
Photos Pellet Jean-Marc by Pellet Jean-Marc est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France
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La situation est des plus tendue à Bamako ( Mali ) et qui peut savoir jusqu'où iront ces flammes entretenues par la haine.
Cet après midi mon ami de Bamako nous faisait partager cette situation :
"Notre Pharmacie et notre clinique (en face du Prytannée militaire de Kati), viennent d'être saccagées brûlées, ainsi le domicile privé de mon jeune frère le Dr Elmehdy Ag Hamahdy. C'est n'est que la face visible de l'Iceberg, on aurait dit que je suis sur la liste des cadres qu'on doit exécuter, je suis malien et je ne bougerai pas, si mon sacrifice doit sauver le Mali, j'offre ma vie."
Une autre amie nous donne cette information :
Je reviens juste du Mali, et j'habitais chez une famille de touaregs de Bamako: la situation est très grave pour la communauté touareg: un amalgame énorme est fait entre les rebelles du nord qui attaquent certaines villes pour créer un territoire libre et autonome, et la population civile touareg, qui habite un peu partout dans le pays, en paix. Des milices paramilitaires racistes (comme gandakoye) s'en servent de boucs émissaires et sont près à s'attaquer aux civils, femmes et enfants. Mes amis sont obligés de partir en urgence se réfugier au Burkina, comme 20 ans auparavant, laissant maison, travail, études...et personne n'en parle
Les anciennes colonies françaises ( les autres aussi ) subissent depuis de
nombreuses années les conséquences des découpages frontaliers totalement arbitraire. Ces États récemment crées ( années 60 ) englobent différents peuples spécifiques. Les français ont donné (
laissé ) le pouvoir politique et économique à certains d'entre eux au détriment des autres. Il est normal et c'est un fait "planétaire" que chaque peuple désire accéder à son indépendance et nul
État pluri-ethnique n'y échappe. La différence d'un État à l'autre sont les moyens employés par ces peuples colonisés pour accéder à l'indépendance : la violence ou les voies démocratiques. Ces
choix varient en fonction des "tempéraments" des peuples concernés et en fonction du degré de démocratie dans les États où ils vivent. L'intangibilité des frontières est le summum des discours
impérialistes et colonialistes. Il est donc normal et légitime que le Peuple Touareg ( comme les Toubous ) et l'ensemble de la Nation Amazigh se donnent les moyens de se libérer des colons. Pour
ce qui est de l'Etat Algérien il est normal que les Imazighens accèdent eux aussi à l'indépendance comme l'ont fait les Arabes ( aidés par les Berbères ) en temps utiles face aux colons français.
Ce qui est bon pour l'un ne peut pas être mauvais pour l'autre. Le Mali comme le Niger doivent accepter la partition. PELLET Jean-Marc
Bamako accuse la France d’être derrière ces manœuvres
Par : Djamel Bouatta
Les armes ont repris dans le Nord-Mali, le triangle Gao-Kidal-Ménaka, qui forme l’Azawad dans la langue des Touareg, d’où
les inquiétudes pour l’intégrité territoriale de ce pays.
Le risque de partition n’est pas une vue de l’esprit depuis le partage en deux, l’an dernier, du Soudan historique et, bien
avant, de l’Érythrée, qui s’était détachée de l’Éthiopie, ce pays où les pères des indépendances africaines avaient signé le fameux principe de l’intangibilité des frontières héritées de la
colonisation.
La menace du MNLA fait craindre le pire aux nombreux pays africains en proie aux conflits identitaires. Du Sénégal à
l’Angola, de la RDC au Tchad, en passant par le voisin du Mali, le Niger, et le géant nigérian, c’est la même question qui se pose : faut-il écouter l’ethnicisme, réhabiliter les anciens royaumes
ou continuer à promouvoir la doctrine de l’intangibilité des frontières, fondateur de l’OUA, l’ancêtre de l’Union africaine ? À l’origine de ces poussées ethniques, il n’y a pas que le complot de
l’Occident et d’autres puissances extra-africaines intéressées par les richesses et le marché continental.
Si l’UA et la Ligue arabe ouvraient dans la sérénité ce dossier explosif, elles constateront que les menaces de scissions
sont alimentées par l’étouffement, pour ne pas dire plus, des minorités. Et que ces situations sont la conséquence d’absence de démocratie et de son corolaire, la garantie de la pluralité. Les
deux organismes vérifieront que la mauvaise gouvernance conduit à la mauvaise gestion des frontières africaines. La reprise de la guerre entre l’armée et le Mnal (Front national de libération de
l’Azawad) a fait, selon les bilans additionnés, plus d’une centaine de morts et davantage de blessés. Né de la fusion des débris des rébellions des années 90 et des recrues du Mtnm (Mouvement
touareg du Nord-Mali) de feu Ibrahim Bahanga, le MNLA est, sur le terrain, en alliance avec le Mpa (Mouvement populaire de l’Azawad), d’obédience salafiste, d’Iyad Ag Gali. Leur union est scellée
par l’objectif de créer un État touareg du Nord-Mali. Le syndrome du Sud-Soudan caresse-t-il l’Afrique de l’Ouest ? À cette galaxie de dissidences dans les divers mouvements du triangle
Gao-Kidal-Ménaka, s’est adjointe une fraction du contingent touareg de l’armée défaite et disloquée de feu Kadhafi, sous les ordres d’un certain colonel Najim Ag Mohamed, rentré de Libye en
octobre dernier. La zone est également considérée comme l’antre de l’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique), qui l’a transformée en terrain de chasse pour otages, notamment occidentaux.
Le terrain, trop étiré pour être quadrillé ou verrouillé efficacement, donne du fil à retordre à l’armée malienne, à quoi
il faut ajouter le casse-tête logistique qu’il faut résoudre pour soutenir un effort de guerre dans cette région hostile de plus de 1 500 km. Dans l’autre camp, le soutien “obligatoire” des
populations locales et la noria de Toyota qui s’en sortent dans les courses-poursuites avec l’infanterie motorisée de l’armée. La guerre du désert, disent les spécialistes, est la spécialité des
“fils du désert”. Le gouvernement malien arrive difficilement à recruter des supplétifs touaregs pour servir d’éclaireurs et d’auxiliaires à son armée. À cet effet, le Président malien a tiré des
geôles de la Sécurité d’État le richissime homme d’affaires Mohamed Ould Awainatt, en contrepartie de l’engagement de sa tribu dans la guerre, aux côtés des forces gouvernementales.
Une libération mal appréciée par l’opinion et la magistrature car ce nabab touareg a été mêlé à l’atterrissage clandestin,
non loin de Gao, en novembre 2010, du mystérieux Boeing sud-américain rempli de drogue. Pour autant, les agglomérations changent de mains au fil des semaines à l’intérieur de ce triangle azawad.
L’armée, qui avait reconquis la garnison d’Aguel Hoc, à 170 km de Kidal, a été délogée par les assauts furieux du MNLA, qui a plié bagages à son tour devant la contre-offensive de celle-ci. Ce
jeu de yoyo a provoqué la stupeur à Bamako et assombri l’horizon électoral, hypothéquant jusqu’au calendrier présidentiel.
À cent jours de la fin de son deuxième et dernier mandat, le Président ATT, qui a refusé de tripatouiller la Constitution
pour s’ouvrir dans la bonne tradition africaine un troisième mandat, craint de se retrouver prisonnier du palais de Koulouba. Très réfractaires aux servitudes de l’administration centrale que
sont les impôts, le découpage de l’espace et la scolarisation et s’estimant abandonnés par celui-ci pour ce qui est du développement de leur région, les Touaregs ont constamment fait craquer
l’entité malienne. Une première rébellion, déclenchée trois ans après l’indépendance du Mali (1963), sera vite jugulée.
L’immense prestige de Modibo Keita et sa profonde amitié avec ses voisins algériens, hâtèrent le retour de la paix. Mais le
précédent était là et servait de stimulante référence pour les générations suivantes, dans cette communauté forte de moins d’un million d’âmes, que la couleur blanche de la peau et les zones
d’implantation et de nomadisation nettement excentrées séparent de l’écrasante majorité des Maliens. Avant ATT, le Président Moussa Traoré a eu sa guerre de l’Azawad, entre 1990 et 1991. Il échut
au Président Alpha Oumar Konaré de faire la paix, en 1996, avec l’aide également de l’Algérie. Dans sa confrontation avec le MNLA, ATT est également confronté à une guerre avec l’ancienne
puissance coloniale. À Bamako, on parle de crise de confiance croissante avec Nicolas Sarkozy. Rfi et France 24 relayent les communiqués du MNLA, via Moussa Ag Assarid, émigré anonyme jusqu’au
déclenchement des hostilités, en décembre 2010.
À cela, cette thèse en cours dans les milieux du renseignement en Afrique de l’Ouest qui interprète la capture des Français
Philippe Verdon et Serge Lazarivic comme une fausse prise d’otages qui a permis à la rébellion touarègue d’avoir deux planificateurs militaires dans ses rangs ! La presse de Bamako se déchaîne
contre la France à qui elle rappelle que “ce Mali qu’elle poignarde aujourd’hui, a fourni le plus gros contingent de tirailleurs sénégalais qui ont contribué à libérer la France de l’occupation
allemande lors de la Seconde Guerre mondiale. Et que leurs héritiers, qui se battent pour la liberté et l’unité de leur pays dans les confins sahariens, ont conservé la bravoure de leurs
illustres devanciers.” Bamako considère que les rêves récurrents d’autodétermination de la communauté touarègue sont alimentés par la France. Pourquoi ? La réponse serait à chercher dans le fait
que le Mali est frontalier de 7 pays : Algérie, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée (Conakry), Mauritanie, Niger et Sénégal. Si le Mali se désintègre, les ondes de choc d’un tel bouleversement
sous-régional, ébranleront nombre d’États voisins et sur le continent.
"Alors seulement nous démontrerons que l'extrémisme de droite est une maladie mentale qui se soigne, qui peut et doit disparaître." En 1997 notre ami Ressaire nous proposait cette réflexion pour la revue Lo Lugarn. Je pense que ce texte est toujours d'actualité. Pellet Jean-Marc
L'Aliénation Provençale
Toulon, Marignane, Orange, Vitrolles. Ces quatre villes ont ceci en commun qu'elles sont provençales, donc occitanes. La forte proportion d'immigrés "franchimands" n'explique pas à elle seule qu'elles se soient dotées de Maires ultra bleu-blanc-touge. De nombreux Provençaux d'origine ou d'adoption leur ont donné leur voix. La forte proportion d'immigrés nord-africains n'explique pas non plus à elIe seule un tel choix. Que sont devenus les descendants des autonomistes marseillais autrefois unis derrière Casaulx, les descendants des Vaudois ou plus près de nous les fidèles du grand patriote provençal Frédéric Mistral. Qui les a vu et qui les voit ? Quelle déchéance, quelle aliénation ! Que s'est-il passé dans la tête de nos fiers provençaux ? Par quel processus psychologique en sont-ils venus là ?
Les partis parisiens dits "républicains" tout aussi bleu-blanc-rouge que Le Pen (on ne saurait dire à ce sujet quel est celui qui copie l'autre) essaient de nous faire croire que le vote F.N. n'est qu'une conséquence de la crise économique. 11 suffirait d'un peu plus de croissance et les choses reviendraient comme avant, aux temps heureux où l'on se partageait le gâteau entre droite et gauche. Non, nous ne sommes pas seulement en présence d'une crise économique ; l'économie provençal e malgré le chômage qui la ronge va beaucoup mieux qu'il y a trente ans, même si elle n'est pas encore ce qu'elle pourrait être. La Provence n'est plus le désert de la France. Le malaise provençal est quelque chose de bien plus grave. Nous sommes en présence d'une crise de civilisation. Le mal est d'ordre culturel. Il est psychique.
Wilhelm Reich (1) qui à été, selon nous, le plus grand des psychanalystes et celui qui a le mieux en son temps expliqué la montée du nazisme en Allemagne a émis une théorie des couches psychiques qui peut, peut-être, nous aider à comprendre ce qui se passe aujourd'hui en Provence. Il y aurait, selon lui, chez tout individu une couche psychique fondamentale, celle des instincts de vie. Le refoulement des ces instincts serait la cause de l'apparition d'une deuxième couche qu'il appelle sado-masochiste ou autrement dit forces de mort. Pour se protéger de cette seconde couche, la société en crée une troisième qui est intériorisée par la morale, la religion, l'Etat. Reich s'est limité, en bon psychanalyste qu'il était, à étudier la dimension sexuelle de l'aliénation mentale.
Cette grille d'analyse appliquée aux militants du F.N. serait certainement éloquente. ElIe révèlerait une profonde aliénation tant est grande chez eux la peur de l'autre. Mais laissons aux psychiatres le soin d'investir le comportement maladif des dirigeants du F.N. et de leurs émules. La carapace derrière laquelle ils se protègent ne laisse guère percer la vérité.
Les instinct de vie ne se limitent pas à la seule sexualité comme nous l'a enseigné François Fontan (2). Il y a l'ensemble des instincts socio-économiques liés à la vie matérielle de chacun et surtout les instincts culturels qui s'expriment - à travers le langage, le propre de l'homme. Ces deux derniers sont bien sûr en interaction avec l'instinct sexuel. Il serait réducteur, comme a tendance à le faire Reich, de les ramener aux seules pulsions affectives. Chacun de ces trois instincts de vie (culturel, économie et sexuel) est autonome. Chaque provençal a donc une histoire culturelle propre irréductible à l'économique et au sexuel, et c'est cette fonction vitale liée au langage qui est malade chez nos provençaux.
Les dialectes provençaux si vivants il y a peu sont devenus un langage secret. Il n'en reste chez la plupart d'entre nous que quelques expressions, un accent, de vagues souvenirs troubadouresques. Les plus cultivés se souviennent à peine qu'il y a eu un Bellaud de la Bellaudière ou un Mistral. La Langue d'Oc en Provence a subi (me telle répression au cours de l'histoire qu'elle est devenue une langue hérétique pour ceux qui la savent encore. Nous sommes en présence d'une langue refoulée qui ne se trouve nulle part en situation de normalité.
La couche culturelle française s'est superposée à la couche culturelle provençale jusqu'à rendre cette dernière tout à fait inconsciente. L'acquisition de la langue française s'est faite dans chaque famille selon un processus typiquement sado-masochiste. Persécutions des enfants à l'école jusqu'à inculquer cette autopersuasion que « sans le français, aucune réussite », voire aucune relation amoureuse n'est possible. Les Provençaux en sont venus jusqu'à nier l'existence même de leur langue d'origine. Les écouter, depuis les Gaulois, leurs ancêtres n'ont jamais parlé autre chose que le français. Le provençal n'est même plus langue de "vergounho", il a disparu de la conscience. Si par aliénation, nous entendons un processus étranger à la nature humaine devant lequel l'homme est en adoration et qui se retourne contre lui, le processus d'acquisition du français en Provence relève de l'aliénation type. Il n'est donc pas étonnant que ce soient des Provençaux d'origine, Alphonse Daudet et Marcel Pagnol qui aient écrit les textes les plus lus et les plus représentatifs du français. Ils ont atteint ces sommets, parce qu'ils ont déifié la langue française.
Cette seconde couche culturelle qui correspond à la "nation secondaire" dont parle Robert Lafont, se trouve aujourd'hui menacée dans son principe d'universalité par l'anglais et par les autres langues qui envahissent les marchés de Provence. L'italien, l'espagnol, l'arabe et surtout le berbère aux sonorités si étranges introduisent le doute. Face au multilinguisme, la couche culturelle "franchimande" acquise avec tant de mal se défend de mourir dans un vaste élan de chauvinisme culturel francophone. C'est cette réaction que captent systématiquement les leaders du F.N. en agitant frénétiquement le drapeau bleu-blanc-rouge. Le Provençal de souche ou d'adoption est ainsi devenu plus Français que les Français jusqu'à faire peur aux Français eux-mêmes tant il en est une caricature. C'est ce même processus d'aliénation que l'on rencontre chez bon nombre de dictateurs. Ce n'est pas un hasard si Franco était d'origine galicienne, Bonaparte corse, Staline géorgien et si l'apprenti dictateur Le Pen est breton.
Il n'est donc pas illusoire de s'inquiéter des menaces de barbarie qui pèsent sur la Provence. Les réponses qu'avancent les partis hexagonaux sont inefficaces parce que tout aussi bleu-blanc-rouge. La copie renvoie à l'original et le renforce. La solution est ailleurs, elle est dans un vaste changement de politique culturelle qui mettra fin à l'aliénation de la Provence par la culture française en rendant à la Langue d'Oc sa dimension de langue nationale. Mais cela ne peut se faire que grâce à un mouvement national populaire qui rendra aux Provençaux leur dignité nationale et si nous réalisons que les partis parisiens ne sont que des écrans de fumée. Alors seulement nous démontrerons que l'extrémisme de droite est une maladie mentale qui se soigne, qui peut et doit disparaître. Alors la jeunesse de Provence ne se retrouvera plus dans les cimetières, elle retrouvera enfin la joie de vivre : le "joy d'amour".
Jaume Ressaire, lo 19 mai de 1997 (article paru dans Lo Lugarn n° 60, 1997 pp. 16-17)
(1) REICH Wilhelm - « La fonction de l'orgasme » et « Psychologie de masse du fascisme »
(2) FONTAN François - "Ethnisme, vers un nationalisme humaniste" (Lo Lugam Editions)
Entretien avec Moussa ag Attaher, Chargé de communication du MNLA
Les Touaregs de l’Azawad en guerre contre l’Etat... par
BerbereTV
Coordination pour la langue occitane
organisatrice de la manifestation
«Anem Òc ! Per la lenga Occitana !»
à Toulouse, le 31 mars 2012.
Madame, Monsieur,
En ce début de millénaire, la langue et la culture occitanes connaissent partout un regain d’intérêt. Il existe autour de cette question une véritable demande sociale. Chaque enquête sociolinguistique qui est réalisée le montre comme ce fut le cas pour celles réalisées par les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées depuis deux ans.
L’usage et la transmission sociale ont certes reculé, mais la langue reste pratiquée et largement comprise.
L’élue ou l’élu que vous êtes peut agir pour que la diversité linguistique et culturelle soit promue et défendue, parce qu’elle est un patrimoine de l’humanité comme elle est un patrimoine de la France selon l’article 75-1 de la Constitution. Mais, au-delà de la reconnaissance symbolique, il est nécessaire de mener une action concrète.
En octobre 2005 (Carcassonne), mars 2007 (Béziers), octobre 2009 (Carcassonne) à l’appel de notre Coordination, jusqu’à 25 000 personnes se sont rassemblées pour affirmer que l'occitan vit et qu'il doit avoir les moyens de se développer.
Dans un esprit d'ouverture et de modernité, la Coordination lance l'appel «Anem Òc! Per la lenga Occitana !» (« Allons oui ! Pour la langue occitane ! »). Il entend alerter l'opinion et les pouvoirs publics sur la nécessité d'agir rapidement pour mettre les discours et les actes en conformité : la langue occitane est une richesse qui mérite d'être soutenue concrètement dans sa connaissance, dans sa transmission et dans son usage.
Ceux qui soutiennent cet appel ne partagent pas tous les mêmes options politiques, ils ne voteront pas tous de la même façon, mais ils ont en commun de vouloir faire vivre la langue de leur région et sa culture. Ils y sont attachés et ils désirent que la question de la reconnaissance et de l'avenir de la langue occitane soit enfin prise en compte par les responsables politiques. Chaque niveau de décision porte sa part de responsabilité, de la commune à l’État.
Au printemps 2012, la France connaîtra une échéance électorale d'importance. Ce sera l'occasion de débats d'opinion dans toute la société. La Coordination et tous ceux qu'elle représente, souhaitent que la prise en compte des langues de France, et particulièrement celle de l'occitan, fasse partie de ces débats.
Nous interpellerons les candidats à l’élection présidentielle et aux élections législatives sur les mesures qu'ils préconisent pour que l'occitan (et les autres langues territoriales de France) puissent vivre et se développer aux côtés du français. Nous rendrons publiques les réponses reçues mais nous ne prendrons parti en aucun cas pour tel ou tel candidat.
À l'appel de la Coordination, une manifestation se déroulera à Toulouse le 31 mars 2012. Une seule chose y sera demandée : une loi pour donner à l’occitan et aux autres langues le cadre légal permettant la mise en place d’une vraie politique publique en leur faveur.
Nous vous invitons à soutenir notre démarche en signant l'appel « Anem Òc! Per la lenga occitana ! », en le relayant auprès de la population et en participant à la manifestation de Toulouse.
Nous nous tenons à votre disposition pour tout éclaircissement complémentaire.
Avec nos remerciements chaleureux pour votre attention,
La Coordination pour la langue occitane,
La Coordination pour la langue occitane organisatrice de la manifestation du 31 mars 2012 est constitué des organismes suivants:
Institut d'Estudis Occitans, organisme culturel reconnu d'utilité publique fondé en 1945
Calandreta, écoles occitanes associatives laïques
Òc-Bi, association de parents d'élèves pour l'enseignement bilingue public
en partenariat avec Convergéncia occitana e lo CREO Miegjorn Pirenèus
Contacts :
2012@manifestarperloccitan.com / 05 34 44 97 11 / 06 21 75 33 81
coordinacion.perlengaoccitana@gmail.com / 04 42 59 43 96 / 06 77 49 37 78
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