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Vous êtes sur le blog d’une assos humanitaire OCCITANE qui «travaille » au Nord Niger avec les TOUAREG, entre AGADEZ et ARLIT.
Nous apportons une aide à quatres écoles de brousse, en zone nomade : SIKERAT / AZAR / ANOU N’AGAROF / IN JITANE/.
Vous pouvez participer à ce blog en posant des questions, j’y répondrais dans la mesure de mes connaissances.

Vous pouvez aussi nous aider en adhérant à E.O.T, l'adhésion est fixée à 20€ pour l'année. Chèque à l'ordre  de "EOT"  à :  "Entraide Occitano Touarègue"
                                                                          La Coste
                                                                 07700 St Remèze


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Moussa Kaka reste en prison.
La Cour suprême a rejeté jeudi la requête de pourvoi en cassation et une demande de remise en liberté provisoire de Moussa Kaka, le correspondant de Radio France Internationale (RFI) incarcéré depuis bientôt huit mois pour des liens présumés avec les rebelles touareg, a annoncé un de ses avocats
Les trois avocats du journaliste, dont Me Moussa Coulibaly, avaient décidé en février de se pourvoir en cassation devant la Cour suprême, après que la Cour d'appel de Niamey eut annulé une ordonnance du juge d'instruction selon laquelle les enregistrements d'écoutes téléphoniques, les seules preuves à charge contre M. Kaka, n'étaient pas recevables.
La Cour d'appel qui avait refusé la liberté provisoire à Moussa Kaka a également dessaisi le premier juge d'instruction en charge du dossier au profit du doyen des juges qui a repris l'instruction le 25 mars.
"Nous avions soulevé (devant la Cour suprême) qu'il y a eu violation de la Constitution. La Cour en rejetant notre pourvoi a confirmé qu'au Niger on peut écouter qui on veut dans la l'illégalité la plus absolue", a déploré Me Coulibaly sur la radio Saraounya FM que dirigeait Moussa Kaka avant son incarcération.
"Contrairement à tous les instruments juridiques, la cause de Moussa Kaka n'a (également) pas été entendue en ce qui concerne sa demande en liberté provisoire que la Cour suprême a rejetée", a-t-il dénoncé.
Me Coulibaly a indiqué qu'il va saisir les deux autres avocats de M. Kaka, à savoir le Français William Bourdon et le Malien Mamadou Konaté, pour "décider de la nouvelle stratégie" de défense.
"Nous allons continuer à défendre vaille que vaille Moussa Kaka", a martelé l'avocat.
L'article 22 de la Constitution garantit le secret de la correspondance et des communications. Seule une ordonnance portant réglementation des télécommunications autorise les écoutes téléphoniques à condition que ce soit sur la base d'un "mandat de justice ou avec l'autorisation de celui qui est écouté ou qui reçoit la communication", selon l'avocat.
"Ce n'est nullement le cas", a affirmé à l'AFP Me Coulibaly.
Les écoutes téléphoniques en août et septembre 2007 sur les téléphones fixe et cellulaire du journaliste gérées par deux opérateurs différents concernent des conversations entre M. Kaka et des chefs du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ, rébellion touareg), dont les dirigeants sont qualifiés de "bandits armés" par les autorités.
En avril, le doyen des juges d'instruction a ouvert une information à la suite d'une plainte X de Moussa Kaka contre les auteurs de ces écoutes téléphoniques.
Moussa Kaka, également correspondant de Reporter sans frontière (RSF), est incarcéré depuis le 26 septembre pour "complicité d'atteinte contre l'autorité de l'Etat" pour des liens présumés avec les rebelles touareg.
Il est passible de la prison à vie.
L'instruction sur ces accusations temporairement suspendues, devaient reprendre après la décision de la Cour suprême, selon une source judiciaire.
L'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières (RSF) a "déploré profondément" la décision de Cour suprême nigérienne et a réitèré sa demande de libération de son correspondant au Niger.
"Moussa Kaka va entamer son huitième mois de détention, à cause d'écoutes téléphoniques réalisées dans des conditions obscures et qui ne prouvent rien, sinon que le journaliste était sous surveillance", indique RSF dans un communiqué.
"Cet arrêt de la plus haute juridiction nigérienne est une déception immense pour tous ceux qui sont attachés, non seulement à la présomption d'innocence, mais surtout à l'équité de la justice", estime RSF.
"Nous exhortons les autorités nigériennes à ne pas chercher à renvoyer Moussa Kaka devant un tribunal pour faire de son procès un triste spectacle aux conclusions connues d'avance", ajoute l'organisation.
© 2008 AFP
sur TV5.org



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internationale touarègue

Bonne arrivée au nouveau site de L'Internationale Touarègue.


Le mot du Président, Mr Thomas FORTUNE

Pourquoi et comment recycler les horizons ?
« Recycler les horizons » est l’expression de notre poète artiste résistant Hawad dont je me permettrai ici d’en faire une libre interprétation.
Nous autres Touaregs savons ce que « horizons » veut dire ; nous sommes obligés de les connaître et de les reconnaître pour ne pas manquer le chemin vers l’eau, les routes qui mènent a la liberté et à l’autre, et pour effectuer le retour sans trop d’écart avec les azimuts.
L’homme moderne est devenu capable de modifier les horizons en travaillant sur le dos de la terre, en y déplaçant des montagnes de sable et de rocs jusque la patiemment emporter par le vent, l’eau et les contorsions de la terre.
Penser, évaluer et gérer les modifications apportées par l’homme sur son environnement sont aujourd’hui des défis au même titre que sont ceux de s’affranchir des contraintes naturelles.
Comment le faire sans engager un combat automutilant et destructeur?
Pour cela, il faut déjà savoir qui nous sommes et ce que voulons nous devenir ?
Etre touareg entre hier et aujourd’hui, qu’est-ce à dire ?
Et quels horizons pour demain ? Il est de notre responsabilité de le dire.
Les Touaregs forment un peuple aux organisations complexes, riches d’une diversité d’identités topologiques et de compétences.
C’est modestement que notre organisation l’Internationale Touarègue créée par des Touaregs et qui sera l’œuvre de toutes et de tous, souhaiterait apporter sa contribution à ces questionnements.
Elle s’engage également dans la lutte pour le respect des droits des peuples autochtones, la sauvegarde des modes de vie et la connaissance du pays touareg.
C’est notre machine à recycler.
Bienvenu à toutes et à tous et que ce portail touareg ouvre de nouveaux horizons pour une multitude.

Le président
adresse du site :
http://www.internationale-touaregue.org/

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Une loi pour les langues régionales.
C'est la 85ème tentative depuis 1958 pour faire reconnaître la diversité linguistique dans l'Etat français ! Le gouvernement a enfin décidé d'organiser le 7 mai dernier un débat à l'Assemblée  Nationale sur le sort des langues régionales. Quatre heures de débat. Du jamais vu ! Cela fait suite à l'engagement du Président de la République lors de la campagne présidentielle de proposer une loi pour les langues régionales. C'était le 9 mars 2007 dans un discours électoral prononcé à Caen. C'est cette solution qui est choisie par le Gouvernement. Un geste minimum ; le gouvernement entend ainsi persister dans le refus de ratifier la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires et de modifier l'article 2 de la Constitution selon lequel : « La langue de la République est le français », prétexte pour exclure tout autre langue. C'est au nom de cet article que la République Française a refusé de ratifier la Charte alors qu'elle l'avait signée. Le risque demeurera donc que toute éventuelle avancée législative soit censurée par le Conseil Constitutionnel
La montagne va-t-elle accoucher d'une souris ? C'est fort probable tant le sujet reste tabou dans les hautes sphères politiques parisiennes. Nos langues sont dites « régionales ». Comme toute langue dans le monde elles sont en fait « nationales ». Elles ne seront reconnues et enseignées que si l'État et les collectivités territoriales concernées les prennent en charge en tant que telles. Une loi peut permettre d'avancer dans ce sens.
Mais sachons que les langues des peuples de France ne retrouveront la normalité que si ces derniers obtiennent une large autonomie comme c'est le cas en Catalogne ou au Pays de Galles.
Les langues ne se séparent pas du sort des peuples qui les parlent.
  
Parti de la Nation Occitane

B.P 44      F - 30201 Bagnols sur Cèze
Tél. 04 66 82 71 94

 
A law for regional languages
It is the 85th attempt since 1958 to have linguistic diversity recognized in the French State!
At last the government decided on May 7th to organise a debate in the National Assembly on the fate of regional languages. It lasted 4 hours, which is unheard of! It is the result of the pledge taken by the President of the Republic during the presidential campaign to propose a bill for regional languages. This he did during an election speech in Caen on March 9, 2007.
It is the solution chosen by the government, a minimal gesture; the government thus intends to persist in its refusal to ratify the European Charter of Regional and Minority languages and to modify article 2 of the Constitution: “the language of the Republic shall be French”, an excuse to exclude any other language. In the name of that article the French Republic refused to ratify the Charter although it had signed it.
Therefore the risk remains that any potential legislative breakthrough might be censored by the Constitutional Council.
Will it be much ado about nothing? It’s highly likely as the topic is still taboo in Parisian high places. Our languages are called “regional” whereas in fact like any language in the world they are “national”
They won’t be recognized and taught unless the State and local authorities take care of them as such. A law could be a step in this direction.
But make no mistake about it: the languages of France’s peoples will revert to normalcy only if the latter are granted home rule like in Catalonia or Wales.
The fate of languages cannot be separated from the fate of their speakers.

Occitan Nation Party
B.P 44
F30201 Bagnols sur Cèze
Tel. +33 4 66 82 71 94
president@p-n-o.org
 
 
Una lei per las lengas regionalas

Es lo 85° ensaig per far reconèisse la diversitat lenguistica de l’Estat francès ! Finfinala lo govern ven d’organisar una discussion a l’ »Assemblada Nacionala sus l’avenidor de las lengas regionalas. Quatre oras de discussion. Aquò s’era jamai vist. Aquò ven en seguida  de l’engajament del President de la Republica francesa au moment de sa campanha electorala de prespausar una lei per las lengas regionalas. Era lo 9 de Maqrs 2007 dins una charradissa a Caen. Es aquela solucion qu’es causida per lo govern. Una avançada minima : lo govern atal perseguís dins la decision de ratificar pas la Carta Europenca de las Lengas Regionalas o minoritaris e de modoficar pas l’article 2 de la constitucion que ditz : « La lenga de la Republica es lo francès » pretexte per forabandir tota autra lenga.
Es al nom d’aquel article que la Republica Francesa a refusat de ratificar la Carta qu’aviá pasmens signada. Lo risca demòra que tota avançada legislativa siá censurada per lo Conselh Constitucional.
 Una òssa per plorar pas. Probable tant lo sujet demòra tabó dins las nautas esferas de la politica parisenca. Dison que nòstras lengas son « regionalas ». En fach tota lenga es « nacionala » . Seràn reconegudas e ensenhadas soncament se l’Estat e las colectivitats territorialas concernidas la prenon en carga coma talas. Pasmens una lei permetrà una avançada dins aquel sens.
Mai sabem que las lengas dels poples de França retrobaràn la normalitat son que s’aqueles poples vendràn autonòmes coma en Catalonha o edn Euskadi.
 Las lengas se desseparan pas dels poples que las parlan.
 

Partit de la Nacion Occitana
BP 44- 30201 Banhòus de Ceze


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Le 5 avril 2008, de passage à St Remèze, Mr Pascal TERRASSE Député socialiste et Président du Conseil Général de l'Ardèche accepta de faire un communiqué public au sujet des évènements qui se déroulent au Nord Niger, et en particulier suite aux assassinats de civils par l'armée régulière.
Suite à la vidéo que j'ai prise et mis en ligne sur dailymotion, Mr Dialla Konaté m'a fait cette réponse que je passe ici par pur esprit de débat démocratique.
Il est à signaler qu'un débat "inter-culturel" est en place dans le cadre d'un forum  privé, mais ouvert à toutes les bonnes volontés.
Pour plus d'informations si le sujet vous intéresse, vous pouvez contacter les modérateurs par le lien suivant :
<peace-initiative@malilink.net>


M. Pascal Terrasse
Monsieur le Député

Il me vient de vous écrire après avoir visualise sur Internet à l’Url :
/http://www.dailymotion.com/video/x4yztx_mvi0026_news/  une intervention publique de vous devant un mur tapis de ce qui est identifié par les connaisseurs comme le drapeau des mouvements armes touarègues agissant au Mali et au Niger.
Dans cette déclaration, sans précaution oratoire, vous apportez votre soutien aux « demandes d'autonomie et d'indépendance des touarègues ». Je constate que votre déclaration va bien au-delà des revendications jusque là connues et reconnues par les mouvements armes irréguliers au Mali et au Niger.
En mon nom propre et n'étant représentant ni du gouvernement du Mali ni de celui du Niger, il me vient ici de protester contre cette attitude par lequel vous aggravez une situation déjà suffisamment dramatique de par le sang versé et les souffrances infligées à nos populations touarègues et non touarègues.
Monsieur le député, ma déception est bien grande de voir un homme représentant les mêmes populations dont Jean Jaurès fut le porte-voix et qui pour elles, pour les Nations du Monde, a soutenu les mineurs de Carmaux, a créer l'Humanité et est mort des mains du fanatisme, de l'intolérance et de la violence stupide.
Dans l'impressionnante liste des apports que les populations que vous représentez ont fait à l'Histoire de l'Humanité, je voudrais retenir la défense acharnée de valeurs universelle de la République et la Démocratie. Je n'ai point de doute qu'en sollicitant les suffrages de vos compatriotes sur la liste du Parti Socialiste Français, vous vous êtes référé au socialisme démocratique, le socialisme de Jean Jaurès, le socialisme de Pierre Mendès-France, le socialisme de Gaston Deferre dont les fondements reposent sur l'unité des peuples, la justice au sein des nations et entre elles, la démocratie en tant que mode de gouvernement, la défense de la paix comme base des relations intercommunautaires. Mais ici votre déclaration se situe en filiation du socialisme certes républicain mais non universelle et colonialiste de Guy Mollet. C’est ce socialisme qui a conduit des enfants de France à tuer et à se faire tuer en Indochine et en Algérie.
Monsieur le député, j’apprécie l’intérêt que vous portez à la souffrance en Afrique. Oui, vous avez raison, les populations touarègues souffrent. Mais ne voir que la souffrance des populations touarègues affaiblit et dénigre votre discours. Cette souffrance qu’elle soit infligée par l’adversité de la nature, qu’elle soit infligée par l’oppression des gouvernements africains, qu’elle soit infligée par les règles déséquilibrées de la globalisation entretenues et amplifiées par les gouvernements de pays développés, frappe les populations Touarègues mais frappe de la même façon les populations Haoussa, les populations Toubou, les populations Sonrhai, les populations Peuhls, les populations Bororo, les populations Bambaras, etc.
Monsieur le député au lieu de diviser nos populations et de leur tendre la torche pour brûler nos cases et nos tentes, rassemblez donc les démocrates et républicains de votre région, de la France, de l’Europe et unissez vous à nous démocrates, républicains et patriotes africains du Mali et du Niger qui pensons qu’il est de notre devoir historique de bâtir la Nation Nigérienne, la Nation Malienne. Ensuite, avec tous les enfants de nos pays et ensemble, nous  dépasserons les frontières actuelles tracées par le colonisateur pour accéder à une Afrique démocratique unie. Ainsi nous serons sur un vertueux chemin parallèle à celui qui a conduit les peuples d’une Europe des atrocités ethniques à une Europe apaisée. D’une Europe meurtrie par des guerres effroyables à une Europe où les peuples vivent en paix, en harmonie et sans frontières entre eux. Les mouvements qui ont voulu construire une Europe fragmentée sur la base d’entités aryennes, wisigoths, ostrogoths, vikings, cathares, occitanes, bretonnes, basques, etc.. ont été un sanglant échec.
Comment voulez-vous indiquer ce chemin à nos pays ? Vous suivre ? Non. Autrement, la conséquence sera plus de sang versé, plus de souffrance y compris pour les populations Touarègues dont vous vous déclarez un partisan.
Monsieur le député, j’ai un confortable privilège à parler au nom d’un Touarègue: je suis son frère.

Dialla Konate, enseignant



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Les rebellions récurrentes dans le nord du Niger et le nord du Mali ont encore de beaux jours devant elles :

"Après une levée géophysique aéroportée totalisant 53,676 kilomètres linéaires dans la région de Kidal, la société australienne spécialisée dans l'uranium, Oklo Uranium Limited, a découvert un important gisement d'uranium. Oklo, qui cherche à se doter d'un permis de recherche afin d'évaluer la quantité du minerai, a procédé, jeudi 8 mai, à la présentation officielle des résultats de l'exploration. Une opportunité aussi pour se faire connaître et par le gouvernement et par le peuple malien." (sur maliweb)

Certaines personnes pensent, tant au Mali que au Niger, que les sources des conflits qui perdurent sont d'origines sociales.
Injustices de tout ordre, classe politique corrompue, intêrets étrangers obscurs, et pourquoi pas mafia internationale seraient à l'origine de ces douloureux combats.
Il me plaît à rappeler sans vouloir offusquer qui que ce soit, que comme par hasard, ces zones de rebellions sont composées d'un peuple qui aux jours de la décolonisation, a été coupé en trois morceaux.
Découpage, charcutage, le peuple touareg a été volontairement dépecé et offert aux trois états qui accédaient à leurs "indépendance".
L'Algérie, le Mali et le Niger devenaient alors les gardiens de ces enfants terribles et indomptables, nos amis Touareg.
Les comité de Paix, les rencontres internationales à Alger, à Ouagadougou, chez le joueur d'échecs Kadhafi, peuvent s'installer pour longtemps autour des tables de discutions.
Tous ces émissaires de la paix partant d'un principe premier que le Niger est "un et indivisible", que le Mali est "un et indivisible", que l'Algérie est "une et indivisible", et que toute les personnes qui oseraient remettre en doute ce "théorème" doivent être bannît de la communauté internationale, je me fais de plus en plus de soucis quant au règlement des conflits.

La violence n'est pas un fait inéluctable.
Il faudra bien qu'un jour ces États acceptent l'idée que les frontières dont ils sont involontairement les héritiers sont des frontières artificielles, frontières sources véritables de ces conflits.
Dans un premier temps il faudrait que ces États acceptent au minimum d'envisager une autonomie pour les Touareg dans les États respectifs.
Messieurs les présidents du Mali, du Niger, d'Algérie, vous connaissez suffisamment d'états étrangers où le fédéralisme permets de faire coexister des peuples différents.
Maintenant, si vous (Mali-Niger-Algérie) considérez que le Peuple Touareg dans son ensemble est incapable de prendre son avenir en main, si vous considérez que le Peuple Touareg est uniquement et seulement un peuple de nomades illettrés, et que cela faisant, le Peuple Touareg n'ayant pas de territoire définit,  il est alors condamné à finir sa vie en errant à travers le Ténéré en attendant de disparaître définitivement, alors attendez vous au pire, car le rève est souvent bien loin de la réalité.











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Solidarité avec le peuple touareg en lutte

Un rassemblement a eu lieu le 19 avril 2008 de 14h à 18h au Trocadéro à Paris.

Le samedi 19 avril 2008, plus de 200 personnes sont venues exprimer leur solidarité avec le peuple touareg en lutte.
A l’appel de l’Internationale Touarègue, Tamazgha et France-Liberté, et avec le soutien du MRAP et des associations AZAL et Tamynut-France, les manifestants ont tenu à dénoncer la répression sauvage notamment du régime nigérien à l’égard des populations civiles touarègues de l’Aïr.

Lors des prises de parole, la responsabilité de l’Etat français à été soulignée par par les différents intervenants. En effet, dans le conflit qui oppose les Etat malien et nigérien aux combattants touaregs, l’Etat français soutient ouvertement les Etats qu’il assiste y compris militairement. L’Etat français ayant ainsi fait le choix de ses intérêts économiques au détriment de la justice et des droits de l’Homme.

L’ensemble des intervenants ont dénoncé les exactions dont sont victimes les populations civiles touarègues, les détentions arbitraires et les liquidations extrajudiciaires. Ils ont appelé la communauté internationale à se mobiliser aux côtés du peuple touareg contre une injustice récurrente subie depuis des décennies.

Ghissa ag Boula, un chef touareg en exil en France, a dénoncé l’irresponsabilité de l’Etat nigérien dont l’attitude a poussé les Touaregs à prendre les armes pour défendre leur Terre "mise en vente" par le régime de Niamey. "Le peuple touareg a pris les armes pour demander sa liberté" a tenu à préciser Ghissa ag Boula qui rajoute que le territoire de ce peuple est aujourd’hui "vendu aux multinationales qui exploitent l’uranium". Il lance enfin un appel au peuple français, aux amis du peuple touareg, afin de d’apporter leur soutien au peuple touareg tout en déplorant la complicité de l’Etat français aux dictatures africaines comme celle du Mali et du Niger.

Le représentant de Tamazgha, quant à lui, il a insisté sur le nécessité pour Imazighen de manière générale de songer enfin à prendre leur destin en main et à se battre contre tous les régimes qui ont programmé leur éradication. "Les Touaregs, comme tous les autres Berbères, doivent se libérer de ces Etats coloniaux. Ils doivent libérer leur territoires et instaurer des Etats à même d’assurer leur existence."

Martie Bigot, de la Fondation "France Liberté", s’est dit scandalisée de cette attitude qui consiste à mettre les intérêts économiques avant l’Homme. Elle a tenu à attirer l’attention de l’opinion sur un phénomène qui risque de priver tout un peuple d’un élément indispensable pour la vie, à savoir l’eau. En effet, selon Martine Bigot, les exploitants de l’uranium de l’Aïr sont entrain de vider une nappe phréatique fossile afin de transformer l’uranium, et lorsque cette nappe sera épuisée comment feront-elles les populations de l’Aïr pour vivre et pour abreuver leur bétail ? Une telle situation serait catastrophique pour les Toauregs de l’Aïr.

Au même endroit, ce jour là il y avaient des militants venus exprimer leur soutien à la cause tibétaine. Ainsi les organisateurs du rassemblement de solidarité avec les Touaregs ont saisi cette occasion pour aller exprimer leur soutien aux Tibétains et les militants venus s’exprimer au Trocadéro en leur faveur. Ils les ont invité à venir prendre des photos devant le gigantesque drapeau amazigh.

Ce rassemblement est le deuxième qui est organisé en l’espace de cinq mois à Paris. Le précédent a eu lieu le 15 décembre 2007 au même endroit.

Ci-après une vidéo de l’essentiel des moments qui ont marqué ce rassemblement du 19 avril 2008 au Trocadéro à Paris, en solidarité avec le peuple touareg en lutte.


La Rédaction.

plus d'infos et vidéo sur le site de Tamazgha



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Pour info sur le site du MNJ :

Encore un nouveau dispositif : toujours un comité inutile de plus !

«Un comité chargé d'aider le Gouvernement sur le problème sécuritaire est installé le 6 mai.
Il comprend :
- le Ministre d'Etat chargé de l'Intérieur,
- le Ministre Défense,
- les Députés :
· Falké Bacharou,
· Brigi Rafini,
· Chérif Abidine,
· le député de Bilma,
- le Haut Commissaire Chargé de la Restauration de la Paix,(Mohamed ag Anako)
- le Président de la Commission Nationale Dialogue Sociale,
- le Ministre Issyad ag Kato,
- le Ministre Mohamed ag Akotey

La «Prochaine rencontre est pour le samedi prochain

Voila, la nouvelle trouvaille de Niamey !

Mais, à quoi ça sert tout ça !?
Apparemment, le pouvoir de Niamey ne comprend rien ou alors, le feint !
Il ne comprend pas que ses comités, commissions et montages «bidon» ne sont que d’autres gâchis de plus pour les nigériens ?

Au juste, quel est le but de ce nouveau comité !?
S’agit-il d’une cellule chargée d’élaborer la stratégie militaire et sociologique tant attendue ! Ce, d’autant plus que le Président Tandja déclare (une fois encore) parallèlement à la naissance de ce comité hybride, qu’il va en finir dans 2 mois avec le MNJ.

Quand est-ce le pouvoir de Niamey va-t-il sortir de ses illusions et comprendre que la solution à ce conflit qui l’oppose au Peuple nigérien tout entier ne peut être obtenue que par le moyen d’un dialogue et des négociations effectuées à travers un cadre crédible, garant des décisions et des résolutions auxquelles les parties aboutiraient ; donc un cadre international ?

Quand est-ce que ce pouvoir comprendra t-il que ses bricolages ne sont qu’une perte temps dont notre pays n’a nullement besoin ?

Quand comprendra t-il que sa façon d’appréhender les solutions sous l’angle des portions régionales et ethniques rend la situation toujours plus critique que son option militaire ?

Quand est-ce qu’en fin, comprendra t-il que ceux qui ne font que de la figuration au sein de son système n’ont de valeur qu’à ses yeux et qu’i n’y a que lui qui croit en ses soi-disant stratèges et hommes de confiance et autres prétendus représentants.

Aghali Alambo,
Le Président du Mouvement des Nigériens pour la Justice.

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Afrikabidon et le Ja'Sound annulés en 2008

Ce n’est pas de gaieté de coeur que nous rendons publique cette information. Les rencontres d’Afrikabidon n’auront pas lieu cette année. Et le festival de reggae Ja'Sound, qui devait l’accompagner, est annulé lui aussi.

On le sait, Afrikabidon est l’émanation d’une entreprise, Point-Afrique. Celle-ci a connu - comme tous les T.O. français - un hiver particulièrement difficile, lié à la désaffection du public pour les destinations sahariennes en général, et plus particulièrement à la crise mauritanienne de janvier.

Alors, certes, les autorités françaises ont reconnu avoir agi pour le moins hâtivement dans cette affaire, et M. Kouchner est allé présenter ses excuses au gouvernement mauritanien. Mais le mal est fait. Et contrairement à d’autres T.O., Point-Afrique ne peut se reposer sur d’autres destinations que l’Afrique saharienne et sub-saharienne.

Touchée de plein fouet, Point-Afrique a donc décidé, comme la raison le commande, de concentrer tous ses efforts sur la pérennisation de ses activités et de son engagement africain. Les rencontres d’Afrikabidon, qui avaient été pensées en ce sens, nécessitent un effort de trésorerie important. Les relais financiers existent, mais ils sont longs et difficiles à mettre en place. Afrikabidon 2008 risquait donc, en raison d’inévitables restrictions budgétaires, d’être une édition «au rabais» qui aurait provoqué la déception du public, après le formidable succès de l’édition 2007. Cela, nous n’en voulions... à aucun prix.

Dès lors, le Ja’Sound, que Point-Afrique avait invité à rejoindre Afrikabidon en 2008 et qui devait mettre en lumière les trésors artistiques de la diaspora africaine et donner ainsi une résonance supplémentaire au message d’Afrikabidon, ne pouvait plus exister seul à Bidon. Très dignement, l’équipe du Ja’Sound a été contrainte de l’annuler. Nous saluons et respectons cette décision très difficile à prendre.

Nous tenons à présenter nos excuses les plus sincères à tous ceux qui, célèbres ou anonymes, s’étaient engagés pour l’édition 2008, et à tout le public qui attendait impatiemment cette seconde édition. Nous comprenons et partageons leur déception. Et, dès aujourd’hui, nous reprenons le combat - pour Afrikabidon 2009.

L'équipe d'Afrikabidon

pour plus d'info : http://www.afrikabidon.com/index.html


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Tribune libre :

Gap, jeudi 8 mai 2008
version en occitan

  Après la « Déclaration du gouvernement sur les langues régionales » et le « débat sur cette déclaration » qui a suivi, on peut dire que, comme de coutume, l'effet d'annonce et l'espoir qu'il a pu susciter chez certains sont retombés comme une eau de boudin. La montagne a de nouveau accouché d'une souris. O bien sûr, je ne me faisais pas trop d'illusions. Alors, je ne peux pas dire que je suis déçu. Le courage -mesuré- du Premier Ministre lorsqu'il prit l'engagement de tenir ce débat -et on ne peut que le féliciter d'avoir tenu sa promesse- a maintenant devoilé son vrai visage : la lâcheté.
  Seule a été retenue l'idée d'un texte de loi traitant de la question des « langues et cultures régionales ». Évacuées la modification du premier alinéa de l'article II de la constitution (celui qui stipule que « la langue de la République est le français ») et la ratification par la France de la charte européenne des langues régionales et minoritaires. Certains diront : « De quoi vous plaignez-vous ? C'est déjà mieux que rien ! »
  En effet, mais on est bien loin de la réparation historique que méritent nos langues de France après le glottocide dont elles ont été victimes. La primauté du français et l'abaissement des autres langues de la République au rang de patois nous valent ce monolinguisme outrancien dans lequel la France s'enferme aujourd'hui.
  Rien de nouveau à l'horizon ! Circulez, y a rien à voir !
  Le débat a pourtant été riche. De nombreux interlocuteurs sont venus rappeler que l'unité n'est pas l'uniformité, que les langues régionales ne menacent pas l'intégrité du territoire de la République, qu'il n'y a pas à craindre une quelconque « balkanisation » de la France, que la diversité est une richesse, et non pas une tare... On se heurte toujours à cette sacralisation déjà ancienne de la nation factice : une langue (le français), un état, une nation. Comment peut-on être à ce point embarricadé dans un postulat aussi ridicule ? Le mythe de la France « une et indivisible » encombre encore pas mal de cervelles et continue à servir de rouleau compresseur écrasant les minorités etnhiques et linguistiques du territoire de la République. Vous connaissez tous cet État qui s'arroge le patronyme si arrogant de Patrie des droits de l'homme, alors qu'il n'est pas capable d'offrir à ses habitants l'égalité de traitement entre le Français et les langues de France. L'UNESCO sait que toutes les langues sont sur un même pied d'égalité. L'exception culturelle française nous dit le contraire : les langues de la République française ne doivent pas acquérir de co-officialité. Ce qui est bon pour la défense de la francophonie à l'extérieur de nos frontières ne peut plus l'être à l'intérieur de l'hexagone pour la promotion des langues minorisées. La France se fait le chantre de la diversité culturelle et linguistique dans le monde entier, mais cela ne concerne pas son petit territoire nombrilisé autour de Paris. Chez nous, rien ne doit dépasser : «  Je ne veux voir qu'une seule tête ! »
  Les provinciaux sont des ploucs, ils ne parlent qu'un français déformé ! Cette vision de la fin du XIXème siècle a-t-elle vraiment disparu ? Ce serait à se le demander en voyant comment certains sont encore si frileux dans la reconnaissance de cette diversité qui a fondé notre République.
  Oui, nos langues ont besoin d'une loi. Oui, elles ont besoin d'une reconnaissance officielle et institutionnelle. Oui, la France DOIT ratifier la charte européenne des langues et cultures minoritaires. Oui, elle doit pour cela modifier sa constitution. Elle n'a pas encore compris que ce blocage lui empêchait tout épanouissement. La reconnaissance de sa diversité ne sera pas une perte de son influence, mais une réelle richesse qui ne pourra que redorer son blason au niveau européen et international. Va-t-elle, à l'instar de la Turquie, se recroqueviller dans ce nationalisme d'un autre âge ou s'ouvrir enfin, comme la plupart des démocraties européennes, à la reconnaissance des droits de ses minorités et en particulier des leurs droits linguistiques et culturels ?
  La réponse d'hier soir par la bouche de Mme Christine Albanet, ministre de la culture n'est guère enthousiasmante et ne me laisse qu'un optimisme très mesuré. Combien faudra-t-il encore de Carcassonne et de Béziers (respectivement 10 000 et 20 000 personnes en octobre 2005 et mars 2007) pour qu'enfin nos langues soient reconnues et recouvrent leur dignité mise à mal par le carcan étatique français ?

Michèu PRAT
9, lèia de Chabanòtas
Amèus de Puèi Maure
05 000 Gap / Occitània

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Déclaration du gouvernement sur les langues régionales (3) Fin


M. François de Rugy –
L'Assemblée de Corse adopte un plan de développement de l'enseignement de la langue corse et conclut avec l'État une convention pour sa mise en œuvre, incluant la formation initiale et continue des enseignants. Et le résultat est probant : 46 écoles offrent un enseignement bilingue à près de 3 000 élèves, soit 13 % des enfants corses ; 92,64 % des élèves du primaire étudient la langue corse, dont 27,7 % à raison de trois heures hebdomadaires ou plus ; 68,87 % des élèves de sixième sont inscrits en langue corse. Malheureusement, le sort des autres langues régionales n’est en rien comparable.

Il est temps que la France assume ses racines, sa culture, sa richesse linguistique. Nous prenons rendez-vous pour les débats à venir. Kenavo ! (Applaudissements sur divers bancs)

Mme Marylise Lebranchu – Ar wech all !

M. Jean-Luc Warsmann, président de la commission des lois – Je suis venu apporter mon soutien à l’ensemble de nos collègues qui pensent que les langues régionales sont un atout pour notre pays et doivent être préservées, transmises et valorisées. Je remercie le Gouvernement d’avoir organisé ce débat, qui va nous faire sortir de l’impasse dans laquelle on voulait nous enserrer depuis un certain nombre d’années et qui consiste à dire que la seule solution pour sauvegarder les langues régionales serait de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, signée à Budapest en 1989. C’est une profonde erreur, car la ratification, comme l’a indiqué le Conseil constitutionnel le 15 juin 1999, poserait de nombreux problèmes pour notre pays.

La Charte obligerait la France à encourager, dans sa législation, « l'usage oral ou écrit des langues régionales ou minoritaires dans la vie publique », ce qui est contraire à l'article 2 de notre Constitution, qui prévoit que « la langue de la République est le français ».

En second lieu, la Charte remet en cause trois principes constitutionnels : l'indivisibilité de la République, l'égalité des citoyens devant la loi et l'unicité du peuple français, puisqu’elle confère des « droits spécifiques à des groupes de locuteurs de langues régionales ou minoritaires, à l'intérieur de territoires dans lesquels ces langues sont pratiquées », alors que ces trois principes interdisent la reconnaissance de « droits collectifs à quelque groupe que ce soit, défini par une communauté d'origine, de culture, de langue ou de croyance ». C’est ce que le juge constitutionnel a rappelé.

Parmi les 39 mesures qui avaient été sélectionnées par notre pays pour ratifier cet outil, un certain nombre poserait une multitude de problèmes : la France serait tenue de traduire dans l’ensemble des langues régionales les lois les plus importantes, de développer la traduction, le doublage et le sous-titrage en langue locale d’« œuvres produites dans d'autres langues », de traduire les « informations fournies par les autorités compétentes concernant les droits des consommateurs ». Ceci est une fausse voie ; la ratification de la Charte ne me semble pas constitutionnellement possible.

La politique de l’État en direction des langues régionales doit passer à une nouvelle étape : il s’agit de prendre des mesures à droit constant pour entretenir et valoriser ce patrimoine, des mesures culturelles assorties de moyens. Car ces langues sont incontestablement une partie de notre patrimoine, de nos origines, de nos valeurs. Je me tourne donc vers le Gouvernement : il faut, Madame la ministre, que vous affirmiez cette volonté, en sortant des faux-fuyants du débat juridique, pour mener des actions concrètes. Nombreux sont ceux dans la majorité qui souhaitent que le Gouvernement soit extrêmement actif en ce domaine. La majorité est extrêmement attachée à la sauvegarde des traditions et de la culture de notre pays, dont les langues régionales de France font partie. Puisse le Gouvernement se montrer actif et innovant dans ce domaine. Je lui apporte tout mon soutien sur cette voie (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP).

M. Robert Lecou – Je veux remercier le Gouvernement qui a tenu son engagement d’organiser un débat sur les langues régionales en ce lieu si symbolique de la nation française. Ce débat est une façon de reconnaître, une fois encore, que la diversité est source de richesse.

De Villers-Cotterêts, de 1792, de la guerre de 1914-1918 à aujourd’hui, la France a forgé son unité. Elle doit aujourd’hui continuer à affirmer son identité. La langue française doit rester la langue de la diplomatie et des Jeux olympiques ; la France des Lumières doit demeurer une référence en matière de droits de l’homme ; la francophonie doit vivre et amplifier encore le rayonnement de la France.

C’est dans cet esprit que nous avons créé, au début de la XIIe législature, un groupe de travail sur la diversité culturelle en Europe, qui a œuvré en partenariat avec son homologue allemand. Nous sommes unis par le refus de la domination sans partage d’une seule culture, d’un seul mode de vie et d’une seule langue. Il faut construire l’Europe sans nier nos identités respectives. C’est cela, l’Europe de la diversité dont un monde ouvert a besoin.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’indiquer dans cet hémicycle, je dis « oui » à l’Europe de la diversité culturelle, et « oui » à l’occitan, c’est-à-dire « oui » à la richesse culturelle de la France. Les langues régionales, qui ont fondé notre langue française, participent à la diversité de notre pays et donc à sa richesse.

Nous pouvons sans inquiétude faire preuve d’audace, car l’unité de notre pays n’est pas en cause. Faisons preuve de confiance en redonnant à nos langues toute leur place. Avec nos cultures régionales, elles font partie du patrimoine de l’humanité. Donnons-leur les moyens de vivre en défaisant les blocages juridiques actuels. Comme l’a préconisé le président de la commission des affaires culturelles, il faut que l’article 2 de la Constitution fasse mention du respect des langues régionales ; il faut également ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, tout en légiférant en matière d’enseignement, de médias et de création culturelle. Nous soutiendrons ainsi nos belles langues régionales, qui forment nos racines et dont la connaissance favorise l’apprentissage des langues étrangères, voire les mathématiques. Chacun connaît l’essor des calendrettes, des radios associatives, ou encore du théâtre de la Rampe.

Puissions-nous placer nos pas dans ceux du général de Gaulle, qui reconnaissait lui-même que la construction de l’unité française était achevée et qu’il fallait désormais laisser s’exprimer les énergies locales. Comme l’a également demandé Nicolas Sarkozy, nous devons réfléchir à des mesures concrètes tendant à sécuriser définitivement la place des langues régionales de France. Elles sont notre patrimoine et notre richesse (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP).

Mme Marylise Lebranchu – J’espère que vous allez reprendre la parole, Madame la ministre, car nous attendons toujours des mesures précises, un amendement à la Constitution, et une loi…

Le président Warsmann estime qu’il n’est pas nécessaire de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, ni de modifier la Constitution. Or, je rappelle que la loi permettant l’enseignement en langue régionale, notamment dans les écoles Diwan, avait été censurée par le Conseil constitutionnel. Il serait frustrant et humiliant que toute loi nouvelle sur les langues régionales reste condamnée d’avance. Il faut y prendre garde, car l’humiliation conduit à la violence.

Procédons plutôt par ordre : nous avons besoin d’une révision de la Constitution, puis de textes législatifs précis. Sans cela, l’expérimentation aujourd’hui proposée par le président du conseil régional de Bretagne, par exemple, risque fort d’être inconstitutionnelle.