le climat social tels que je les vois. Que nous le comprenions ou non, la population malienne telle que je la vois souffrir n'acceptera pas que la Cedeao vienne lui imposer des méthodes, des règles et des personnes qui ne représentent le changement. Parole du peuple: ce changement se fera malgré des voix  d'individus prétentieux qui savent tout, y compris les agresseurs du Professeur Dioncounda Traore, mais ignorant les affres que vivent les maliens au Mali. Mais ce changement inévitable n'altérera pas la volonté inébranlable des maliens de toute région de libérer toute parcelle de notre pays. Ceux qui veulent jouer les héros  en faisant croire que le Nord Mali est leur propriété personnelle se trompent. Le Mali appartient à tous les maliens. Cela ne date pas d'aujourd'hui et ne prendra pas fin à leurs pieds.
 A tous ceux qui ont insulté les patriotes maliens, je leur demande de venir devant une assemblée de jeunes à Bamako dire qu'au fond puisque des malhonnêtes les ont gouvernés et spoliés durant tant d'années, alors 360 de plus ou de moins ne fera aucune différence.


( suite ) sur les données de fond de la scène politique.
 
 Les divisions entre les forces en présence
Contrairement à ce que pensent beaucoup il n'y a pas que 2 forces en présence, d'un cote les putschistes, méchants et aigris rassemblés dans MP22 ou la Copam et les agressés et victimes d'un infâme coup d'Etat que seraient les gens du Fdr. Je vais vous surprendre, à mon avis, il y a dans MP22 et la Copam des gens qui sont plus proches du statu quo que certaines personnes du Fdr. De même il y a au sein du Fdr des gens plus compréhensibles vis a vis du putch que des gens de Mp22 ou de la Copam.
 Il y a deux facteurs de division: (1) la nécessité du changement de la vie publique nationale pour donner plus d'espoir aux citoyens, (2) la nécessité de définir, d'installer et de légitimer les structures de la Transition.
 
 Existe t-il un dialogue entre les acteurs
Oui dans une large mesure. Moi même, au nom de la Cpm je n'ai jamais rompu le dialogue avec les groupes et les personnalités influentes des différents groupes en présence: Adema, Psp, Parena, Rpm, Cnid, Cnas, Hci, associations diverses. La Cpm comme la plupart des composantes de Mp22 et de la Copam a gardé son autonomie et sa personnalité.
 Ces dialogues ont ils des conséquences positives ? Oui même si elles ne sont pas visibles de tous. Existe t-il une chance de collaboration entre le Fdr et la Copam? Je ne sais pas même si , bien entendu , je le souhaite et que la Cpm et moi même pratiquons une telle concertation en permanence. Pourquoi ? Parce qu'au Mali quoique chacun et tous parlent de démocratie et de république, très, très peu de personnes ont un comportement conforme aux valeurs de la démocratie et de la république. On devrait se retrouver comme on a fini à le faire à Ouaga et sur chacune des questions importantes du moment: (a) le problème du nord, (b) la famine et l'insécurité  économique, (c) les structures de la Transition et le mode de mise en place, (d) la portée, le contenu du changement ; la solution est offerte par la démocratie : il s'agit de rassembler les différentes propositions de solution, nous réunir avec toutes les forces représentatives (des critères de désignation existent) et ensuite voter pour choisir les solutions à appliquer. C'est le point de vue officiel de la Cpm que nous essayons de populariser auprès de nos partenaires et aussi des autres.
 Pourquoi les dialogues n'aboutissent pas ? Parce qu'en réalité très peu de positions sont vraiment politique au sens de se mettre ensemble pour rechercher des vraies solutions aux problèmes du pays. Les individus et les groupes restent dans la pratique à la recherche de l'intérêt personnel. Dans ce cas très peu de personnes disent honnêtement ce qu'elles pensent. On discute sur des fausses hypothèses et certains individus et groupes finissent toujours par choisir le privilège distribué la nuit sous la table que des solutions réelle dans la lumière du jour. Ceci étant dit et pour être juste, nous devons reconnaître, saluer, les patriotes et personnes de valeur dans chaque camp et défendant, de bonne foi, des opinions différentes sur la base d'expériences différentes de choix politiques et philosophiques différents.
 
 Notre communauté et nos réseaux devraient rester les lieux où il est possible de converser dans la diversité des opinions mais de bonne foi. Soyons conscients que, même ici, nul ne pourra empêcher tel ou tel de jouer le role du perturbateur de service ou du "plus fier des soldats" prouvant que lui peut tenir tête à tel ou tel et même d'appeler , avec une véhémence mais avec irresponsabilité, d'appeler le gouvernement à servir contre des maliens exprimant des opinions différentes. Attention au danger. Le fascisme et l'encadrement policier de la société débutent par l'arrogance de quelques uns. Seule la vérité résiste au temps. L'important est le Mali et le pays a 2 priorités: (1) le problème de l'occupation du Nord du pays, (2) la famine et la pauvreté qui sévit partout dans le pays avec une gravite exceptionnelle au dessus d'une ligne traversant le Mali et passant par Koulikoro et Segou. Mais, comme le montre semaine après semaine la carte satellitaire établie par les services américains compétents, cette ligne descend lentement mais progressivement vers le sud. Il y a à la date d'aujourd'hui, selon les données satellitaires confirmées par les recueils sur le terrain par le Pam, l'Ocha, le Cilss, le Sap, environ 350.000 maliens en dangers directs dont les réfugies et les déplacés du Nord. On considère comme catastrophe d'envergure exceptionnelle un danger qui menace la vie de 2% a 3% de la population. Au Mali on est actuellement à 2,5% avec une tendance à l'aggravation.
 
 Pour finir je réponds à l'opinion demandant à ce que le malien change afin de changer son leadership. Cette vision est contraire à ce que j'ai appris en science. C'est le leadership qui pense et installe le changement même s'il est ressentie et sollicité par le peuple. Une fois le changement installé, on le rend permanent grâce aux structures sociales de conservation de la société au premier rang desquelles la cellule familiale, l'école et incluant l'armée. La société entière ne pourra être vraiment gardienne d'elle même que si nous changeons et rebâtissons la cellule familiale, l'école et l'armée.
 
Restons mobilisés. Bon débat.

Dialla Konate

<dkonate@vt.edu> 


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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 18:53

imazhighen touaregJe vous propose à la lecture une analyse que je ne partage pas !

Ce n'est pas parce-que un Rhissa ag Boula dénonce la création de l'Azawad et que des Anako et autres anciens amis rebelles Touareg ont des responsabilités à Areva ou dans les instances "régionales..." que cela suffit à faire taire les revendications indépendantistes du peuple Touareg, bien au contraire !

Le pouvoir se prend peu à peu et la marche de l'Histoire va inexorablement dans le sens de l'indépendance des peuples sans État.

Le Niger éclatera comme les autres et c'est bien. Mon seul espoir est que ces transformations se déroulent pacifiquement par les urnes. Pellet Jean-Marc

                            *************************

-Cerné par la crise malienne, le regain de violence dans le nord du Nigéria ainsi qu’au Soudan, à une situation qui vire à la guérilla dans le sud de la Libye et devant faire face lui-même à un situation de crise alimentaire, le Niger fait montre d’une résistance remarquable en préservant sa stabilité.
Mais cette résistance pourrait très vite atteindre ses limites. Lui-même peuplé dans sa partie septentrionale de Touaregs, le Niger a eu à constater par le passé une résurgence des mouvements de rébellions dans le Nord-Mali sur son sol, ce qui n’est pas le cas cette fois-ci. Plusieurs éléments peuvent néanmoins apporter une lumière sur cette exception. Tout d’abord, les programmes de développement dans le pays ont beaucoup profité aux régions du Nord du Niger, sur le plan de la santé par exemple où le nombre moyen de médecins et d’infirmiers était en 2009 dans certaines supérieur à la moyenne nationale ou encore dans le domaine de l’élevage où un programme « sécurité et développement» de près de 2 millions de dollars US destiné aux zones pastorales a récemment été défendu par la présidence. De plus, les Touaregs du Niger, dont les revendications envers le gouvernement central sont plus d’ordre économique et social que séparatiste, ont rejeté la déclaration d’indépendance de l’Azawad. Ils sont beaucoup plus impliqués dans la vie politique du Niger que ne le sont les Touaregs du Mali dans leur pays. Plusieurs chefs touaregs, tout comme d’anciens chefs rebelles, sont intégrés dans les structures de l’Etat. Le Premier ministre, le numéro deux de l’armée et le conseiller du chef de l’Etat sont touaregs. Le président du Conseil d’administration de la plus grande société minière du pays, Imouraren, et le président du Conseil régional d’Agadez sont d’anciens chefs rebelles. Mais les tensions, qui n’ont totalement disparues, les difficultés économiques, les milliers d’anciens rebelles qui n’ont toujours pas déposé les armes, ainsi que les milliers de déplacés en raison des crises libyenne, ivoirienne et malienne pourraient mettre en péril ce fragile équilibre. Reste à noter la volonté farouche du pays de sortir de l’ornière, grâce notamment à une armée qui manque de moyens mais qui s’inscrit résolument dans une démarche de préservation de l’unité nationale et de lutte contre les poches « crisogènes » qui surgissent. Enfin, il faut noter que la présence d’uranium en abondance dans le pays et la nécessité de sécuriser son exploitation sont également des facteurs qui poussent peut être les puissances occidentales à intensifier le volet coopération avec le Niger, afin de permettre au pays de disposer des moyens d’interception et d’écoute qui permettent de prévenir les crises.

sur : http://sahel-intelligence.com/index.php?option=com_content&view=article&id=211%3Ale-niger-resistera-t-il-aux-crises-qui-lentourent-&catid=17%3Alobbying&Itemid=148


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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 21:43

Parti de la Nation Occitane, élections législatives 2012

 Elections législatives

PNO législatives 2012Le Parti de la Nation Occitane et son Comité régional Est Provence- Pays Alpin- Pays Niçois, apportent leur soutien à la candidature corso-occitane d’Alix Horsch-Filippi, présentée par Femu a Corsica et de son suppléant Gregorio Gobbi, soutenu par le Parti Occitan pour les élections législatives 2012 dans la première circonscription des Alpes-Maritimes (cantons de NICE I, II, III, IV, VIII, XII). C'est la seule candidature démocratique et républicaine occitane du département, indépendante des partis politiques français. Elle est positive pour l'avenir de notre région, de ses habitants, pour qu'ils puissent vivre et travailler au pays, pour un développement économique, écologique, culturel durable. En outre, le P.N.O appelle toutes les femmes et les hommes souhaitant donner un avenir à la langue du héros des deux-mondes, Joseph Garibaldi, et du Prix Nobel de Littérature en 1904, Frédéric Mistral, l'occitan nissart, gavot ou provençal dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et le sud de la région Rhône-Alpes, à soutenir et à voter pour ce candidat et son suppléant.
 
Engagé dans la refondation du mouvement occitan et dans un souci d’ouverture et de solidarité, le Parti de la Nation Occitane apporte également son soutien aux autres candidatures occitanistes, notamment à celles présentées par le Parti Occitan dans un certain nombre de départements occitans.
 
19/05/12
Parti de la Nation Occitane
10, rue de Romas
  F-47000 Agen
  Occitanie par France
 mailto:joan.peire.alari@gmail.com
http://lo.lugarn-pno.over-blog.org/
http://p-n-o.org/
http://www.p-n-o.org/Comitat_Pais_Nissart_Pais_Alpin_Est_Provenca.htm


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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 06:00

Le "site" sera momentanément en manque d'infos.

Pour patienter je vous propose de regarder quelques unes de mes photos avec les liens ci dessous

  La Réunion

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1283018092918.30813.1754074338&type=3&l=3bf915f2cf 

St Louis Sénégal

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1108482049626.12525.1754074338&type=3&l=7d4c1b59dc

 Orchidées

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1110575581963.12656.1754074338&type=3&l=11d88eb169

 Tolosa 2012

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.2019289899253.54920.1754074338&type=3&l=3b9ed1c09b

Carcassonne 2009

http://occitan-touareg.over-blog.com/album-1491640.html

 Aramon

http://occitan-touareg.over-blog.com/album-1977632.html

 Dessins d'enfants de Sikerat et Anou N'Agarof

http://occitan-touareg.over-blog.com/album-1404865.html

 "Journée de la femme" touarègue

http://occitan-touareg.over-blog.com/1-album-1111794.html

 

Pour les infos sur l'Azawad et sa région :

 Tamoudre

Temoust

MNLA

Tamazgha

Le combat continue

Pellet Jean-Marc

 

 

 

 


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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 12:04

Mme Cécile Duflot, Secrétaire nationale EELV
6, rue du Chaudron 75010 Paris

Chère Madame Duflot,

J’ai pris connaissance assez tardivement de votre communiqué (cosigné avec Fadimata Toure, du parti écologiste malien et de Catherine Greze, Euro-Députée) daté du 31 mars 2012 et relatif à la situation au Mali.

Je suis effaré par votre parti-pris contre le peuple Touareg, votre absence de discernement et votre manque de connaissance de la réalité dont vous parlez et partant, vos prises de position aussi hasardeuses qu’inopportunes et surtout injustes. Votre texte n’est que dénonciation gratuite d’un peuple vulnérable et sans aucune proposition alternative, sauf peut être le sous-entendu de « mater la rébellion des Touaregs », comme dirait M. D’Arbonneau, chef de la sécurité d’Areva au Niger. Ce faisant, vous soulevez ma colère et mon indignation et probablement celles de milliers de membres de EELV, Français d’origine Berbère ou tout simplement démocrates et amis de tous les peuples, à commencer par les peuples opprimés, dont font partie les Touaregs et les Amazighs (Berbères) en général.

Vous écrivez « depuis plusieurs mois, d’anciens leaders touaregs maliens ayant émigré il y a des années en Libye où le gouvernement de Mouammar Kadhafi leur avait confié des fonctions répressives ». Ce sont des propos aussi invraisemblables que stigmatisants et qui démontrent clairement votre totale ignorance de la question. Sachez en effet que le pays Touareg s’étend sur le vaste territoire du Sahara (appelé aussi Sahel) et qui comprend tous les territoires du nord-Mali, sud Algérien, moitié nord du Niger, le tiers sud de la Libye et l’extrême nord du Burkina-Faso). En conséquence, dans tout cet espace, les Touaregs sont chez eux, même si les frontières coloniales sont passées par là et restreignent drastiquement leur liberté de circulation portant atteinte à leur culture et à leur vie nomade. Il faut comprendre Mme Duflot, que l’on peut être UN peuple et ne pas forcément être enfermé à l’intérieur des frontières d’UN seul Etat, surtout lorsque l’on sait que ces Etats ont été formés de manière artificielle et arbitraire par le colonialisme français. En tout état de cause, dans l’Azawad (nord-Mali), le Hoggar (sud-Algérie), l’Air (nord-Niger) ou le Fezzan (sud-Libye), un Touareg est dans son pays, jamais un émigré. Le droit international, et en particulier la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones reconnaît ce problème quand elle prévoit (article 36) que lorsque des peuples vivent de part et d’autre de frontières internationales, ils « ont le droit d’entretenir et de développer, à travers ces frontières, des contacts, des relations et des liens de coopération avec leurs propres membres ainsi qu’avec les autres peuples, notamment des activités ayant des buts spirituels, culturels, politiques, économiques et sociaux ».

En Libye, Kadhafi s’est maintenu au pouvoir en pratiquant la séparation et la concurrence entre les communautés (ou tribus si vous préférez). Les Touaregs du sud-Libye, comme les autres communautés libyennes, ont donné des soldats à l’armée libyenne mais ils étaient cantonnés exclusivement dans leurs territoires traditionnels du sud du pays. Ils n’étaient pas autorisés à « monter » vers le nord de la Libye et ne pouvaient donc pas être une force de répression durant l’ère Kadhafi. D’ailleurs aucun témoignage libyen ne parle des Touaregs comme éléments ayant exercé cette répression, dont les premières victimes étaient d’ailleurs les Amazighs libyens car ils refusaient leur arabisation forcée. Et durant la révolution, les soldats Touaregs étaient comme toute l’armée libyenne, divisés en deux, voire en trois camps : les pro-Kadhafi, les contre et les neutres. Dans ce cas, pourquoi pointer du doigt uniquement les Touaregs et de plus, comme force de répression ? Où avez-vous perdu votre sens de l’équité ?

Vous affirmez que « fuyant une Libye ayant changé de régime, ils (les Touaregs) ont emporté avec eux les armes lourdes acquises auprès du dictateur déchu et se sont réinstallés au nord du Mali… ».

Là aussi, vos raccourcis sont pires que ceux des plus mauvais journalistes qui rédigent leurs articles depuis Paris en ne sachant même pas positionner une ville malienne sur une carte.

Car sachez Mme Duflot, que le combat des Touaregs qui est d’abord un combat pour la survie, ne date évidemment pas de la chute de Kadhafi. Les premières révoltes de ce peuple autochtone du Sahara, datent de 1960 au moment de l’indépendance du Mali. A cette époque-là, ils n’étaient pas d’accord avec le rattachement de leur pays à un Etat qui n’avait aucun sens, ni géographique, ni économique, ni humain, ni culturel, ni historique. S’en est suivi une période d’accalmie mais depuis 1990, les révoltes armées des Touaregs sont devenues récurrentes et chacune d’elles se terminait par « un accord de paix » écrit (le dernier date de 2009), comprenant un volet socioéconomique (le développement), un volet politique (l’autonomie du pays Touareg) et un volet sécuritaire (désarmement des combattants Touaregs et leur intégration dans l’armée, la police et l’administration maliennes). Ces accords n’ont jamais été respectés par l’Etat malien, sauf dans leur composante sécuritaire. Et les Touaregs voyaient bien la duperie répétée. Voilà la source du conflit, Mme Duflot.

En 2010, de jeunes Touaregs ont cherché à sortir du cycle infernal révoltes-répression et jouer le jeu démocratique au Mali, d’autant plus que ce pays était présenté comme un « modèle de démocratie en Afrique ». Ils ont organisé une réunion le 30 octobre 2010 à Tombouctou dans le but de créer le Mouvement National de l’Azawad (MNA) et défende leurs idées dans le cadre légal, pacifique et démocratique. Dès le début de la réunion, deux des principaux organisateurs de la rencontre ont été arrêtés, puis transférés à Bamako où ils ont été tenus au secret pendant 15 jours, interrogés, tabassés par la police puis relâchés. Où est passé le modèle démocratique malien ? Un an plus tard, le MNA s’est transformé en Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) qui est une coalition formée de membres du MNA et par des combattants des anciennes rébellions, de nombreux déserteurs de l’armée malienne et renforcés par des Touaregs venus effectivement de Libye. En conséquence, lier la naissance du MNLA et ses succès militaires uniquement au retour des Touaregs de Libye, est tout simplement une contre-vérité. De même, écrire que les combattants du MNLA ont fait « régner un ordre armé qui s’est soldé par des attaques de villages ayant causé des dizaines de morts » est une autre flagrante contre-vérité. Vous tendez à les présenter comme des forcenés alors que, aussi paradoxal que cela puisse paraître, les Touaregs sont des gens paisibles, hospitaliers et généreux. Plus que les autres Berbères, ils n’ont aucune agressivité et lorsqu’ils se battent, c’est toujours parce que contraints et forcés et uniquement pour se défendre. De plus, les villages que vous évoquez sont des villages Touaregs et on ne voit pas comment les combattants du MNLA attaqueraient leurs propres familles !? C’est insensé ! En vérité, les armes du MNLA étaient pointées uniquement contre les casernes de l’armée malienne et qui plus est et à ma connaissance, jamais à l’improviste ! Avant de lancer ses offensives, le MNLA demandait toujours aux soldats maliens de partir et seulement lorsqu’ils refusaient qu’ils étaient attaqués. Lorsque les militaires maliens étaient faits prisonniers, leurs témoignages affirment qu’ils ne sont jamais maltraités. En fait, les succès fulgurants du MNLA et son contrôle rapide de tout l’Azawad (il a suffit de 2 mois pour le MNLA pour conquérir un territoire plus grand que 1,5 fois la France) s’expliquent par l’abandon du terrain par l’armée malienne presque sans livrer bataille, très certainement parce que les militaires Maliens ont été convaincus du bien fondé des revendications des Touaregs. Les victimes civiles sont exclusivement dues aux bombardements aveugles des hélicoptères de l’armée malienne, comme cela a été le cas dans le nord de Kidal.

Vous dites aussi que « ces rebelles regroupés au sein du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) trouvent des alliances objectives tantôt avec les Touaregs islamistes d’Ansar Dine, tantôt avec les combattants d’Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI) ».
Qu’est-ce qui vous fait dire, Mme Duflot, que le MNLA a des « alliances » avec les islamistes, qu’ils soient Touaregs ou de Al Qaeda ? Savez-vous que les Touaregs sont les seuls à demander depuis des années aux Etats malien et algérien et à la communauté internationale, des moyens pour « nettoyer » le nord-Mali et même tout le Sahel des groupes islamistes et autres trafiquants ? Savez-vous que les terroristes de la prétendue Al Qaeda (et je n’ajoute pas au « Maghreb islamique » car à ma connaissance, le Maghreb n’est pas – du moins pas encore !- totalement islamique et de toutes façons, je ne veux pas entériner le projet d’Al Qaeda de soumettre le nord de l’Afrique à l’ordre intégriste), sont présents au Sahel depuis plus d’une décennie, qu’ils y ont leurs bases fixes et qu’ils sévissent au vu et au su des Etats sans que ceux-ci réagissent ? Savez-vous que Iyad Ag Ghali, le chef de Ansar Eddine, est un ami d’Alger où il s’est très récemment fait soigner ? Pourquoi à l’époque de la détection par satellite, des drones et des frappes chirurgicales, ces 200 ou 300 éléments d’Al Qaeda ne sont-ils pas mis hors d’état de nuire ? Finalement, ces groupes intégristes ne sont-ils pas une « fabrication » des laboratoires des services secrets notamment algériens parce que l’Algérie veut rester maîtresse du Sahel pour améliorer son pouvoir de négociation avec les puissances occidentales et qu’elle ne veut en aucun cas d’un Etat Touareg, ce qui pourrait donner des idées aux Kabyles, qui n’en peuvent plus d’être opprimés ?

n revanche, vous ne dites pas un mot de l’extrême précarité des conditions de vie, de survie devrais-je dire, des Touaregs, ces jardiniers du désert durement affectés par les sécheresses, la mal-gouvernance et abandonnés par l’Etat malien. Celui-ci ne s’intéresse au « nord » que lorsqu’il s’agit de signer des concessions de prospection ou d’exploitation des ressources minières dans cette région, au profit des multinationales. La détresse des gens là-bas est immense car ils sont soumis à toutes les insécurités, à commencer par l’insécurité alimentaire, car l’Etat a préféré construire ces dernières années des casernes militaires plutôt que des écoles et des hôpitaux et à titre d’exemple, il n’existe aucune route bitumée au nord du fleuve Niger 50 ans après l’indépendance du pays. Même les capitales régionales que sont Gao, Tombouctou et Kidal sont reliées entre elles par de vagues pistes, tracées par les roues des camions, effacées par les vents et sans cesse refaites par les mêmes roues des camions. A un contexte géographique ingrat, s’est rajoutée l’incurie de l’Etat et l’indifférence de la communauté internationale. Il aurait fallu se pencher sur cette réalité aussi, Mme Duflot.

« Comment redonner un horizon économique aux habitant/es du Mali ? Voilà qui devrait être la principale préoccupation de la politique française et européenne dans la région, bien plus que la surveillance d’AQMI », dites-vous. Cela revient-il à dire que AlQaeda et son projet rétrograde et liberticide n’est pas une préoccupation pour vous ? Que les droits humains et les libertés fondamentales sont un luxe pour les riches et que le luxe pour les pauvres c’est seulement de manger ? Si c’est le cas, cela ressemble fort au : «le premier des droits de l’homme c’est manger » prononcé par Jacques Chirac en 2003 en Tunisie ! Chacun appréciera ici comme au Mali ! Et puisque vous parlez d’économie, sachez que c’est l’insécurité créée par Al Qaeda qui a asséché le tourisme, source importante de revenus pour les populations de ces régions naguère très visitées. Sachez aussi si vous ne le savez déjà, que l’électricité nucléaire dont nous profitons ici, est fournie par l’uranium extrait des territoires Touaregs du nord-Niger mais dont les populations locales ne tirent comme bénéfices que la radioactivité qui les tue à petit feu. Je vous invite vivement à lire à ce sujet les rapports de la Criirad et de Greenpeace.

Au nom de EELV, vous réaffirmez enfin votre « attachement au droit international ainsi qu’à l’ordre constitutionnel et à l’intégrité territoriale du Mali ». Passons sur le fait que ce soit le même vœu exprimé par Nicolas Sarkozy, mais plus fondamentalement, je vous invite à réfléchir au fait que le droit international prévoit aussi le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Sur la base de ce principe, le monde libre a accepté et soutenu l’indépendance de nombreux pays d’Europe au cours des deux dernières décennies et celle du Sud-Soudan en Afrique en 2011. Pourquoi refuser ce droit à l’Azawad ? EELV soutient la création d’un Etat palestinien, pourquoi la refuser à l’Azawad ? A quoi correspond cette conception du droit des peuples à géométrie variable ? Est-ce parce que le Mali est une ancienne colonie française ? A quelle humanité (je ne dis pas à quelle écologie) correspond le fait de taper sur le plus faible parmi les faibles ? Quelles valeurs défendez-vous Mme Duflot ?

Le rêve des Touaregs n’est pas de créer une nouvelle frontière, mais de vivre libres, respectés et en amitié avec les autres. Leur révolte et leur volonté de créer un Etat indépendant ne sont pas une fin ni l’expression d’un repli sur soi, mais seulement des instruments qui à leurs yeux, leur permettront de mieux préserver leur existence en tant que peuple et culture.

Pour finir et afin de mieux comprendre le monde dont vous parlez Mme Duflot, je vous invite à aller tâter de vos yeux l’âpreté du pays Touareg, marqué par la rareté des ressources vitales et la menace climatique et entendre les gens qui y vivent, écouter leur rêve de vivre en paix et dans le partage. Allez à la rencontre de ces « hommes bleus » et de leur société matriarcale peu commune où la peine de mort n’existe pas. Allez dans leur pays, quelque part dans l’Azawad, l’Air, le Hoggar, le Fezzan…voir comment ce peuple est spolié, pourchassé, affamé, tué et sa culture plurimillénaire gravement menacée. Allez-y avant que ce peuple agressé de toutes parts par des forces prédatrices ne disparaisse. Le désert du Sahara sera alors vraiment désert… Je suis sûr que ce n’est pas ce que vous voulez.

Cordialement,
Mossa Ag Attaher,

Grenoble, 12/04/2012

à : Belkacem Lounes, Conseiller Régional Rhône-Alpes RPS, partenaire de EELV.


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